Among The Living
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Helloween – Helloween

helloween
HELLOWEEN
Helloween

 
Sortie le 18 juin 2021 chez Nuclear Blast
 
Kai Hansen : chant, guitares
Michael Kiske : chant
Andi Deris : chant
Michael Weikath : guitares
Sascha Gerstner : guitares
Markus Grosskopf : basse
Daniel Löble : batterie
 

Back to the 80’s, back to the PumpKings !

(Avertissement : la chronique s’est fait pirater par une petite mascotte en peluche née dans les prés bordant le petit village de Wacken en Allemagne. Elle est tombée dans le metal et le hard-rock étant petite, les effets sont permanents chez elle…)

 

Clem
 
La petite famille passe sa soirée en regardant « Super Duper Alice Cooper », quand soudain…
 
« Décibelle : « Dis, Bull, c’est quoi un album ponyme ??
 
Bulldog : Pas un album ponyme, ma petite Décibelle, un album éponyme !!!
Un album éponyme, c’est quand un groupe donne son nom à son album. Exemple concret : le premier album d’Iron Maiden s’appelle Iron Maiden.
 
D : Et pourquoi on donne le nom de son groupe à son album, Karalyn ??
 
Karalyn : Il existe généralement deux cas d’albums éponymes : soit il s’agit d’un premier disque et le groupe manque d’imagination (ou veut marquer les esprits avec son nom), soit il s’agit d’un album considéré par le groupe comme une future pierre angulaire de sa discographie – pinacle ou changement radical.
 
D : Dites, vous pouvez arrêter d’utiliser des mots savants ??
 
B : … très bien… (ah ces mascottes, plus capables d’ouvrir un dictionnaire !)
Revenons à nos moutons, enfin… à nos citrouilles ! »
 
Avec une quinzaine d’albums studios en 35 ans de carrière, Helloween appartient manifestement à la catégorie des «vous allez vous prendre un méga-pavé dans la gueule », ou plus prosaïquement : « tu vas t’en rappeler de celle-là !! »
 
On ne va pas refaire, l’histoire en détail, vous la connaissez sans doute, mais brièvement : 7 musiciens apparaissent sur cet album, les 5 du line-up en place depuis 2005 et les deux qui jouent à « je t’aime, moi non plus », Kai Hansen, guitariste et chanteur des origines, et Michael Kiske, voix OH combien emblématique des deux Keeper.
 
Ce qui devait n’être qu’une tournée historique – réussie – s’est transformé en projet durable. Mais quid d’un nouvel album ? Le groupe allait-il se contenter d’appliquer la formule de la potion vivotant dans le chaudron de Better than Raw, ou bien allait-il trouver celle de la potion magique qui rend invincible, voir Indestructible (cf. plage 7) ?
 
Nous avons d’ailleurs un souvenir amusé d’une interview de Kai Hansen datant du retour de Bruce Dickinson dans Iron Maiden et qui disait en substance : « il n’y pas de doute quant à la qualité des musiciens mais c’est la qualité des compositions qui fera la différence ».
 
Chacun son tour ! En avant-première, nous avions eu le morceau Pumpkins United (qui n’apparait pas sur l’album), sympathique, mais pas transcendant. On attendait plus des 7 trublions qui assuraient un show de près de 3h00 retraçant l’intégralité de leur carrière, et où la bonne entente entre les membres des différentes époques était évidente.
 

Et puis, on nous montre la pochette de l’album. Et là, on ne plaisante plus. Et on s’attend à du lourd.

 
Et CHBAM !! : premier single, Skyfall, 12 minutes en version longue, un clip de 7 minutes, un univers développé, un visuel helloweenien à souhait, et ce son propre, sans être trop moderne (très beau travail de Charlie Bauerfeind sur tout l’album, d’ailleurs), ces développements reconnaissables et en même temps nouveau, et l’utilisation intelligente des 3 guitares et des 3 voix. On en veut plus (et on en aura plus sur l’album, puisque le morceau est enrichi d’une intro d’une minute intitulée Orbit).
 
