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Thy Art Is Murder – Dear Desolation

THY ART IS MURDER - Dear DesolationTHY ART IS MURDER – Dear Desolation

Sortie Aout 2017 via Nuclear Blast

Sean Delander – guitare rythmique
Lee Stanton – batterie 
Adam Sandler – guitare
Chris « CJ » McMahon – chant
Kevin Butler – guitare basse


C’est avec un peu de retard qu’on vient chroniquer le dernier opus des australiens de TAIM ( Thy Art is Murders ). Il faut dire qu’ils vont tellement vite les kangourous qu’on a du mal à les suivre.

L’album, quatrième du nom,intitulé Dear Desolation   n’était pas encore sorti (officiellement le 18 août ) qu’ils étaient déjà sur la route à arpenter les pistes de latérite de leur île natale, et ce dès le 27 juillet pour initier une méga tournée dont ils ont le secret ( la précédente avait duré deux ans ) qui les ont déjà menés au Canada et aux States avec Decapitated et Fallujah où ils écument encore avant de débarquer sur notre continent le 27 septembre prochain avec After the Burial et Oceano. Au total 42 dates à venir, et une par jour jusqu’à fin octobre. Un marathon je vous dis. Par contre sur les planches c’est au sprint qu’ils filent et ça tabasse un max ! Les Aussies n’ont rien perdu de leur vélocité ni de leur rage.
Dear Desolation s’ouvre sur le titre « Slaves Beyond Death » qui met de suite dans l’ambiance  deathcore , ultra violente à la thy art ; guitares très graves, grosse rythmique, growls surpuissants et breakdowns en masse. On est rassuré, tout y est, à l’ancienne ! Un bon vieux deathcore bien sonné.
Il est vrai qu’on pouvait redouter l’écueil du quatrième album à l’heure où tout le monde du deathcore se pose des questions existentielles : Fusion or not fusion, Death or black, Heavy ou Sympho ? Même leur cousin de Fit For an Autopsy s’étaient laissés aller, avec bonheur, à une petite reconversion ( voir notre chronique ICI ).
On aurait d’ailleurs pu s’attendre à une démarche en tout point similaire tant leur filiation est évidente : même bonhomme aux manettes, et quel bonhomme ! Will Putney avait promis un autre son pour le death. Il avait tenu promesse avec FFAA, même parcours aussi : TAIM a vu le jour en 2006, FFAA en 2008 et tous deux en sont au quatrième album sans compter bien sur leur production commune pour un split avec Acacia Strain.
A l’écoute de  Death Dealer », le cinquième titre de l’album, on retrouvait une tendance observée dans le dernier opus de FFAA . En effet, le titre rompt avec l’ambiance installée jusque-là, et offre un début plus mélodique et nostalgique (dans la mesure du style de Thy Art Is Murder bien évidemment). On retrouve cependant bien vite  les riffs bourrés d’énergie et d’agressivité qui font la patte de l’album de Dear Desolation et qui viennent alterner avec un rythme qui traîne ( pas trop quand même!).



Mais dans la grande majorité de l’album, vous l’aurez compris, TAIM opte pour un retour aux sources d’un deathcore ultra véloce et bien puissant.

Le deuxième titre « The Son Of Misery » enfonce le clou avec une entrée en matière des plus imposantes, poursuivant sur du blast effréné et des rythmiques ultra rapides. On a également le droit à un solo de guitare de qualité d’Adam SandlerLe troisième titre, « Puppet Master », nous envoie d’entrée de jeu une rythmique qui« balance » sévèrement. On a également  droit au premier breakdown de l’album sur ce titre pour un paroxysme de « headbang ».
Vient en quatrième position le titre éponyme de l’album, « Dear Desolation », toujours aussi puissant. On peut admirer tout le talent des musiciens, avec des enchaînements de batterie sans repos, des doigts qui volent sur les manches et un grunt bien placé. On sent les influences de death metal de la première heure dans le solo de guitare sur ce titre.
Le sixième titre, « Man Is The Ennemy »,  hurlé d’emblée par « CJ » Mc Mahon revenu d’entre les morts en ce début d’année pour reprendre du service après un coming out salvateur, pourrait servir de slogan à l’album. Cette fois-ci, en effet les TAIM s’en prennent…aux hommes tout simplement. Les lyrics, en effet, sont sans équivoque même si on y retrouve encore leurs sujets de prédilection, en particulier la religion.  Après l’annonce criée de CJ un breakdown surpuissant explose et le reste suit en faisant honneur au style deathcore et à sa violence.

Tout pareil dans le septième titre  : « The Skin Of The Serpent », qui reprend toujours avec brio les éléments cités jusque-là.
On s’arrête un moment sur le huitième titre ( le meilleur pour nous) : « Fire In The Sky ». Ça commence avec une ambiance pesante et glauque, bien grade quoi !  puis MacMahon  hurle des paroles « sarcophage » et commence probablement le plus violent titre de tout l’album. Entre blast beats, growls, shreds de guitare et breakdowns, on en prend plein les oreilles pendant 4′ 11 pour notre bonheur !
 Le neuvième titre, « Into Chaos We Climb », n’est pas en reste, avec un début mystérieux, qui se transforme progressivement en breakdown dans un enchaînement sans failles. Hélas, l’album touche à sa fin  déjà. Le dernier titre « Final Curtain » constitue une sorte de synthèse détonante de tout ce qu’on a eu jusque-là, et conclut l’album en toute beauté.

Thy Art Is Murder était le premier groupe de métal extrême à s’être hissé dans le TOP 40 des Aria Charts ( meilleurs ventes d’album tout confondu en Australie ) et même a être parvenu aux cinquième rang des Itunes nord américains et canadiens. Exploit que  « Dear Desolation » renouvelle dors et déjà.
Pour ceux qui s’interrogeaient sur la capacité de TAIM à se renouveler et à nous servir encore quelque chose de potable, la réponse est sans appel. Dear Desolation est déjà le  fer de lance de la discographie de Thy Art Is Murder et même de la discographie deathcore en général.
Après avoir sillonné l’Europe aux quatre coins , dont trois fois dans l’hexagone : Paris le 10 octobre prochain, Toulouse le 11 et Lyon le 14, les cinq lascars d’Australie iront fouler la terre sainte à Tel Aviv puis les terres australes en Afrique du Sud avant de revenir chez eux.
Bon voyage les amis !


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