HELLFEST Open Air 2026 – Day 4
Dimanche 21 juin – Clisson

Déjà le dernier jour. Comme chaque année, il y a ce petit mélange de fatigue et de nostalgie qui commence à s’installer. Les jambes sont un peu plus lourdes qu’au premier jour, mais l’affiche donne encore largement envie de faire les allers-retours entre les deux Mainstages. Autant profiter jusqu’au bout avant de retrouver la réalité.
NOT SCIENTISTS
Mainstage 1 – 11h05 > 11h35
Je démarre cette dernière journée avec Not Scientists sur la Mainstage 1. Le groupe ouvre les festivités avec un punk rock mélodique qui met rapidement tout le monde dans le bain.
Le public continue d’arriver progressivement devant les scènes, mais ceux qui sont déjà là répondent volontiers aux refrains. Le set est simple, efficace et permet de lancer cette dernière journée dans de bonnes conditions.
REVNOIR
Mainstage 2 – 11h40 > 12h10
Je traverse ensuite vers la Mainstage 2 pour découvrir Revnoir. Je connaissais déjà quelques morceaux, mais c’était une première en live.
Le mélange entre metalcore, électro et chant féminin fonctionne bien sur scène. Le groupe dégage beaucoup d’énergie et semble déjà très à l’aise devant un public de festival. Une belle découverte qui confirme qu’il faudra suivre leur évolution dans les prochaines années.
THE DWARVES
Mainstage 1 – 12h15 > 12h45
Retour sur la Mainstage 1 avec The Dwarves. Fidèle à sa réputation, le groupe ne fait pas dans la dentelle.
Les morceaux s’enchaînent sans quasiment aucun temps mort, dans une ambiance punk aussi bordélique que maîtrisée. Le public répond présent et la fosse commence sérieusement à s’animer avant même le début d’après-midi.
RESOLVE
Mainstage 2 – 12h50 > 13h30
Je repars ensuite sur la Mainstage 2 pour Resolve. À chaque fois que je les vois, j’ai l’impression qu’ils franchissent un nouveau cap.
Le groupe confirme qu’il fait aujourd’hui partie des formations françaises qui comptent sur la scène metalcore. Les mosh pits arrivent rapidement, le public suit les encouragements du chanteur et l’ensemble du concert dégage une belle intensité.

THE ATARIS
Mainstage 1 – 15h10 > 15h55
Après une petite pause, je retrouve la Mainstage 1 avec The Ataris. Le changement d’ambiance est immédiat.
Le groupe apporte une touche beaucoup plus légère à cette journée avec son punk rock californien. The Boys of Summer est évidemment l’un des moments les plus repris par le public, mais l’ensemble du concert respire la bonne humeur. Un set sans prétention, parfait en milieu d’après-midi.
BLACK VEIL BRIDES
Mainstage 2 – 16h00 > 16h45
Je change une nouvelle fois de scène pour Black Veil Brides.
Le groupe propose un concert très solide, porté par Andy Biersack qui communique énormément avec le public. L’aspect visuel est toujours aussi travaillé et les morceaux les plus connus comme Knives and Pens ou In the End sont particulièrement bien accueillis. Une prestation qui devrait satisfaire aussi bien les fans que les curieux.

PENNYWISE
Mainstage 1 – 16h50 > 17h40
Retour sur la Mainstage 1 avec Pennywise.
Impossible de rester immobile devant un groupe comme celui-ci. Les morceaux s’enchaînent à un rythme soutenu et les premiers rangs ne cessent de bouger. Bro Hymn reste évidemment le grand moment du concert, repris par une bonne partie de la foule. Une prestation fidèle à ce que l’on attend de Pennywise en festival.

THREE DAYS GRACE
Mainstage 2 – 17h45 > 18h35
Je poursuis avec Three Days Grace, dont le retour au Hellfest était attendu.
L’alternance entre Adam Gontier et Matt Walst apporte une vraie dynamique au concert. Les grands classiques comme Animal I Have Become, Pain ou I Hate Everything About You sont repris par le public et rappellent pourquoi le groupe reste aussi populaire après toutes ces années.
RISE AGAINST
Mainstage 1 – 18h40 > 19h40
Je retourne ensuite sur la Mainstage 1 pour Rise Against.
Le groupe livre un concert très équilibré entre les morceaux les plus énergiques et des passages plus mélodiques. La fosse reste en mouvement pendant tout le set et les refrains de Prayer of the Refugee, Satellite ou Savior sont largement repris. Une prestation efficace, comme souvent avec eux.

ARCHITECTS
Mainstage 2 – 19h45 > 20h45
Direction ensuite la Mainstage 2 pour Architects.
Quelques mois après la sortie de leur dernier album, le groupe confirme qu’il fait désormais partie des incontournables du metal moderne. Sam Carter ne ménage pas ses efforts pour faire participer le public et celui-ci répond immédiatement. Les nouveaux morceaux trouvent naturellement leur place aux côtés de titres comme Doomsday ou Animals, repris par une foule particulièrement nombreuse.

THE HIVES
Mainstage 1 – 20h50 > 21h50
S’il y a bien un concert qui m’a donné le sourire aujourd’hui, c’est celui de The Hives.
Pelle Almqvist occupe la scène du début à la fin avec une aisance assez impressionnante. Entre ses plaisanteries, ses interactions avec le public et l’énergie du groupe, difficile de ne pas se laisser embarquer. C’est probablement l’un des concerts les plus funs de ce dernier jour.

