
PRIMITIVE MAN – Immersion
Sortie le 14 Août – Relapse Records)
Ethan Lee McCarthy : Vocals/guitar
Jonathan Campos : Bass
Joe Linden : Drums
Le précédent album de PRIMITIVE MAN avait placé la barre très haut. 75 minutes d’un miasme Funeral Doom / Sludge violent, maitrisé, faisant bouillir chacune de nos cellules, et surtout, emmenant le groupe à un tout autre niveau.
On pouvait alors se dire que le groupe avait su trouvé l’équilibre parfait d’une recette qu’ils améliorent depuis 2013.
Ainsi, lorsqu’il y a 2 mois, le groupe avait laché le clip de « Menacing » annonçant la sortie imminente de leur nouvel album, j’avais retrouvé tous les ingrédients fétiches de PRIMITIVE MAN. Mais c’était mal connaitre le trio de Denver qui avait proposé quelques mois après la sortie de « CAUSTIC » deux morceaux fleuves instrumentaux tirés des sessions d’enregistrements de ce dernier (au lendemain de leur dernières journée sur « CAUSTIC » pour être exact). Deux titres, 44 minutes, parus sous le nom de « STEEL CASKET », montrant un groupe à l’aise dans des explorations Noise/Drone anxiogène.

Si j’insiste sur cette parenthèse discographique, c’est qu’elle est importante pour comprendre le virage pris avec « IMMERSION », ou devrais-je plutôt parler d’évolution… Une évolution donc, qui s’entend très clairement sur le nouveau titre « Entity » mis en avant lors de la sortie de l’album. Une longue (voir un peu trop longue) introduction noise, angoissante, qui instaure une tension difficilement supportable pour l’auditeur avant de laisser place à un champ de ruine musical, emmené par la voix caverneuse d’Ethan Lee McCarthy. Ce nouvel aspect fait de « IMMERSION » un album plus sombre que son prédécesseur (oui c’est possible) et certainement plus personnel de la part de ses géniteurs, le groupe semblant y déglutir bons nombres de leurs frustrations les plus obscures. Un Sentiment totalement renforcé sur le titre qui clôt l’album. En effet, « Consumption » nous embarque dans une longue montée d’angoisse laissant peu à peu Joe Linden martyriser sa grosse caisse, prenant la dessus sur la guitare , Ethan Lee McCarthy se débattant vocalement comme un damné dans ce marasme sonore avant de s’arrêter brutalement et couper court à « IMMERSION ».
S’il n’est pas aussi démonstratif que « CAUSTIC », ce nouveau PRIMITIVE MAN n’en demeure pas moins un album solide. Un peu court certes, mais il montre un groupe capable d’apporter de nouvelles inspirations dans sa musique pour la pousser encore plus loin sans en perdre l’aspect original.
Tracklist :

