RETOUR SUR LE CITY TRUCKS FESTIVAL 2018 (La Pommeraye – 49)

city trucks festival


Afin de clôturer en beauté la saison estivale (et par la même la saison des festivals open air), nous sommes allés poser nos valises (et surtout nos oreilles) dans le Maine et Loire, plus précisément dans un paisible village du nom de La Pommeraye.
Car en ce lieu traditionnellement bien calme, se tient sur 3 jours un festival aux chiffres étonnants au regard de son jeune âge.
Le CITY TRUCKS FESTIVAL 2018 (#TCTF2018) n’a que 3 ans d’existence et il fait déjà partie des must see.
Conçu autour du thème du transport routier (sponsorship Scania, expositions, jeux de force “tir au camion”, exposition de camions décorés, jeux sur le code de la route, camions miniature, conférences etc), le festival se décline également sous la forme d’un festival de musique.
Passé d’un format une scène / deux jours pour les deux premières éditions à un format deux scènes / trois jours en 2018, le TCTF2018 n’a pas fait les choses à moitié coté infrastuctures et coté programmation.
La scène habituelle reléguée au rang de scène 2, c’est rien de moins que la grande scène des “Francofolies” de La Rochelle qui servira de nouvelle “Mainstage”. Rajoutez à cela le dallage de protection du Stade de France et ornez le tout de la grande roue qui trône depuis 2014 du côté du Hellfest pas bien loin à Clisson et vous aurez une idée du niveau franchi.
Niveau qualité qu’on retrouve indéniablement dans la programmation, excusez du peu, avec des noms comme Shaka Ponk, Bigflo et Oli, Rag’n Bone Man, Hoshi, Trust, Mat Bastard, Kyo, BB Brunes, Feder, Naaman ou encore Inspector Cluzo … plutôt pas mal pour un festival local qui ne bénéficie pas de financements privés d’une major de l’Entertainment ou de grosses subventions publiques.
Côté affluence, ce sont près de 50000 festivaliers qui se sont retrouvés sur le site du TCTF2018 sur les 3 jours, la météo extraordinaire aidant. L’effet 3ème jour veille de la rentrée avait bien été anticipé par l’organisation avec des concerts démarrant plus tôt pour une fermeture du site à 22h le dimanche contre 3h du matin le vendredi et le samedi.
Coté bars et restauration, pas mal de choix et d’options pour manger rapidement et varier les plaisirs sur les 3 jours. Signalons également la réussite (que nous avions déjà constatée en juin au Hellfest) du système Cashless qui lie votre puce intégrée au bracelet à votre compte vous permettant de régler directement sans sortir d’argent. Avec la aussi une application mobile pour a gestion des rechargements et consultation des consommations. Un bémol toutefois pour le réseau mobile insuffisant qui rendait parfois les rechargements difficiles.
Aucun couac d’organisation, des bénévoles tout sourires, les personnels de sécus au top (Atlantique Budo Sécurité), une équipe presse pro et à l’écoute des médias et artistes voilà en résumé ce qui résume cette magnifique édition sous le soleil.
On a déjà hâte de voir les premiers noms qui orneront l’affiche du TCTF2019 ! A l’an prochain.



Concerts jour 1- Vendredi 31 aout

Seuls les concerts de la scène 2 ont pu être couverts le vendredi en raison d’un accès limité au pit photo. Probleme levé rapidement le lendemain (merci Anne Claire 😉 )

DIVA FAUNE
Duo electro folk lancé il y a 5 ans, Diva Faune a eu le privilège de lancer les concerts du vendredi sur la scène 2 du City Trucks Festival à La Pommeraye.
Subtil cocktail entre guitares acoustiques et sonorités électroniques, Diva Faune est à la fois frais, mélodique et touchant.
Une belle manière de démarrer cette édition 2018 devant une affluence encore timide et un beau soleil.


CELTIC SOCIAL CLUB
Projet franco écossais démarré il y a 4 ans, les joyeux celtes de The Celtic Social Club sont venu faire danser le public du City Trucks Festival hier soir en début de soirée sur la scène 2.
Après une petite mise en bouche au son du titre éponyme les gigues et autres danses ont fini par avoir raison de la sagesse du public.
Un set qui s’est terminé avec des allures de Fest-Noz pour la plus grande joie du public.


INSPECTOR CLUZO
Ils sont deux, ils sont gascons, ils font du rock du vrai et ils le montrent (j’arrête de jouer tu vois, y a plus de musique, y a pas d’ordinateur !).
Ils s’appellent The Inspector Cluzo.
Ils chantent la vie, la terre, celle qu’ils aiment car en dehors de la musique les deux garçons sont agriculteurs.
Ils gèrent eux mêmes l’intégralité de leur propre promotion.
Du bonheur en barres, les deux agriculteurs (leur métier le reste du temps) ont dynamité la scène 2 du TCTF avec leur rock punk du terroir, leurs textes engagés et leur gout du vrai. A voir et revoir sans modération.


