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HELLFEST 2022 Part2 : Déambullation d’un festivalier heureux.

HELLFEST 2022 Part2 : Déambullation d’un festivalier heureux.


Vendredi

Après un réveil au(x) chant(s) du coq, retour sur site pour une première découverte, Fauxx. Pas grand monde devant la mainstage 1, il est encore tôt, mais les gens ont l’air d’apprécier la musique hybride / indus proposée par le duo machines / batterie. 
Direction l’Altar pour une autre découverte, Yarotz, formé, si j’ai bien compris, aux 2/3 par des membres de Junon (ex-General Lee). Le trio rassemble quelques centaines de personnes grâce à son punk hardcorisant qui vire vite au post metal (genre valise très pratique quanad tu veux pas t’emmerder). Pas déplaisant, mais tout ça mérite maturation.
A quelques pas sous la Temple nous attend Portrayal of Guilt, une formation bien campée sur ses solides appuis raw blackcore (etc). Etc. 
 
Je les quitte entre deux tranches de franche rigolade pour rejoindre la mainstage 1 où joue Suicidal Tend… Euhhh, Dead Heat. Toi aussi t’as entendu le chanteur lancer des « Dead Heat » qui ressemblent à des « S » « T »? Moi oui, mais je suis taquin. 
Passés quelques morceaux de Crisix et son problème de membre (j’ai pas suivi mais ils avaient du monde derrière les fûts) et voilà Youth Code qui fait tomber la pluie en mode drue (ils auront au moins eu cet effet). Du coup, cavalcade de pas mal de monde sous les tentes les plus proches.
 
Je choisis la Valley où je retrouve les ex-Kyuss (et un tas d’autres formations) Nick Oliveri et Brant Bjork, pour voir comment leur nouveau combo, STÖNER, pratique le… T’as compris. 

Assoupi par le début de la prestation (ça y est, j’ai ma dose), retour à l’Altar pour un réveil costaud avec les Hollandais de Teethgrinder.


STÖNER
 

Après ce salade-tomates-oignons sauce violence, direction la Warzone, bien bondée pour la prestation des Pogo Car Crash Control (« Pogo » ou « PCCC » voire « P3C » pour les intimes) qui n’ont rien perdu de leur mojo, malgré un passage chez Jacques Dessange et le friperie du coin. Le public a la sourire, ça crowdsurfe en permanence, un des moments de joyeuse communion de cette seconde partie du Hellfest. 

 

C’est avec joie que je rejoins la Valley où débute Human Impact, combo mené par Chris Spencer (leader des fameux Unsane, en tournée européenne cet automne), entouré pour leur tournée en Europe du batteur de Daughters et du bassiste des (très) regrettés Made Out of Babies, en plus de l’ex-Cop Shoot Cop Jim Coleman. C’était l’une des prestations que j’attendais le plus et, à part les problèmes techniques, c’est une leçon de classe. C’est pas au poil de cul, ça suinte, ça crache et ça crash, ça sent la ruelle humide et inhospitalière, la mauvaise rencontre, le slasher urbain, le trait de surin au coin des lèvres… C’est justement ce qu’on est venu chercher, on l’a avec le sourire en prime.



Un aller-retour vers l’EBM (electronic body music) de Nitzer Ebb et retour à la Valley où A.A.Williams (présente le week-end dernier sur la même scène avec Mono et le Jo Quail Quartet) et ses comparses jouent tout en délicatesse. Trop peut-être, vu le son qui vient régulièrement nous chatouiller l’arrière du crâne. Vérification faite, Benighted est en train de retourner l’Altar en mode lessiveuse. Dommage pour le télescopage entre deux ambiances… bien différentes. 

Le reste de la journée sera émaillée de moments plus ou moins mémorables, plaisants, ou ennuyeux (j’ai été voir Killing JokeGodfleshEarth et Alice Cooper, seul ce dernier m’a réveillé alors que c’est pas mon délire), avant le rendez-vous du jour (enfin pour moi) : Nine Inch Nails. Énorme. Du son qui vient de loin (mon adolescence), peu de morceaux « récents », un traitement rough de l’image diffusée sur les écrans… Parfait pour finir ce 2e jour du 2nd round.



