ZZ TOPRICHIE KOTZEN
La Seine Musicale Paris
Vendredi 21 Juin 2019

zz top


ZZ Top : un show mi figue,-mi raisin pour les texans

Huit heures et des poussières. Il est temps pour le bluesman Richie Kotzen d’assurer la première partie à La Seine Musicale, faisant patienter la fosse électrique avant le clou du spectacle. A peine quelques instants suffisent pour que celui-ci parvienne à captiver la foule guitare en main, pourtant focalisée sur la venue des texans dans la capitale. Surtout connu comme ancien membre de la formation eighties Mr. Big, Kotzen fait rapidement oublier son pedigree dès les premiers accords.

Simplement admirable, l’américain livre une série de tubes touchants et sincères, atteignant des sommets de virtuosité.  Charismatique, Richie Kotzen s’inscrit entre vocalises heavy et jeu de guitare blues en toute fluidité. Mention spéciale au superbe hymne hard rock Venom, aussi mélodieux qu’entêtant ! Par moment, le rockeur évoquerait presque Burning Rain, le projet solo de Doug Aldrich lorsque l’ex-Whitesnake n’est pas en tournée avec The Dead Daisies. Simplement brillant, Kotzen mérite une tête d’affiche de façon imminente.



Place aux légendaires bearded brothers, compères de Houston, Texas venus faire le show. L’occasion de célébrer en bonne et due forme les 50 ans de carrière des – faux – frangins barbus Billy Gibbons et Dusty Hill. Né des boyaux de l’emblématique année ‘69, musical year par excellence, ZZ Top est resté le trio sobre et efficace de ses débuts. Sans fioritures, les showmen savent où s’aventurer pour soulever une salle bondée.

Toujours kitschs et décalés, les pseudo-bikers défont les clichés autour de leur style redneck à coup de pas de danse et de veste à sequins. Le duo assume les guitares en fourrure ivoire et les déhanchés maniérés, parfaitement synchronisé ! Gibbons et le bassiste Hill savent ravir leur audience grâce à une chorégraphie minimale mais euphorisante, dont ils possèdent le secret bien gardé.

Une fois l’engouement des premiers morceaux quelque peu retombé, certains spectateurs semblent reprendre leurs esprits. « Ils n’en fichent pas une » évoquent certains. « Un peu léger, comme show », murmurent d’autres… Les texans seraient-ils devenus commerciaux ? Désormais partie intégrante de la pop culture, ZZ Top est un business doublé d’une marque de fabrique. Comment ne pas penser aux apparitions cameo des vieux briscards dans le cinéma des  Frères Coen et de Zemeckis, en passant par le fameux clip Rockstar de Nickelback ?

Cultissimes, Gibbons et Dusty Hill se reposent sur leurs lauriers, comptant sur le fort capital sympathie dont ils bénéficient « no matter what ». Peu ou pas d’interaction avec leur fidèle fanbase lors du live, expédition des tubes, prestation de moins d’une heure au total… Les cowboys n’hésitent pas à adopter une attitude froide et un tant soit peu cavalière, au détriment de leur audience.

Même si leurs tubes aux paroles facétieuses parviendront toujours à faire danser tout l’hémisphère – entre La Grange, célèbre maison close, et Tush, argotique qualification d’un joli derrière féminin – ZZ top fournit le strict minimum lors de leur passage parisien. En guise d’encore, les fans se contentent d’une reprise d’Elvis Presley trop succincte. A 70 piges, les ricains seraient-ils fatigués ?  Imité mais jamais égalé, ZZ Top devra donner un coup de collier lors de sa prochaine tournée !



 

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