Véritable retour en force pour le groupe de Hard-rock Koritni près de cinq ans plus tard depuis leur album Rolling (2018), leur sixième album « Long Overdue » sorti le 14 avril via Verycords risque de faire trembler tout votre voisinage, pour cause, celui-ci est mixé par Kevin Shirley, producteur et connu pour son travail avec des artistes tels que Iron Maiden, Rush, Journey ou encore Aerosmith.
Chanteur, leader et guitariste, Lex Koritni nous a dévoilé son parcours musical au Hard Rock Café à Paris. Un album à avoir absolument dans sa playlist de l’été !

Lors d’une récente déclaration tu admets que la période du Covid-19 fut l’une des meilleures choses qui soit arrivée au groupe, peux tu me le confirmer ?
Tout à fait, c’est bien ça. En fait, c’était bénéfique pour moi.
Cela m’a permis d’avoir pleins de choses positives dans ma vie, dont la composition de nouveaux morceaux. J’espère à nouveau une deuxième pandémie même si ce n’était pas évident pour les concerts (Rires) !
Est-ce difficile d’inclure de nouvelles têtes dans un projet ? Car plusieurs changements ont eu lieu dans le groupe.
Je pense que cela est plus facile pour le futur et le travail en général, les deux albums précédents n’ont fait que 4 ou 5 concerts à cause des emplois du temps de chacun, on était tous situés aux quatre coins du monde.
Tous les musiciens sont à Paris, sauf le batteur qui habite en Italie, mais c’est plus proche que Tokyo ! Ce sont des professionnels donc le boulot était productif, lorsque tu es jeune c’est facile de prendre trois ou quatre mois sur tes disponibilités, mais quand tu avances dans le temps ça devient plus compliqué pour l’enregistrement entier d’un album. Maintenant que nous sommes tous en Europe, c’est aussi une facilité pour créer des projets tous ensemble et pouvoir organiser des concerts.
Tu as commencé à jouer de la musique en apprenant le piano, avec des références comme Little Richard, Otis Redding, Chuck Berry… Ce sont des artistes que tu écoutes encore régulièrement ?
Oui toujours, la moitié du temps j’écoute beaucoup de blues ainsi que du vieux R’n’B, c’est une musique avec laquelle j’ai grandi, quelque part c’est une partie de mon ADN et ça coule dans mon sang. L’autre je la consacre au Heavy Metal et au Hard rock.
Tu as toujours dit que Koritni est un groupe à écouter afin de faire la fête, ou de boire des verres avec ses amis. As-tu cette même philosophie de vie à l’heure d’aujourd’hui ?
Bien sur. J’aime beaucoup de musiciens qui font des trucs politiques comme Public Enemy par exemple, mais ce n’est pas mon truc. J’ai mes idées politiques comme tout le monde, mais je garde ça pour moi. Je suis attaché à la musique car c’est un moment de bonheur et de partage, ce sont des choses rares qui arrivent dans la vie, de manière globale je préfère jouer avec les clichés du rock n roll, comme l’alcool, le sexe et toutes ces choses fun !

Il est difficile de programmer des tournées européennes depuis plusieurs mois. Comment voyez-vous cette évolution ?
À vrai dire, lors de la pandémie j’ai pu finir l’écriture de l’album mais pour être honnête, cela a pris du temps pour l’enregistrement. Je pense aussi à l’inflation qui me semble être une cause majeure, cela n’a pas aidé les gens du spectacle.
Tu sais, je suis gérant d’un bar/boite de nuit sur Paris et tout à augmenté, nous avons aussi moins de clients, cela à un impact sur beaucoup de métiers.
Tu as collaboré avec Pat McManus (Mama’s Boys) il y a quelques années, comment a eu lieu votre rencontre ?
Je connais Pat depuis assez longtemps, nous nous sommes rencontrés pour la première fois à Paris. Il m’a demandé de venir chanter avec lui au New Morning, sur un ou deux morceaux d’AC/DC. Après ça, nous étions programmés à plusieurs reprises sur le même festival, c’est un génie ce gars ! Je lui ai donc simplement demandé de faire un solo de violon sur un morceau, un type vraiment très sympa !
Quels ont été les disques marquants de ton adolescence ?
Cela dépend de la période ! Le premier album que j’ai acheté avec mon argent c’était « Blaze of Glory » de Bon Jovi ! C’est un disque de malade car Elton John et Jeff Beck jouent dessus en guest, ensuite je dirais « Appetite for Destruction » de Guns N Roses et celui qui a changé ma perception je dirais celui d’Ice-T « O.G. Original Gangster » car tous les samples de la musique sont de la Soul music, mixé avec un vrai DJ et non pas un ordinateur. C’était incroyable, avec les débuts de Bodycount, je peux aussi te citer ma découverte de Pantera avec « Cowboys From Hell ». Je devais avoir 16 ans lorsque j’ai découvert tous ces disques. C’était agressif et à ce moment de ma vie, j’étais en colère alors que je venais d’une bonne famille ! Comme si les mecs te parlaient et comprenaient ce que tu as au fond de ton coeur. Un peu plus tard, vers l’âge de 19 ans c’est « King of the Kill » d’Annihilator, sans hésitation ! Mais c’est un choix laborieux de ne choisir qu’un seul album !
Interview par Vincent Godard

