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HELLFEST 2022 : encore quatre jours foisonnants

Trois jours de repos ont passé, il est temps de quitter ses tongues et sa couche pour rejoindre (bien chaussé et convenablement couvert) le site où tant de groupes vont s’employer à nous retourner. Mission accomplie ce jeudi, avec un programme consistant. 
 
Gigues devant Higher Power ou Counterparts, banane d’ado des 90’s aux sons des hits de Dog Eat Dog et (surtout) Life of Agony (les années passent pour la bande à Mina et le plaisir reste intact), sourires aussi larges que les épaules de l’intense Harley Flanagan, le Taz New-yorkais à la tête des Cro-Mags, cassages de nuque et de vertèbres avec les (très solides) Karras, Gatecreeper (grosse découverte) et Knocked Loose (qui avaient donc leur place sur une Mainstage), Gojira toujours au top, les Japonais de Maximum the Hormone qui mettent le feu, leurs compatriotes de Mono renforcés du Jo Quail quartet (qui comptait notamment en son sein la fameuse A.A Williams, appelée à se produire ce vendredi) qui envoient la Valley très haut, Envy qui… qui… La chiale bordel !, Devin Townsend sans surprise, c’est-à-dire insolant de talent et de facilité (sur tous les plans, depuis… toujours), mais aussi des litres de sueurs et au moins autant d’eau, de la bouffe grasse sans beaucoup de fibres (malgré quelques options végé ici et là, peut mieux faire…) C’est avec tout ça en tête et le corps reposé que j’aborde le 2nd round de ce Hellfest que nous étions nombreux à attendre, tant la programmation laisse rêveur (pour qui ne s’arrête pas qu’à un seul style, une seule émotion).


 

Bagarre et couronne méritée

 
La journée du jeudi commence tard et les pas de pas mal de festivaliers (légers après un peu plus de trois jours au calme) les portent vers la Warzone où les Parisiens de Worst Doubt sont appelés à ouvrir le bal. Bon choix. Comme il se doit, les gars n’invitent pas à l’apathie mais à casser des bouches. Rien de bien original dans le propos ou la manière (sympa le tee-shirt KICKBACK, pour ceux qui gouttent la réf), mais ça fonctionne et le public tend l’autre joue sans retenue.
Changement de style et d’ambiance à la Altar, où Crown emporte progressivement la foule dans son univers qui renvoie notamment à l’indus d’un early Nine Inch Nails, parfois d’un Ministry et à un nearly Ulver dernière génération.


MINISTRY
 

Le stoner est-il né en Scandinavie ? 

 
Après un passage par The Ruins of Beverast (belle découverte sur scène) et alors que tombent les premières gouttes de pluie de la journée, on se fait une belle tranche de stoner/desert rock avec les Norvégiens de Slomosa, reçus par une Valley bien garnie. Pas révolutionnaire, ça rappelle un tas de formations œuvrant dans ce style, rien de nouveau sous le soleil, mais ça fait le job comme il faut, ça fait dodeliner les uns, crowdsurfer certains, taper du pied ou des mains plein plein (mais en rythme bordel !), jusqu’à l’ovation finale, le job quoi. 
Un décevant sandwich végé dans le gosier, arrosée au passage d’une mixture improbable de Steve Vai et de Zeal & Ardor, retour au stoner (apparement j’en voulais un peu plus) avec les Suédois de Lowrider. Efficaces et un peu plus puissants – une guitare, un synthé et l’expérience en plus – que leurs camarades norvégiens. A croire que ce sillon musical (dans lequel tant et tant ont essayé d’imprimer leurs marques, avec plus ou moins de succès) a d’abord été tracé dans les plaines glacées de Scandinavie. 
 
Pas moins de puissance (oh là non !), toujours sur la Valley, où Hangman’s Chair continue à prendre une nouvelle dimension avec les morceaux de « A Loner« , son dernier opus fort bien troussé. Impossible de louper leur prestation avec Regarde les Hommes Tomber dimanche après-midi au même endroit.


STEVE VAI

Ultimes cérémonies au cœur de la nuit

 

Quelques minutes passées devant les chamanes nordiques d’Heilung, puis une courte cérémonie en l’honneur du communément regretté Lemmy de Motorhead (dont des cendres ont été déposées au bas de l’imposante statue le représentant non loin de la Warzone), il est temps de finir cette courte et pourtant riche journée avec une ultime célébration, proposée par Wardruna. Quelques secondes suffisent pour se laisser emporter loin de Clisson, vers des terres enfumées et peuplées de légendes seulement connues des initiés. Ce dernier voyage mené à son terme, une courte nuit attend les plus vaillants des festivaliers. Ce vendredi s’annonce en effet également foisonnant.


 

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