BAD OMENS
Mainstage 2 – 21h55 > 23h10
Je poursuis la soirée avec Bad Omens, devant une Mainstage 2 particulièrement remplie.
Le groupe soigne autant l’ambiance que l’aspect visuel de son concert. Noah Sebastian capte immédiatement l’attention et les jeux de lumière accompagnent parfaitement les morceaux. L’alternance entre passages plus calmes et explosions de puissance fonctionne très bien en live. On comprend facilement pourquoi le groupe attire aujourd’hui autant de monde.
THE OFFSPRING
Mainstage 1 – 23h15 > 00h30
Impossible de terminer cette édition autrement qu’avec The Offspring.
Pendant plus d’une heure, le groupe enchaîne les classiques sans laisser beaucoup de répit. Come Out and Play, Why Don’t You Get a Job?, Pretty Fly (For a White Guy), The Kids Aren’t Alright ou Self Esteem sont repris par toute la Mainstage.
En regardant une dernière fois cette foule chanter à l’unisson, je me dis que c’est une très belle façon de refermer cette édition 2026. Comme chaque année, on repart fatigué, avec quelques coups de soleil en plus, mais aussi avec beaucoup de souvenirs… et déjà l’envie de revenir l’année prochaine.
L’avis du photographe.
Cette dernière journée de l’édition 2026 du Hellfest s’annonce riche en groupes déjà bien identifiés de mon côté. Les découvertes seront certes plus rares que les jours précédents, mais il n’en reste pas moins que cette ultime journée me permettra de consolider quelques acquis.
On commence avec RESOLVE, qui livre un set plus qu’honorable sur la Main2. Encore un beau représentant du metalcore français, solide, accrocheur, et manifestement bien décidé à défendre sa place. Ils ont bien raison.
Avec les Suédois de THE BONES, je vais franchement me régaler. Le groupe balance un punk rock rugueux, direct, sans fioritures, qui fait parfaitement le taf sur la Mainstage. Un retour aux fondamentaux qui me convient très bien. Rock’n’roll !

Autre découverte avec les Brésiliens de Thy Light et leur black metal résolument tourné vers les abysses. Le décorum fonctionne, l’exécution est solide, mais l’ensemble donne parfois l’impression de tourner légèrement en rond.

C’est FULCI qui viendra me coller la première vraie tarte de la journée sous l’Altar. Le quatuor italien tabasse sans ménagement avec son death horrifique et brutal, ne laissant aucune place au temps mort.
L’Altar résonnera longtemps des assauts de ces furieux, tandis que le pit repartira avec des souvenirs indélébiles, profondément gravés à coups de décibels.

C’est toujours un plaisir de retrouver sur scène Phil Anselmo, véritable mascotte du Hellfest. Cette année, il revient avec DOWN, mais aussi avec SCOUR.
Plutôt rare en live, SCOUR déploie un black metal dense et massif, porté par le chant abyssal de Phil Anselmo. Le groupe était déjà passé par le Hellfest en 2017.
Pour ma part, je ne connaissais pas vraiment, et la surprise s’avère plutôt bonne. Je vais clairement creuser.

PENNYWISE livrera également une belle prestation sur la Main. Les Américains traînent derrière eux presque quatre décennies de méfaits, et le plaisir de les voir sur scène reste intact. Même constat, ou presque, pour RISE AGAINST, eux aussi habitués du Hellfest : un set équilibré, carré et efficace.

Entre-temps, je file rapidement sous les tentes pour shooter SIX FEET UNDER et WOLVES IN THE THRONE ROOM, qui semblent tous deux proposer des prestations solides.
Passage obligé par la Warzone pour les inratables d’AGNOSTIC FRONT. Le duo Roger Miret (chant) et Vincent « Vinnie Stigma » Cappuccio (guitare) fonctionne toujours aussi bien, épaulé par leurs compagnons de route Mike Gallo, Pokey Mo et Craig Silverman. Depuis leur premier passage en 2006, ils sont clairement chez eux au Hellfest, et plus encore à la Warzone.
Ici, le spectacle se joue autant sur scène que dans la fosse : la communion est totale.

Avec les furieux de THE HIVES, on passe un excellent moment. Les Suédois, portés par un garage rock iconoclaste et un sens du spectacle visuel assez imparable, n’ont aucun mal à conquérir le public de la Mainstage. Assurément l’un des grands moments de la journée sur cette scène.

Les trois derniers concerts, pourtant très différents les uns des autres, viendront conclure mon édition 2026 en beauté.
À commencer par MARDUK à la Temple. Avec un set immersif et intense, les Suédois répondent aux attentes d’une fanbase bien présente, et l’osmose opère rapidement.

L’Altar, de son côté, va aussi prendre cher avec NAPALM DEATH. Groupe emblématique s’il en est, les Anglais, emmenés par un Barney toujours aussi difficile à shooter « net » — ce qui reste plutôt bon signe chez lui —, vont retourner la fosse.

Pour le final, ce sera THE OFFSPRING en ce qui me concerne. Leur set est certes convenu et varie finalement assez peu, mais le plaisir d’entendre ces titres traverser les décennies sans prendre une ride reste intact. Catchy et efficace, la setlist fait mouche, portée par un Dexter plutôt en forme et juste au chant — ce qui n’est pas toujours garanti.
Le duo Dexter Holland / Noodles fait le boulot, et le fait même plutôt bien. Avec leur dernier et excellent opus Supercharged (2024), ils bouclent une tournée mondiale conséquente, manifestement couronnée de succès.



























































































