Helloween s’ouvre sur une pièce d’introduction qui s’insère parfaitement dans le premier morceau intitulé Out for the glory. La pâte Helloween est là : speed metal, virtuose, mélodique, et la voix unique de ce bon vieux Michael Kiske qui nous replonge instantanément à la fin des années 80, enrichie par les harmonies et les réponses vocales des deux compères Andi Deris et Kai Hansen. Guitares harmonisées, batteries galopantes, gimmicks de guitare à chanter à tue-tête, pas de doute, les citrouilles sont de retour.
 
L’album se poursuit, alternant morceaux mid-tempo et d’autres plus rapides (à noter qu’il n’y a aucune balade), les titres allant de 3’30’’ à plus de 7’ (sans compter Skyfall). Les ambiances sont extrêmement variées, les chanteurs se passent le relais ou travaillent en harmonie (!) et il n’y a pas un instant de lassitude durant les 65 minutes que dure l’album (à part pour la chroniqueuse qui est partie se servir une bière pendant Best Time).
 
La première écoute est accrocheuse. Les suivantes le sont de plus en plus, ça en deviendrait presque addictif. Cet album donne l’impression qu’il va éviter l’écueil du feu de paille mais bien tenir la distance et annoncer le début d’un nouveau chapitre inespéré dans la carrière des teutons.
 
En mettant à part le cas Blind Guardian, ces dernières années, le Power Metal est incontestablement en net déclin. Mais quand Papa est de retour, il remet les pendules à l’heure, les points sur les i, les barres sur les t, les masques sur les nez et une saveur de soupe à la citrouille réconfortante, goûtue mais dans laquelle on a rajouté de nouvelles épices vient vous chatouiller les papilles.
 
« D : Mais dites, à 7, pour composer et pour enregistrer, ça n’a pas été le bordel à votre avis ? Comment on choisi dans ces cas-là ?
 
K : Eh bien, ma p’tite Décibelle, dans un premier temps, je pense les 7 citrouilles ont de la bouteille, ça a dû leur éviter les batailles d’égo. En plus, afin de se donner le plus de possibilités, les 3 chanteurs ont enregistré l’intégralité des chants leads de tous les morceaux !! ça a fait du boulot à l’ingé son, mais ça leur a aussi permis de choisir à tête reposée qui allait être le chanteur lead sur chaque morceau, chaque partie, et, à moins que Bull me contredise, je trouve qu’on entend que l’album n’a pas été enregistré ni mixé et masterisé dans la précipitation. Peut-être que le Covid a aussi aidé à prendre son temps…
 
D : moi en tous cas, cet album, il m’éclate, il me donne envie d’aller brouter de l’herbe dans les verts pâturages du Wacken ! *soupire en pensant aux festivals*
 
B : d’accord avec toi, mais il y a quand même une chose qui m’inquiète : quand ils ont fait la tournée de reformation, en jouant 3 heures, ils ont dû mettre des choses de côté. Avec un nouvel album à défendre et des concerts d’une durée plus… classique… La setlist va être un vrai casse-tête. Hein, Karalyn ? D’ailleurs, d’après toi, quels morceaux de l’album vont être joués sur scène ?
 
K : Non mais c’est quoi cette colle ? Les singles sûrement, les faces B (Indestructible)… j’aimerais bien qu’ils jouent Robot King, je le trouve accrocheur… Je ne suis pas dans leurs chaussures non plus, hein !
 
B : en tous cas, je ne sais pas ce que tu en penses, mais la totalité des morceaux me semblent taillés pour le live. Toi Karalyn, un coup de cœur pour Robot King ? Moi j’avoue que Fear of the Fallen m’a particulièrement plu. Et toi Déci ?.
 
D : …
 
K : je crois qu’on l’a perdue… elle est en train de danser comme une furieuse et d’headbanger partout dans la maison… »
 
On peut dire, en conclusion, que les citrouilles ont toujours une saveur formidable et semblent encore loin de leur date de péremption !
 
Karalyn et Bull, juin 2021.


 

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