SANGRIA GRATUITE
Originaires de Tarbes, les 3 joyeux lurons marquent leur identité par leur humour, leur bonne humeur, leur proximité du public et naturellement leur musique, un savant mix de rock festif et de textes sarcastiques, humoristiques posés sur des mélodies qui restent en tête dès la première écoute ! Essayez donc de résister aux mélodies de “mon accent” ou “c’est qui qui paye”. On a déjà hâte de recroiser leur chemin.


Concerts jour 2 – Samedi 1er septembre

HOSHI
Pass photo enfin gagné, c’est avec HOSHI que nous découvrons la grande scène du festival. Peu de place, pit photo serré et limité à la moitié droite … on comprendra plus tard que ces limitations logistiques mineures viennent des Shaka Ponk qui joue le soir même (voir plus loin) … enfin l’occasion de sortir le téléobjectif.
A 20 ans seulement, Hoshi et sa voix brute, rauque et plein de sensibilité a déjà conquis des milliers de fans, au point d’afficher déjà un single d’or (pour “ta marinière”) et d’afficher complet pour certaines dates comme La Cigale.
Hoshi se produisait le samedi sur la grande scène avec une émotion non dissimulée et une jolie communion avec son public qui pour l’occasion avait en partie revêtu sa marinière et a donné de la voix pour accompagner l’artiste sur le titre du même nom en fin de set. Un bien bel hommage.


FILLS MONKEY
Soyons honnêtes, le show des Fills Monkey était à la fois le plus improbable et le plus extraordinaire de ce weekend.
Fort de ses deux virtuoses de la baguette, Yann Coste et Sébastien Rambaud, le duo de batteries humoristique (drumoristique pour reprendre le terme précis consacré par le groupe) a époustouflé l’assistance tant par la précision de sa technique que par l’humour de mini-sketches défilant sur 45 mn sous la forme d’une battle à la façon hip hop.
Entre baguettes, raquettes, nu-cha-ku ou frites de piscine, tout est bon pour notre plus grand plaisir.
Si vous n’avez jamais vu ces deux génies, foncez sans hésitez ! Un pur régal.


TIBZ
Tibz, 25 ans, Thibault de son prénom nous vient de Dordogne et fait partie de ce qu’on peut appeler la jeune garde de la chanson française.
Avec ses musiciens, il arpente les scènes de France, comme ce début septembre à La Pommeraye lors du City Trucks Festival.
Son premier album “nation” est sorti en juin 2017. Vu le talent du bonhomme, gageons qu’il y en aura d’autres.


BB BRUNES
Forts d’un 4e album sorti l’an dernier soit 10 ans après le premier qui avait vus les 4 garçons faire devenirs hystériques d’admiration les jeunes filles des lcées de France et de Navarre, les BB Brunes sont de retour avec un peu plus d’années et des apports musicaux glanés au cours de leur décennie d’expérience, notamment des soupçons de musique électronique qui viennent enrichir le classique mais efficace quartet rock.
Si les BB Brunes ont pris dix ans, comme leur public, la ferveur des premiers rangs est quant à elle restée intacte 😉


MAT BASTARD
Ce moment du festival entre BB Brunes et Mat Bastard marquait une rupture dans la teinte musicale de la soirée du samedi. A partir de la, finies les sages mélodies et place aux groupes ou artistes un tant soit peu déjantés avec à suivre Mat Bastard, Shaka Ponk et Dubioza Kolektiv. Un peu moins dans le genre gendre idéal mais alors quelques heures à 4000 volts assurées pour le public qui aura osé tenté cette triplette d’enragés. Nous on y était en tout cas pour notre plus grand plaisir.
Mat Bastard achevait au City Trucks Festival sa grande tournée printemps/été 2018 et quelques secondes de show auront suffi pour montrer à l’assistance qu’il n’était pas là pour enfiler des perles.
No guys punk is not dead.
Vraie pile electrique sur scène, Mat fait défiler les titres de son dernier album Loov en entrainant le public à chanter avec lui (comme sur Rosemary) et s’offre le luxe d’un petit Skip The Use et d’un wall of death qui sera presque fatal à la CrashBarrier !
Un des “must-see” du festival. Assurément.


SHAKA PONK
Ils étaient une des têtes d’affiche incontestées de cette troisième édition du TCTF2018 et pourtant, le show avait bien failli être compromis suite à une vilaine chute de Frah, l’excentrique et attachant frontman du groupe, lors d’un concert en Suisse.
Le groupe vient d’ailleurs tout juste d’annoncer l’annulation des prochains shows pour permettre à l’électrique chanteur de se refaire une santé sans risquer des lésions irréversibles. Voilà entre autres raisons pourquoi l’espace séparant le front de scène de la crash barrier avait été réduit au minimum.
SHKPNK alias Shaka Ponk a assuré son show sur un format festival avec une setlist réduite de moitié par rapport au format salle de la tournée Monkadelic qui reprend au printemps prochain.
Notez d’ailleurs le passage du groupe à Nantes le 7 mars prochain au Zénith.
Un condensé donc faisant la part belle aux tubes (Picky, Wanna get free, Smells like teen spirit (cover) ou encore Killing Hallelujah), sans la battle Goz vs Ion, mais avec la même énergie et la même communion avec son public qu’à l’accoutumée, que ce soit de la part de Frah et de ses slams ou de la féline et élégante Samaha.


