MIDNIGHT OILAPOLLINE

Le Grand Rex Paris

Jeudi 27 juin 2019



Dans le bush australien il fait en général toujours très chaud et le paysage est souvent très désertique avec pratiquement que des broussailles dans les parties les plus exposées à la chaleur… « Midnight Oil » était justement ce 27 Juin 2019 en concert au Grand Rex… et ont réussi l’exploit, de reproduire les conditions climatiques dans cette belle salle parisienne.

Mais avant les Kangourous Australiens, c’est aux “Apolline” de monter sur scène à 20 heures.
‘Apolline’ malgré un nom à connotation très féminine est un groupe de rock Français formé en 2011, composé de 5 mecs (Arthur Navellou au chant, Arthur Pierre & Stéphane Moreau aux guitares, Thomas Lachaise à la basse, et enfin Alexandre Thibault à la batterie).

Ce quintet formé entre Tours, Blois & Paris, a déjà 3 EP à son actif, dont le dernier ‘Far and After‘ sortie en 2018.

Musicalement ils puisent l’inspiration dans le rock progressif post-grunge autour de groupes comme ‘Foo Fighter’, mais leurs compos sonnent parfois stoner / punk-rock / pop, ils puissent des éléments, des idées, des sons un peu partout, ils ne sont pas enfermé dans un style bien précis comme AC/DC, ils ont un panel de styles assez large et Arthur communique beaucoup avec son public. Visuellement ils sont super classe dans leurs chemises blanches & cravates noires, il y a avait un petit coté “Droogies” de Orange Mécanique (le chanteur & ses acolytes). Avec sa veste blanche et bretelles, ses cheveux long, moustache old-school Arthur le chanteur avait une forte ressemble avec Jesse Hughes de ‘Eagles Of Death Metal’, un sacré frontman, qui ne peux tenir en place 30 secondes, et qui innovera même avec un numéro d’équilibriste, en marchant sur les mains. Même si je ne connaissais pas ce groupe, j’ai trouvé cet intermède musical plutôt agréable, ils sont jeunes, ils en veulent, et donnent tout ce qu’ils ont sur scène, et quel privilège d’ouvrir pour les Australiens. Cette petite 1/2 heure, aura permis au Grand Rex de se remplir progressivement, les Kangourous ne débarquant qu’a 21 heures.


Petite précision, nous n’avons malheureusement pas eu l’autorisation d’assister aux 3 premières chansons de la soirée à savoir : ‘The Dead Heart’, ‘Redneck Wonderland’ & ‘Safety Chain blues’… nous avons dû patienter à l’extérieur de la salle, dans le hall d’entrée du Grand Rex.

Quand le responsable de la sécurité viens nous chercher (nous étions 3 photographes), il nous souhaite bonne chance, et nous explique que vus les conditions en salle, que l’on devra se débrouiller pour photographier si on arrive à trouver une place… sur le moment je ne percute pas, vus que c’était normalement un concert en configuration assise, donc théoriquement chaque spectateur à son siège… OH MY GAWD… nous pénétrons dans une salle en pleine ébullition, en pleine hystérie, tout le monde debout des centaines de personnes avaient quittées leurs sièges, pour s’entasser dans les allées ou carrément s’agglutinaient entre la 1ere rangée de fauteuils et la scène… le service d’ordre essayant de contenir cette foule, tout en essayant également de les faire reculer un peu.
La scène était très minimaliste, un immense backdrop sur lequel était écrit des slogans assez percutant : « we are not an innately criminal people», « what could be our hope for the future »… même si Peter Garrett c’est retiré de la scène politique Australienne après avoir été Ministre de l’Environnement pendant 3 ans, puis Ministre de l’Education également pendant 3 autres années, c’est toujours, et il sera toujours un militant TRES impliqué dans la préservation de la planète, la lutte contre la pollution, le Nucléaire, l’écologie, la déforestation, la sauvegarde des tribus d’aborigènes (un thème majeur de leur album ‘Diesel & Dust’), d’ailleurs beaucoup des textes des chansons de ‘Midnight Oil’ tournent autour de ces grands thèmes.

La seule autre ‘fantaisie’ est une sorte de fut en tôle un peu vintage, placé à gauche de l’imposante batterie hybride (mélangeant éléments acoustiques, et pads électroniques) bien sur avec quelques stickers ‘Stop Adani’ ou ‘No Nuke’ 😉 … n’ayant pas assisté intégralement au concert, j’ignore si c’était un élément de percussion ou purement décoratif ?
C’est sur le titre ‘Written in the heart’ (de l’album ‘Place Without A Postcard’ sortie en 81) que nous faisons connaissance avec les « Oils » (pour les intimes)… quasiment le line-up original : Peter Garrett au chant/harmonica, Jim Moginie à la Guitare et aux claviers, Martin Rotsey à la guitare, Rob Hirst à la batterie, et Bones Hillman bassiste depuis 1987 arrivé peu après l’enregistrement de ‘Diesel & Dust.

Sur ‘Written in the heart’ on constate que le géant vert du haut de ses 66 ans est toujours dans une forme olympienne, bougeant énormément sur scène, mais cette chanson ne porte pas encore la griffe de « Midnight Oil » ce n’est pour moi qu’a partir du 3eme album ‘Diesel & Dust’ en 1987 que le groupe trouvera véritablement sa marque de fabrique, son identité sonore. Avec ‘Written in the heart’ on est plus dans une sorte de pop-rock, les australiens tirant à boulets rouges sur la jeunesse australienne, trop adepte du « Sea, Sex Surf », bizarrement je ne suis pas trop fan de cette chanson, mais musicalement malgré que le son était un peu trop fort, les ‘oils’ avaient déjà bien pris leurs marques sur scène, le son de guitare très aiguisé de la Fender de Martin, contrastant avec la basse bien profonde et lourde de Bones, bien calé avec le métronomique Rob aussi carré que Charlie Watts mais en plus puissant, cet esprit de forte cohésion entre musiciens ce ressentait énormément sur scène.

Par contre ils vont enchaîner avec ‘Whoah’ … ahhhhhh non pas ça… un des titres les plus doux, calme (avec Artic World) de l’album ‘Diesel & Dust’. Jim Moginie en profite justement pour abandonner sa guitare pour s’assoir devant ses claviers, les lights deviennent très statique et l’intensité du concert va aussi retomber, cette chanson étant presque un slow, heureusement que Rob mets des coups de cymbales de temps en temps pour éviter que l’on s’endorme debout, ah les cymbales c’est très efficace & redoutable, pour relancer un peu la machine…

Leur 6ème titres (et dernier pour nous avant l’expulsion) ”Don’t wanna be the one” (album ‘Place without a postcard‘) est beaucoup plus rythmé que le titre précédent, même si Jim (le 2eme guitariste) reste encore aux claviers, je trouve qu’il manquait une 2eme gratte sur ce titre, difficile pour Martin de faire rythmique et solos en même temps, Peter profitera de l’énergie de cette chanson, pour nous faire ses nombreuses chorégraphie avec ses bras, tel un mime avec des mouvement saccadés et/ou robotisés.

Très difficile de juger ce concert, d’émettre une opinion très objective, étant donné que nous avons assistes à 3 titres -qui pour moi- ne sont absolument pas les plus représentatifs de l’univers “Midnight Oil” et qui ne sont pas -non plus- parmi les plus explosifs.
Merci à GDP pour l’accréditation accordée à ‘Among The Living’


2 Comments

  1. Eric MENNECART says:

    Petite observation : ce n’est pas Elie Gaudin le deuxième guitariste, mais Arthur Pierre. 😉

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