Black Stone Cherry – Monster Truck
Elysée Montmartre – Paris
Lundi 3 Décembre 2018


Avec Black Stone Cherry, le rock sudiste a le vent en poupe !

 

En ce soir de semaine, c’est un Elysée Montmartre plus que bien rempli qui ouvre ses portes aux férus de son hard n’heavy pour palier la grisaille parisienne. En guise d’opening, Monster Truck débarque de l’Ontario à coup de blues rock authentique. Digne de ce nom, la première partie se défend honorablement en attendant Black Stone Cherry, clou du spectacle. Des mélodies brutes viennent se perdre au cœur d’une dizaine de titres percutants, pleins de hargne et d’énergie.

Rien que le nom du groupe annonce la couleur ! Tiré des 4×4 US « monster trucks » et du style custom, symboles d’une contre-culture redneck démesurée. Jeremy Widerman débarque sans sa chemise, s’attaquant à quelques accords qui n’ont pas froid aux yeux. Doublé d’un chanteur à la voix profonde, le mélange prend. Voir la fosse conquise n’est en rien surprenant, face à ce groupe qui incarne un mélange de fantasme et d’authenticité. Le live se complète de leur superbe tube phare, Sweet Mountain River, à écouter en replay jusqu’à l’overdose. Monster Truck sont les Airbourne du southern rock : aussi juvéniles et rafraîchissants, un zest de bluegrass en plus.





Dès les premiers riffs de Black Stone Cherry, impossible de ne pas se faire happer par le côté résolument local du groupe, qui tire son audience dans les bourgades du Kentucky. Les gaillards montrent ce qu’ils ont dans le ventre à coup de notes acérées, jouant chaque morceau avec leurs tripes et leur âme. Après six – excellents – albums studio au compteur, ce ne sont pas les tubes qui manquent ! Il y a de quoi faire, entre un opening de maestro sur Burnin’, le punchy Me and Mary Jane, et une deuxième partie de show mettant à l’honneur Blame It on the Boom Boom et White Trash Millionnaire. Sans oublier un final bien orchestré sur fond de Peace Is Free.

Black Stone Cherry chante des hymnes au rock n’roll en lui-même, sans lourdeur ni répétition. Toujours musicales, les orchestrations alternent entre quelques pointes de mid tempo, et des solos de guitare qui explorent les limites de la gamme. Avant tout fun, le live est une succession de morceaux s’enchaînant sans temps mort. Presque obsédante, la focale est mise sur l’idée du fameux « Good Time » ; le but est de passer un bon moment, en toute légèreté.

Quant au frontman Chris Robertson, looké en cowboy biker accompli, sa présence scénique n’est plus à prouver ! A la tête de ce groupe soudé, il occupe les planches avec charisme et vivacité. Black Stone Cherry s’inscrit dans la lignée des groupes de hard blues rock nouvelle génération à la Hogjaw, Montgomery Gentry ou Blackberry Smoke. La formation est habitée d’une énergie presque vindicative, aux revendications identitaires marquées. A se demander si ces rockeurs sudistes ne susciteraient pas une certaine fascination de l’autre côté du globe, plus policé et urbanisé.

Black Stone Cherry incarne à la perfection cette image redneck décomplexée au possible, entre cliché poussé à l’extrême et représentation assez réaliste d’une partie des USA… Le résultat en devient presque osé pour un public parisien somme toute bien sage, s’effaçant face à la puissance de ce groupe si incarné. Black Stone Cherry, la relève de Synyrd nouvelle génération ?


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