Among The Living
Interview

MOURIR : l’interview!

Entretien avec le groupe MOURIR à l’occasion de leur passage au Hellfest 2026


mourir


Mourir vient de sortir chez Pelagic Records un superbe album, « Nous le venin » mélange de true black et de noise. Le combo toulousain qui a vu ses dernières années l’arrivée de Théo, guitariste de Bruit dans ses rangs renouvelle le genre tout en y restant fidèle. Rencontre avec ce combo fort intéressant au Hellfest.

Vous avez voulu avec cet album être dans la continuité du EP sorti il y a deux ans ? 

Pas vraiment. Avec le EP il y avait une sorte d’énergie un peu cra-cra, un côté brut et spontané. Là on voulait quelque chose de plus travaillé. Cela reste viscéral, intense et organique mais c’est malgré tout différent.

 

Ce qui est intéressant dans Mourir est que malgré le fait que l’on dise de vous que vous avez des influences autres que black, notamment noise, votre musique reste malgré tout très true black. 

C’est vrai. Nous avons un ADN true black. On aime le black des origines. Certes, nous avons quarante ans et n’allons pas rejouer le black norvégien des 90’s. Nous ne sommes pas des techniciens. Nous mettons l’émotion au premier plan.

Vous l’aimez toujours le black norvégien des 90’s ? 

On aime beaucoup Darkthrone. Nous enregistrons live. On aime avoir un son brut, direct.

Vous avez enregistré l’album à Laval chez Amaury Sauvé ? 

Oui. On enregistre toujours chez lui. Il n’était pas dispo pour le mixer cette fois, du coup c’est Clément le bassiste de BRUIT ≤ qui l’a mixé.

Cet album comme le EP précédent est chez Pelagic qui sort d’habitude plutôt des choses post metal, post hard-core ou prog. 

Bruit est chez Pelagic donc cela nous a aidé. On est un peu un Ovni chez eux. Ils n’ont pas dû vendre beaucoup de notre précédent EP. Nous ne sommes sûrement pas le groupe que Pelagic va mettre en avant, mais nous bénéficions de l’aura de BRUIT ≤.


mourir


Mourir est-il un groupe politique ? 

D’une certaine manière. On sait les ravages du capitalisme mais on ne peut pas vivre coupé du monde dans les montagnes. Bruit est plus engagé que nous ne le sommes.
La pochette de notre album avec ce regard désabusé représente bien ce qu’est Mourir. Elle symbolise l’humain et la volonté de trouver l’énergie positive même quand tu es un peu dans les vapes.
Nous sommes à l’écoute du monde, de l’actualité.

Le fait de chanter en français est également politique ? 

Nous n’aurions pas pu personnifier autant les choses si nous avions chanté en anglais. Du fait d’être un groupe français nous semblait logique de chanter dans notre langue.

Comment s’est passé votre concert au Hellfest

C’était super. Nous avons joué à 11H du mat et il y avait plein de monde. Nous avons l’habitude de jouer dans des conditions extrêmes. Là c’était facile.

Vous avez pas mal joué ces temps derniers. 

Oui nous avons joué au Frozen fest à Nantes, au Hellfest, à Bourlon, au Ressurection Fest en Espagne.

Vous venez de Toulouse. Comment est la scène là-bas ? 

Il y a des orgas, des groupes mais malheureusement pas trop de salles. Mais l’atmosphère est cool. Il y a un vrai engouement pour la musique. La scène est variée, de BRUIT ≤ à Slift.

L’album sort chez Pelagic dans toutes les versions ? 

Oui avec une version K7 qui sort chez Frozen.

Vous êtes comme Sordide les tenants du black de gauche ? 

Nous ne sommes clairement pas un groupe de droite, c’est sûr.


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