Among The Living
Live Report

DIR EN GREY + DAGOBA au Bataclan le 26/05/2015

dire en grey2C’est un peu dubitatif (non ce n’est pas un gros mot) que je me rends au Bataclan ce mardi soir, alors que d’autres vont communier avec les papys du hard rock au Stade de France.
Dubitatif quant au duo affiché sur le fronton de la salle, annonçant DAGOBA en première partie des japonais de DIR EN GREY, et m’interrogeant sur la pertinence de l’ordre d’apparition. Mais bon, cela n’engage que moi, et la vue de la queue interminable qui s’étend le long du boulevard Voltaire semble me donner tort.

Il est 19h30 quand les portes laissent s’engouffrer cette armée bigarrée, avec toujours cette sensation que les fans de groupes japonais sont « à part » dans le monde métal.
Comme pour MUCC la semaine précédente au Divan du Monde, des places VIP Package ont été vendues, permettant à leurs heureux détenteurs (moyennant une coquette somme de 100€) de rentrer plus tôt, de rencontrer les membres du groupe,   de repartir avec le dernier opus et d’autres goodies.

 

 

 

 

Il est un peu moins de 20h00 quand les marseillais préférés des parisiens (et oui c’est possible 😉 ) prennent place sur la scène, salués virilement par une bonne partie de la salle.
Et quelle meilleure entrée en matière qu’un set qui s’ouvre sur I, Reptile ? Et bien il n’y en a pas ! Les DAGOBA donnent le ton et font directement monter la pression, Shawter invectivant sans relâche le public.
Les DAGOBA, fidèles à leur réputation de saigneurs, ne font pas dans la demi-mesure. Les titres s’enchainent, matraqués sans pitié par un Franky en grosse forme qui maltraite ses futs pour mon plus grand plaisir et celui des furieux autour de moi. Yves « Z » et Werther ne sont évidemment pas en reste, assurant un set puissant et redoutablement efficace.
La prestation du groupe est, à mon sens, bien supérieure à celle du public. Celui-ci ayant un peu de mal à rendre l’énergie que les DAGOBA leur envoient. La fosse est un peu frileuse, répondant timidement aux appels répétés de Shawter pour initier un circle pit digne de ce nom. Il est clair que la salle n’est pas acquise à 100 % à la cause, mais peu importe, les marseillais ont une fois de plus brillamment fait le boulot, arrachant un WOD qui eut au moins le mérite d’exister.

La setlist est courte mais savoureuse, avec deux titres tirés du prochain opus du groupe : Tales of the Black Dawn et Born Twice passent haut la main l’épreuve du live, laissant entrevoir un album aboutit.

En 45 minutes DAGOBA aura bien sûr mis le feu au Bataclan, tout en puissance et égaux à eux même. C’est toujours avec le même plaisir que j’assiste à un set des marseillais, car avec eux on va droit à l’essentiel. Nos quatre lascars ont ouvert les hostilités ce soir, et ils l’ont fait avec passion et efficacité. Bravo !

Dagoba @ Le bataclan
Dagoba @Le Bataclan

 

Les photos en HD

Après une demi-heure de pause, la fosse se réveille complétement quand les japonais de DIR EN GREY investissent la scène, provoquant des hurlements entre hystérie kawaii et growleurs testosteronés. Deux ans quasiment jour pour jour après leur dernier passage à Paris à la Cigale, Kyô et sa bande viennent se rappeler à notre bon souvenir.

Pas vraiment fan du groupe, je dois dire que leur univers est assez singulier, sombre. La folie côtoie la dépression, tant visuelle que sonore. Les fans en ont pour leurs euros, les DIR EN GREY font le show et balancent leurs titres, tous tirés de leur dernier opus Arche sorti en Décembre dernier.

L’ambiance est conforme à l’idée que je me faisais du concert, l’univers DIR EN GREY est bien implanté et chaque personnage à sa place, Kyô en icône torturée. Musicalement rien à redire, le son est excellent et les lights collent au tableau.
Pour ma part je n’accroche pas du tout au chant et ses variations de ton qui frôlent l’insupportable pour mes tympans. C’est résolument trop dissonant et barré pour moi. Mais qu’importe, le public a l’air d’y trouver son compte (même si je vois pas mal de grimaces de ci de là…).

On arrive à la fin du set, DIR EN GREY nous assène le même rappel qu’il y a deux ans, avec The Final et un HAGESHISA TO, KONO MUNE NO NAKA DE KARAMITSUITA SHAKUNETSU NO YAMI qui aura raison des dernières forces des fans ultimes.

 

Au final un set solidement mené, qui n’aura malgré tout pas réussi à me rallier à la cause. Le personnage de Kyô est vraiment à part, peu avenant avec son public, il n’en reste pas moins un frontman charismatique. Après, pour ce qui est des gouts et des couleurs, là n’est pas le propos.
Le seul fait de voir les mines réjouies du public présent ce soir au Bataclan présume d’un set qui aura tenu toutes ses promesses sans pour autant remplir la salle.

Dir en grey @ le bataclan
Dir En Grey @ Le Bataclan

 

Les Photos HD

 

SETLIST

DAGOBA

I, Reptile
The Nightfall and All Its Mistakes
Black Smokers (752° Farenheit)
When Winter…
The Great Wonder
Born Twice
It’s All About Time
The White Guy (and the Black Ceremony)

 

DIR EN GREY

SOSHAKU
Chain repulsion
Sustain the untruth
Un deux
UROKO
TOUSEI
RINKAKU
KUKOKU NO KYOUON
MAGAYASOU
Phenomenon
Behind a vacant image
Cause of fickleness
The inferno
Revelation of mankind

Rappel :

THE FINAL
-Saku-
HAGESHISA TO, KONO MUNE NO NAKA DE KARAMITSUITA SHAKUNETSU NO YAMI

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