DUBIOZA KOLEKTIV
Formés en 2003 en Bosnie Herzgovine, tout de jaune et noir vêtus, les excentriques Dubioza kolektiv était pour une date unique en France au City Trucks Festival dernier pour un show tout en couleurs.
Mélange de ska, punk, reggae et rock (pour résumer), leur musique est de celles qui vous empêchent de rester statique, portée par un rythme fou, des riffs de guitare explosifs et des cuivres musclés.
Avec un humour non dissimulés, les joyeux drilles abordent nombre de sujets sensibles comme la drogue, le piratage de musique etc.
Un vent des balkans soufflait le samedi soir à la Pommeraye et il faisait bon le laisser souffler dans nos oreilles.


OFENBACH
Cloture de la soirée su samedi soir avec le duo de DJ parisien Ofenbach. Dorian et César, amis d’enfance rencontrés au collège et dont le succès va galopant depuis fin 2016 et la sortie du tube “be mine”. Ils ont ainsi enchainé les titres derrière leurs platines jusqu’à la fermeture et la clôture du set d’un joli feu d’artifice.


Concerts jour 3 – Dimanche 2 septembre

LE TROTTOIR D’EN FACE
Le Trottoir d’en Face est un groupe qui nous vient du sud-ouest et qui a apporté le soleil dans ses valises.
Sur le trottoir d’en face il y a du rock, du pop, du reggae, des cuivres, bref du soleil. Sur le trottoir d”en face il y a aussi de la bonne humeur, des textes, de l’humour, du sectacle vivant.
Un sacré métissage musical pour une des prestations qu’il ne fallait pas manquer le dimanche en milieu d’après midi.


KYO
Avoir vendu plus de 2 millions de disques en trois albums, marqué une époque d’un son reconnaissable entre mille et avoir fait un break de huit ans avant de tenter un très osé comeback avait été le pari gagnant de Kyo en 2014.
Car nul n’avait su ou pu occuper l’espace musical alors laissé libre. Retour gagnant avec un album “L’équilibre” qui fait immédiatement mouche (notamment avec le premier extrait Le Graal).
Cette fois, c’est après seulement 3 ans d’attente que les adeptes de la Kyosphère auront pu retrouver leurs idoles avec le dernier opus “dans la peau”, sorti fraichement il y a 9 mois.


DANAKIL
Danakil est un groupe de reggae français originaire de Marly le roi en région parisienne.
Après une carrière déjà longue de 18 années et plusieurs centaines de scènes, 5 albums studios (dont le dernier “la rue raisonne” sorti en 2016), la bande à Balik était à La Pommeraye pour le City Trucks Festival, sous un grand soleil qui se prêtait admirablement à l’ambiance musicale.
Danakil compose ses textes en français et abrode les thèmes de société les plus récents comme les inégalités, l’hypocrisie politique ou l’environnement. Ils n’ont donc par conséquent pas fini d’épuiser leurs sources de composition et c’est bien tout ce qu’on leur souhaite.


NAÂMAN
On reste dans la musique reggae en repassant sur la scène 1 avec la venue du chanteur originaire de Normandie Naâman.
Fort déjà de 3 albums et d’un franc succès, en dépit d’une faible exposition médiatique pour le courant reggae (comme le metal, la scene underground et globalement tout ce qui ne souffle pas dans un autotune), Naaman et ses musiciens ont donné une leçon de maîtrise, d’interprétation et de bonheur à partager avec un public venu nombreux communier au son de Karma, Outta Road et bien d’autres encore.


TRUST
Ce sont eux qui ont eu le privilège de clôturer cette troisième édition du City Trucks 2018, la bande à Bernie Bonvoisin et Nono Krief était sur la grande scène pour défendre son dernier opus “dans le même sang”, sorti au printemps dernier soit dix ans après le dernier album du groupe.


En pleine tournée de promotion, la totalité de la setlist était consacrée au nouvel album, avec des thèmes qui n’ont pas pris une ride plus de 30 ans après les débuts du groupe.
Une prestation d’un excellent niveau qui clôturait de la meilleure des manières une édition en tous points conforme aux attentes.


2 Comments

  1. TONY says:

    Bonjour,

    Petit oubli : Hollysiz le dimanche après-midi au City Truck Festival 2018 !!!!

    • Hello Tony, ce n’est pas un oubli mais bien une volonté de ne pas en parler du fait que le groupe (malgré quelques relances) n’ai jamais validé nos photos. De ce fait nous avons préféré jouer le jeu et donc ne pas donner suite. Dommage… :/

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