Among The Living
Live Report

Motocultor 2024 – Day 1

Motocultor 2024 – DAY1 

Jeudi 15 aout 2024 – Carhaix

Report & photos By Liønel Båålberith  et Thomas Orlanth


La quinzième édition du Motocultor, installée pour la deuxième fois à Carhaix sur le site de Kerampuilh a réuni 54 000 festivaliers, établissant un nouveau record de fréquentation (égalant celui de 2023) pour le festival créé en 2007 mais véritablement conséquent à partir de 2010. Avec près de 16 000 festivaliers pour la journée du samedi 17 août qui remporte la palme de la plus forte fréquentation.

Avec un budget de près de 3,5 millions d’euros, le festival a dû faire face à une augmentation des coûts d’à peu près « tous les postes » : cachets d’artiste, énergie, locations de mobilier… Il faut dire que le Motocultor paie toujours les pots cassés de l’édition 2022, qui « nous avait mis dedans avec – 465 000 euros » dixit Yann Le Baraillec, président du festival.

Ce qu’on aime toujours retrouver au Motoc’ c’est ce festival à taille humaine où tu peux te faufiler et arriver devant les Mainstage sans se dire une heure à l’avance « eh mec il y a la tête d’affiche dans 1h30 il faut commencer à y aller pour essayer de bien se placer »… Non ici on peut circuler où l’on veut sans passer par des chemins détournés pour se retrouver devant des groupes sans besoins de regarder des écrans géants à plus de 100 mètres pour voir son groupe préféré au travers de pixels…

Premier jour…Jeudi…


Uada

Toujours cachés sous leur capuche les américains de Uada ont toujours du mal à retranscrire d’une belle manière en live leur post black metal. Pas évident de rentrer dans leur prestation en pleine journée d’autant qu’une fine pluie vient se joindre à la partie. Les musiciens ne sont pas exubérants et communiquent à peine avec le public. Il faudrait qu’ils pensent un jour à investir dans un nouveau backdrop bien plus grand pour l’accrocher en festival plutôt que ce simple timbre-poste réalisé pour les clubs.


Uada


Havok

Avec Havok c’est toujours une décharge adrénaline que l’on reçoit dans la tronche avec des musiciens survitaminés branchés sur 10000 volts. Le thrash technique de Havok est toujours aussi efficace. Les musiciens, même concentrés sur leurs instruments prennent du plaisir à jouer ensemble dans une ambiance joviale avec le retour du bassiste Nick Schendzielos.
La bande à David Sanchez ne se prend pas au sérieux et pourtant leur set est plus que carré entre rythmique thrash et break infaillible sans oublier les soli juste monumentaux.


Havok
Havok

Emma Ruth Rundle

Changement d’ambiance sur la Dickinscène avec la musique éthérée et très personnelle d’Emma Ruth Rundle. Le post rock se mêle au shoegaze, avec des influences folks dans un mix qui saura ravir la partir du public venu pour entendre de jolies choses et reposer leurs cervicales. C’est aussi ça l’un des points forts du Motocultor : il y en a pour tous les goûts !


Emma Ruth Runble


Sacramentum

Après une sortie des radars depuis plus de 18 ans il nous tardait de retrouver Sacramentum. Reformé en 2019 sous l’initiative de ses deux membres historiques, Anders Brolycke et Nisse Karlén la prestation manque d’un petit quelque chose. Même si le chanteur y met les couleurs en s’aspergeant de sang sur son ventre à bière. La belle Julia von Krusenstjerna (du groupe de heavy metal Source), vêtue de cuir attire les regards avec son headbanging léger mais élégant. Les titres classiques du groupe sont joués mais ne font pas vraiment frémir l’échine.


Sacramentum


Deicide

Un an après leur venue au Motocultor pour un set spécial où Deicide jouait en intégralité son second album culte Legion, on les retrouve pour la sortie de leur treizième album Banished By Sin. Comme Steve Asheim le batteur historique nous l’avait dit en interview, ce soir à Carhaix ils ne jouent que 3 titres de ce dernier opus « From Unknown Heights You Shall Fall », « Sever The Tongue », et « Bury the Cross… With Your Christ » dans un show puissant et sans bavure. Ce qui nous permet à la différence de l’année dernière de replonger loin dans le passé en puisant dans la quasi-totalité de leur discographie. Glen Benton donne de sa voix entre cris stridents et growls bien en place aidé pour cela par son iPad accroché à son micro au cas où certaines paroles auraient quitté son cerveau scarifié au satanisme. Encore une valeur sûre que ne change pas et qui délivre peut-être souvent le même show mais avec panache.


Deicide


Venom Inc.

Pour tout dire nous n’attendions rien de spécial de la prestation de Venom Inc. mais avec leur coté kitch, les poses à l’ancienne, les solos de batterie, les anglais à coup de canon à CO2 s’en sortent haut la main. Même si aucun les musiciens emblématiques du départ étaient sur scène ils nous ont quand même fait vibrer au son de « Witching Hour », « Black Metal », « Welcome to Hell », « In League With Satan » et « Countess Bathory ».

La passassion de flambeau de l’ADN de Venom se fait à merveille avec à la basse et au chant, Tony alias « Demolition Man » (à l’humour décapante comme on a pu le constater en interview), qui avait déjà remplacé Cronos dans Venom entre 1989 et 1992. Même si on retrouve Mantas sur les albums, c’est le guitariste Curran Murphy (Shatter Messiah) qui joue sur scène ce soir et JXN (Acid Reign) caché derrière la multitude de fûts.


Venom Inc
Venom Inc.

Neko Light Orchestra

Un autre exemple de la liberté de programmation du festival est donné avec Neko Light Orchestra. Cette formation se spécialise dans des reprises, ou plutôt des arrangements inspirés du Seigneur des Anneaux et du Trône de Fer. Nous sommes donc dans un univers fantasy, avec la classe d’un véritable orchestre. Leur show habituel a été écourté pour tenir dans le format d’un festival et l’ambiance n’a sans doute pas eu l’occasion de donner tout son potentiel. Il est vrai que de partir à la fois dans les Terres du Milieu et sur Westeros en une heure ne permet que de survoler le voyage…


Neko Light Orchestra
Neko Light Orchestra

Kveletak

La Massey Ferguscène explose au passage de la déferlante Kveletak. Après leur show au Hellfest cette année qui reste pour le groupe l’une de leurs trois meilleures prestations toutes périodes confondues (cf interview) les norvégiens n’ont rien perdu de leur énergie. D’ailleurs il est amusant de parler avec le chanteur sous le crachin breton pour découvrir un musicien calme qui pose des questions sur le festival, s’intéresse à sa fréquentation, aux festivaliers et de découvrir sur scène un mec qui explose de tous les côtés transmettant son énergie à un public survolté.


Kvelertak
Kveletak

 


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