Among The Living
Live Report

THE EXPLOITED – ARTWEG @ Le Glazart Paris

The ExploitedTHE EXPLOITED – ARTWEG

11/05/2016

Le Glazart Paris

 

 

 

 

 

 


 

Parfois on me pose des lapins, et en général on ne me la fait pas deux fois. Mais ce soir j’ai fait une entorse à ce principe, ne pouvant pas rater une occasion de revoir Wattie et sa bande nous assener un Fuck The USA  qui flatte mon anti américanisme primaire.
Le glazart va prendre cher ce mercredi 11 mai avec THE EXPLOITED et ARTWEG. Deux groupes taillés pour faire trembler n’importe quelle salle qui se respecte.

Comment vous dire ce que représente ARTWEG ? Essayez de décrire le diable de Tasmanie arrosé au capitaine Morgan vous balançant en pleine gueule un hardcore aussi violent qu’addictif, le tout multiplié par 6 (Mugen, l’un des deux hurleurs, comptant pour deux). Vous aurez une idée vaguement fidèle du tableau.
C’est donc devant un Glazart chauffé à blanc et ras de la gueule que les franciliens d’ARTWEG viennent en découdre. Fort d’un dernier opus, Drunk’n High, qui démonte les cervicales, les lascars vont donner au public une leçon de violence dont il va se souvenir longtemps.
Mugen et Akonit en front, c’est un puissant hardcore qui groove que les lascars nous balancent, avec Vlad et Yero  aux cordes, le tout se faisant botter le cul par les blasts puissants et assassins de Crusty.
Avec des titres comme No Pain No Gain, Human Bomb ou Drunk’n High, difficile de ne pas foutre le bordel à une salle qui ne demande que ça.

Les vieux punks (et les moins vieux), après une courte surprise, se sont prêtés au jeu. Sensibles au tabassage en règle d’ARTWEG, la salle va donner du sien en faisant monter une température déjà infernale du Glazart.
En un peu plus de 30 minutes, les lascars auront fait le boulot, laissant aux Ecossais de THE EXPLOITED, une salle idéalement chauffée à blanc. Bravo les gars, une fois de plus vous avez envoyé du steak et c’était bien bon.



Inutile de vous faire un topo sur l’ambiance dans la salle quand Wattie et sa bande ont débarqué sur scène. Le front man a l’air en forme, bide en avant et gouaille toujours aussi acerbe, et cela fait plaisir à voir étant donnés ses déboires de santé récents (annulation des deux dernières dates françaises). 
Les fans ont répondu massivement présent et cela s’entend. C’est un joyeux bordel dans la salle. Il y fait une chaleur à crever, à tel point que mes objos prennent la buée à chaque shoot. Mon cuir me colle à la peau et je béni l’orga d’avoir collé une crash barrière devant la scène.
La setlist est aussi prévisible qu’attendue, THE EXPLOITED nous livrant les classiques du groupe devant une fosse qui ne boude pas son plaisir.
Wattie est tout sourire (enfin, un truc qui y ressemble), démontrant sa joie d’être là à coups de doigts tendus et de regards goguenards. Le set file à toute vitesse, sous les hurlements de chacun pour avoir tel titre ou tel autre, ou pour vanner Wattie qui prend tout à la légère. Ce n’est pas au vieux punk qu’on apprend à faire la grimace, selon son humeur il oriente le concert, et ce soir il a fait le boulot.
Depuis 1980 Wattie tient le cap, là où la plupart ont lâché l’affaire et sont rentrés dans le rang. C’est aussi pour cela que le public a un immense respect pour lui et que les concerts de THE EXPLOITED sont un gage d’ambiance festive assurée.
Le reste de la tribu est de la partie, pas question de tire au flanc sur scène. Irish Bob accroché à sa basse, dreadlocks sorties, bastonne avec la banane accrochée au visage. Le frangin Wullie ne fait pas dans la dentelle, massacrant ses futs en se marrant comme une barrique. Robbie Davidson quant à lui, bin il joue de la gratte et ça envoie du bois.
Beat the Bastards, Porno Slut, Fuck the USA retourneront la salle comme d’habitude, pour un final épique sur Sex & Violence  et Was it Mme qui verra Wattie se barrer sans demander son reste.

Au final une très bonne soirée avec un THE EXPLOITED qui tient toujours la route.



Un énorme merci à Cyril d’ACCESS LIVE pour ses programmations d’enfer et d’avoir rendu possible ce report. Un bécot à Béranger pour la binouze et son amitié.


Let’s Start a War (Said Maggie One Day)

Fightback

Dogs of War

UK 82

Chaos Is My Life

Dead Cities

Alternative

Noize Annoys

Never Sell Out

Troops of Tomorrow

I Believe in Anarchy

Holiday in the Sun

Beat the Bastards

Why Are You Doing This to Me

Porno Slut

Army Life

Fuck the USA

Sex & Violence

Was It Me

 

 

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