Among The Living
Chronique Album

KATATONIA – City Burials

KATATONIA - City Burials

KATATONIACity Burials

Sortie le 24 Avril 2020 via Peaceville Records
Roger Öjersson : guitare
Daniel Moilanen : batterie
Anders Nystrom : guitare
Jonas Renkse : chant
Niklas Sandin : basse

 


Quand Katatonia entama un break durant l’année 2017 les fans s’inquiétèrent à juste titre. Ce break intervenait à la suite d’un nombre important de concerts et de tournées et était plus ou moins prévu pour un an. En outre le rythme effréné faire un album et partir en tournée dans la foulée a joué dans la balance.
De plus Jonas Renkse et Anders Nystrom jouent aussi dans Bloodbath. Et ce dernier leur a pris bien du temps. Enfin Jonas est devenu père pour la troisième fois.
Mais le groupe effectua en 2019 une tournée pour célébrer les dix ans de l’album “Night is the new day“. Et ce qui se pouvait se produire se produisit pour notre plus grand plaisir : cela donna le goût au combo de remettre le couvert. Une sorte de validation quant au devenir de la formation en somme. Du coup le collectif se mit à parler de la conception d’un nouvel album. Et très rapidement le groupe s’est mis sur le chemin du studio. 

Quand le combo a débuté au commencement des années 90 il sonnait typiquement Dark/Doom/Death avec  “Dance of December Souls” paru en 1993. En 1997 le collectif effectua un changement très important avec l’abandon des vocaux gutturaux pour l’adoption du chant clair. Et ce fut aussi un tournant pour notre chanteur car il laissa ce côté pour de bon ainsi que les parties de batterie qu’il exécutait après cet album c’est à dire qu’il stoppa net le poste de batteur à peu près en même temps que les growls. Les fans ont à l’évidence eu bien du mal à l’époque à entrer dans cette nouvelle ère. Et ce la peut bien se comprendre quand on y songe un instant.

City Burials” est leur onzième album. Il est sorti ce 24 avril via leur label Peaceville Records. Il succède à “The fall of hearts” paru en 2016. “Lacquer” est un morceau aventureux, tellement différent du répertoire habituel de Katatonia. Et quel morceau ! C’est peut être l’un des meilleurs titres composés par le groupe de toute leur carrière.


KATATONIA


Il y a ce son propre au groupe tout étant un morceau en dehors du metal. “Behind The Blood” se veut par contre bien heavy metal dans l’âme avec cette résonance à la Judas Priest pourrait-on dire. C’est comme un retour aux sources pour ce titre. Ce titre a fait l’objet d’une vidéo. Le combo aime à l’évidence prendre des risques. Katatonia a toujours su évoluer à leur guise et c’est tout à leur honneur. Progressive à souhait leur musique se veut en même temps très atmosphérique avec ce socle rock bien enraciné. Les mélodies se taillent la part du lion. On ne peut rester insensible au petit bonheur de la piste “City Glaciers“.

Les vocaux de Jonas ont  cette coloration particulière. Sa voix est tout simplement sublime. Il est à noter la finesse des soli toujours bien placés et justes. “Behind the blood“, “Flicker” et “Neon Epitaph” sont des compositions à écouter en priorité. On retrouve en tout et pour tout onze pistes avec ses cinquante minutes au compteur.
L’aspect rock est très présent qu’on se le tienne pour dit. Les guitares sonnent de façon assez claire assez souvent même si l’utilisation de la distorsion joue aussi son rôle. “Rein” possède un bon grain heavy. “The Winter of Our Coming” mixe à merveille éléments électroniques et approche typique traditionnelle à la formation. Cette composition a fait l’objet d’une vidéo concoctée par l’artiste Costin Chioreanu.
 

En définitive tous celles et ceux qui avaient beaucoup apprécié “”Dead end Kings” sorti en 2012 et “The Fall of Hearts” vont tout simplement adoré ce nouvel opus. Katatonia sait encore et toujours nous étonner, il se dépasse pour nous offrir au final un album somptueux et mélancolique au possible. Les suédois savent définitivement y faire à ce niveau là. Chapeau bas.


Tracklist
Heart set to divide
Behind the blood
Lacquer
Rein
The winter of our passing
Vanishers
City glaciers
Flicker
Lachesis
Neo, epitaph
Untrodden

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