MACHINE HEAD
Olympia Paris – Samedi 2 mai 2026
Un concert AEG – France
Marathon metal pour fidèles endurcis!
Paris, Olympia — Samedi soir, les fondations de la mythique salle parisienne ont tremblé. Pas au sens figuré, mais presque : Machine Head y a délivré une prestation fleuve, sans concession, transformant le concert en véritable épreuve de force autant qu’en communion totale avec ses fidèles.
Pas de première partie, pas de temps mort : le quatuor américain s’offre un face-à-face direct avec un Olympia complet, venu pour vivre une expérience plus qu’un simple concert.
Et dès les premières minutes, le ton est donné avec Imperium. La fosse s’agite, les premiers slams surgissent, les circle pits prennent forme — un rituel quasi immédiat dans lequel le groupe et le public avancent à l’unisson.
Sur scène, Rob Flynn, en grande forme, mène une machine parfaitement huilée. Rien ne semble pouvoir enrayer ce rouleau compresseur sonore : chaque musicien est à sa place, précis, puissant, implacable. Machine Head déroule avec autorité une setlist massive, pensée pour durer et marquer les corps.
L’habillage visuel n’est pas en reste. Les lumières, particulièrement travaillées, et les vidéos projetées en fond de scène renforcent l’impact de chaque titre, quitte à compliquer la tâche des photographes.
Certaines séquences se détachent nettement, à l’image du passage acoustique sur deux guitares, suivi d’un « Darkness Within » repris en chœur dans une salle plongée dans le noir, moment suspendu et fédérateur.
Machine Head ne donne pas un concert : il impose une expérience!
Machine Head sait aussi jouer sur les contrastes et la mise en scène. « Catharsis » électrise l’Olympia avec une scénographie soignée, tandis que « Locust » impressionne par ses projections visuelles et ses lumières verdoyantes. Ailleurs, « Bonescraper » et sa pyro, ou encore « Øutsider » qui fait bondir la fosse à la demande de Rob Flynn (apres avoir fait asseoir le public) , rappellent que l’intensité ne redescendra jamais vraiment.
Mais cette générosité a un prix. Avec plus de deux heures trente de concert — frôlant les trois heures — l’expérience devient aussi exigeante qu’impressionnante.
Si les fans hardcore savourent chaque minute de cette immersion totale, certains pourront ressentir une forme de longueur, voire de redondance dans la dernière ligne droite.

Côté son, tout n’est pas irréprochable : la voix apparaît parfois en retrait face à la déferlante instrumentale, notamment sur les passages les plus intenses. Un détail qui n’entame pourtant pas la puissance globale de la performance.
Le final, lui, ne fait aucune concession. « From This Day », « Davidian » et « Halo » viennent achever un public déjà éprouvé, mais conquis, dans une ultime décharge d’énergie.
La setlist sera bien équilibrée et proposera une couverture de toute la carrière du groupe.
Machine Head ne donne pas un concert : il impose une expérience. Dense, physique, parfois exténuante, mais toujours maîtrisée, cette soirée à l’Olympia confirme la capacité du groupe à tenir la scène sur la durée avec une intensité rare.
Une messe metal taillée avant tout pour les fidèles — et un marathon sonore que peu de formations peuvent encore se permettre aujourd’hui.
Setlist MACHINE HEAD Olympia:
Imperium
Ten Ton Hammer
Chøke Øn The Ashes Øf Yøur Hate
Now We Die
The Blood, The Sweat, The Tears
Is There Anybody Out There?
Clenching The Fists Of Dissent
These Scars Wøn’t Define US
None But My Own
Slaughter The Martyr
Aesthetics Of Hate
Game Over
Old
Circle The Drain
Darkness Within
Catharsis
Øutsider
Locust
Bønescrapper
Bulldozer
From This Day
Davidian
Rappel :
Halo





