Samedi

A croire que le fest commence à faire effet sur mon organisme (et/ou que la prog ne me donne pas assez de coups de pied au cul ce matin-là), la transhumance est cette fois-ci (et seulement cette fois-ci) tardive. Premier concert après 15h à la Warzone où Xibalba annonce une série de moments peu subtils (mais de qualité, pour qui ne cherche pas ici les héritiers de Pink Floyd) devant cette scène où j’ai passé tant de temps. Brutal et sans fioritures. 
Direction la Valley où débute Slift devant un public venu en nombre. La hype fait son effet, les compos font le reste. Généreux, ça s’astique un peu, mais le tout emporte l’affaire. 

Pas moins de générosité et de positive attitude chez Touché Amoré à la Warzone. Ils seront suivis d’un trio très attendu par les fans de punk anglais 2e génération : DischargeGBH et The Exploited. L’occasion de voir des pogos à l’ancienne, c’est-à-dire sans invitation aux circle pit, side-to-side et autres figures imposées. Je laisse les puristes aller plus loin dans l’analyse.




Pendant que Guns N’ Roses continue son show (avec plus ou moins de succès, les avis divergent), moi et mes espoirs d’être enfin convaincus par les morceaux de « Bloodmoon » convergeons vers la Valley. Converge est là au complet, associé à Stephen Brodsky (Cave In, Mutoid Man), Chelsea Wolfe et Ben Chisholm. Il y a du monde sur scène, des gens de grande qualité, mais… Ça me coûte de le dire, vu la place de premier ordre qu’a Converge dans mon panthéon musical depuis une vingtaine d’années, mais le talent indéniable dont fait preuve tout ce beau monde, tant sur le disque que sur scène ce soir-là, me laisse désespérément froid. Seul un morceau hors « Bloodmoon », le fantastique « Wretched World » (où Chelsea Wolfe reprend les lignes originellement chantées par l’ex-Genghis Tron Mookie Singerman) parviendra à me sortir de ma (lourde) léthargie. Un regret au passage : ne pas avoir assez entendu la voix de Chelsea Wolfe. Son talent aurait mérité qu’on l’entende (message aux ingés son…). On aura au moins entendu à la toute fin le fort à propos « my body my choice » de l’Américaine, qui n’en finit pas de voir son pays glisser plein pot sur une interminable pente…


 

Dimanche

Dernière journée de cet exceptionnel Hellfest XXL et le programme est bien costaud. Mon dimanche s’ouvre avec les Nantais de 20 Seconds Falling Man, dont le post metal rappelle un tas de groupes dans ce style (aux frontières floues et poreuses), tout en éveillant l’intérêt comme il faut. Et leur reprise de « A Forest » de The Cure est quand même du plus bel effet. 
 
La journée consiste ensuite, pou l’essentiel, en un interminable aller-retour entre la Valley et la Warzone. 
Du très bon pour la première, avec une mention spéciale pour les telluriques Year of No Light, la puissante collaboration entre Regarde les Hommes Tomber et Hangman’s Chair, les vibrants Ufomammut, mais aussi le sludge poisseux (et qui peut apparaître hermétique) de Thou
Sur la seconde s’enchaînent des coreux aux styles et propos souvent interchangeables (à part peut-être Incendiary et la sortie prochoix du chanteur). Qu’importe, on n’est pas là pour l’originalité mais pour la gigue.

Sans conteste, la plus belle aura lieu avec les gars de Terror, si rares en France ces 15 dernières années (ce sera ma meilleure blague). On connaît la formule par cœur, mais c’est toujours un plaisir. Même chose pour Comeback Kid, en plus mélodique mais pas moins puissant.


 

Alors qu’une marée humaine a depuis longtemps investi la mainstage 1 et une large partie du site pour le très attendu show de Metallica, je me dirige d’un bon pas vers… la Valley, pour ce qui sera le dernier show du festival pour moi : Orange Goblin. Bon choix : c’est simple et efficace, du bonheur tartiné à grands riffs et beuglantes toujours souriantes. Un des meilleurs concerts de cette édition sous cette tente, parce qu’un des plus généreux dans la manière et dans l’échange. Quoi de mieux comme point final?


ORANGE GOBLIN
 

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