MAGNUM – Lost On The Road To Eternity
Sortie le 19 Janvier 2017
Tony Clarkin : Guitares
Bob Catley : Chant
Rick Benton : Claviers
Al Barrow : Basse
Lee Morris : Batterie
Double évènement pour MAGNUM avec la sortie de Lost On The Road To Eternity qui marque les quarante ans de carrière du groupe ainsi que leur 20ème album studio.
Quarante ans après Kingdom of Madness, les anglais sont toujours dans la place, livrant méthodiquement un album tous les deux ans en moyenne (excepté durant leur période de split entre 1995 et 2001). Rares sont les groupes qui auront eu une production aussi égale et qualitative que MAGNUM, et ce Lost On The Road To Eternity tranche malgré tout avec le précédent opus Sacred Blood « Divine » Lies qui manquait un peu d’aspérités.
On peut expliquer cette vitalité par l’arrivée de deux nouveaux musiciens au sein du groupe en remplacement de Mark Stanway (claviers) et Harry James (batterie).
Rick Benton (claviers) et Lee Morris (batterie) ont réussi le pari de remplacer ces deux musiciens accomplis en insufflant une jeunesse dans les compos qui se caractérise par une certaine tonicité perdue sur les derniers opus.
Les anciens mènent la barque. Tony Clarkin y pose ses riffs raffinés et aériens, comme on peut les entendre sur le magnifique Welcome to the Cosmic Cabaret qui montre au combien il est un guitariste sous-estimé. Bob Catley, le compagnon de toujours, a toujours un chant juste et à propos, collant parfaitement aux paroles de Clarkin.
Ouvrant sur un Peaches and Cream pêchu et catchy, on est emballé par ce hard rock classique qui vous fera battre la mesure en replongeant dans le meilleur des 80’s. Même traitement avec Show Me Your Hands, sur lequel Rick Benton est omniprésent avec ses claviers, sans pour autant occuper tout l’espace. Tout en subtilité, la paire Clarkin / Catley prend tout son sens sur un titre comme celui-ci. Le final sur une joute entre claviers psychés et guitares incisives est juste magnifique, le tout sublimé par l’interprétation de Catley.
Al Barrow n’est bien sûr pas en reste, distillant une ligne de basse implacable et groovy.
Les titres sont plus longs qu’à l’accoutumé, et c’est cette impression de générosité à tous les niveaux qui domine sur cet album.

Plus on avance dans l’écoute de Lost On The Road To Eternity et plus la sensation de bien-être s’insinue en vous. On se laisse bercer par la voix magnifique de Catley porté par la qualité des musiciens.
Sur le symphonique Lost On The Road To Eternity nous retrouvons en invité Tobias Sammet à qui Catley rend l’appareil, sur une composition qui aurait toute sa place sur un album d’AVANTASIA.
Changement de ton avec Without Love, son rythme grondeur, le groove de sa basse et son refrain accrocheur ; un véritable hit en puissance.
Les anglais enfoncent le clou avec Tell Me What You’ve Got to Say, véritable passerelle temporelle qui nous replonge dans un heavy « so british », fleuron des 80’s, accentué par les claviers old school de Benton.
King of the World vient clore cet excellent nouveau chapitre de la discographie de MAGNUM, dans la plus pure tradition d’un hard FM léché et épique. La pochette est à l’image de l’album, riche et colorée, à nouveau conçue par Rodney Matthews que l’on peut qualifier de 6ème membre du groupe (il a signé plus de 20 de leurs pochettes d’albums).
On peut aisément dire qu’avec Lost On The Road To Eternity, MAGNUM nous offre le meilleur de lui-même, prouvant qu’il avait encore des choses à dire. Loin de se reposer sur une gloire passée, MAGNUM est dans la course proposant du matériel de haute qualité. Bien qu’ancré dans un rock ayant traversé les 70’s et 80’s, MAGNUM nous offre un album aux compositions inspirées et généreuses.
Peaches and Cream (4:54)
2. Show Me Your Hands (5:45)
3. Storm Baby (6:13)
4. Welcome to the Cosmic Cabaret (8:08)
5. Lost on the Road to Eternity (5:54)
6. Without Love (5:55)
7. Tell Me What You’ve Got to Say (6:27)
8. Ya Wanna Be Someone (5:56)
9. Forbidden Masquerade (5:02)
10.Glory to Ashes (5:35)
11. King of the World (7:04)
Total Time 66:57
CD 2 (bonus live CD)
1. Sacred Blood – Divine Lies (6:48)
2. Crazy Old Mothers (5:35)
3. Your Dreams Won’t Die (5:56)
4. Twelve Men Wise And Just (6:21)
[L’album propose un cd bonus sur lequel on trouve quatre titres enregistrés live en 2017 au festival Leyendas Del Rock à Alicante, en Espagne (non chroniqués car non présents sur la version presse).]


