JUDAS PRIESTDISCONNECTED
Le Zenith – Paris
Dimanche 27 Janvier 2019





C’est toujours avec un mélange de crainte et d’émotion que j’assiste à un concert d’un des monstres sacrés qui ont bercé mon adolescence et allumé la flamme du Metal qui brûle en moi depuis des décennies maintenant. Et ce soir, ce n’est pas le plus anecdotique de ceux-là, mais bien les maîtres du british heavy metal qui débarquent à Paris au Zenith pour un set qui marquera durablement les fans présents et mettra d’accord les sceptiques.

Grand seigneur et altruiste, Rob Halford a donné la possibilité à des groupes locaux d’ouvrir pour JUDAS PRIEST sur certaines dates de leur tournée, et ce soir c’est le cas.
C’est donc à DISCONNECTED que revient l’honneur et la lourde tâche d’ouvrir pour l’un des groupes les plus influents de ces 40 dernières années.  
Très beau projet que DISCONNECTED, qui a sorti en mars dernier White Colossus, album remarquable sur lequel j’avais découvert ce chanteur impressionnant qu’est Ivan Pavlakovic.



Ce soir les gus vont nous prouver qu’ils ont l’étoffe nécessaire pour relever ce défi, en nous livrant un set énergique et à la hauteur de l’évènement.
Oui DISCONNECTED c’est avant tout une rythmique implacable et massive, pourvue de riffs assassins. Mais passé cet aspect « metalcore », le groupe sait varier ses ambiances comme on a pu l’entendre sur Living Incomplete, qui ouvre le set et ses variations aériennes tranchant avec les blasts assassins  de Jelly Cardarelli et les riffs tranchés du duo Martinot/Merindol.
Ivan occupe le devant de la scène et est parfait dans son rôle de frontman charismatique et loquace avec le public. Passé l’étonnement, le public fait plutôt un bon accueil au groupe, acceptation rendue plus facile par le coté sympathique d’Ivan.
Belle prestation et assurée, ce set de DISCONNECTED portera un peu plus de lumière sur un groupe qui le mérite amplement. Bravo les gars.




Place à la masterpiece de ce soir. C’est sur fond de War Pig et devant une tenture géante aux couleurs du dernier opus de JUDAS PRIEST que le public commence à s’agiter.
Les anglais investissent la scène sur Firepower, titre éponyme de leur dernier opus en date qui confirmait le retour qualitatif du groupe aux affaires depuis Redeemer of Souls (2014).
Le line up s’est encore édulcoré quant à celui d’origine, Glenn Tipton ayant cédé sa place à Andy Sneap pour la tournée suite à un diagnostic de la maladie de Parkinson.
Rob Halford est en forme, lunettes noires sur le nez et veste de cuir blanc à frange, le patron est dans la place et c’est parti pour 1h40 de pur metal.
La setlist est fameuse (Redeemer of Souls en sera évincé), et la part belle est faite aux classiques du groupe. A noter même ce Killing Machine (Hell Bent for Leather 1978) qui n’aura pas été joué sur scène depuis 1978, petite surprise aux fans les plus ultimes du groupe.
Le line up est solide, la paire Faulkner / Sneap n’a rien à envier à celle de K.K. Downing / Tipton insufflant une énergie nouvelle aux compos sans pour autant les dénaturer.



Sinner fait son effet (en particulier à moi car j’adore ce titre), de même que la scène superbement éclairée et pourvue d’écrans géants qui diffusent des vidéos en accord avec les titres joués.
Le public est plutôt contemplatif et studieux, ne perdant pas une seconde de la prestation dans un Zenith un peu réduit (le prix des places ayant surement découragé un bon nombre de fans).

La soirée défile à une vitesse folle, au rythme des tenues de Rob. Celui-ci débarquera bien entendu sur scène avec sa Harley pour Hell Bent For Leather, provocant toujours la même clameur hystérique sur le public.
Ian Hiil est toujours en retrait, ne bougeant pas de sa place à droite de la scène, au contraire des deux grateux qui prennent la pose.


Judas Priest


Painkiller signe l’apogée de l’extase du public déjà bien comblé, signant une interprétation superbe d’un titre qui ne l’est pas moins.
Je prends mon pied sur des titres comme The Green Manalishi, Running Wild (inégalable sur Unleashed in the East) ou encore Freewheel Burning, avec aussi quelques regrets comme de ne pas avoir eu Victim of Changes ou Exciter. Mais on ne peut pas tout avoir.
Rob nous sortira une fois de plus sa veste longue à patchs, incontournable pour le personnage.
C’est après un Breaking the Law épique pour finir sur Living After Midnight que les anglais tirent leur révérence, non sans une ouverture sur un avenir qu’on espère proche et écrit en toute lettre sur les écrans : The priest will be Back !


 


Firepower

Running Wild

Grinder

Sinner

The Ripper

Lightning Strike

Desert Plains

No Surrender

Turbo Lover

Killing Machine

The Green Manalishi

Night Comes Down

Guardians

Rising From Ruins

Freewheel Burning

You’ve Got Another Thing Comin’

Hell Bent for Leather

Painkiller

Rappel
Electric Eye

Metal Gods

Breaking the Law

Living After Midnight

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