Among The Living
Interview

Entretien avec Robin, guitariste du groupe Ghinza

Le 5 juillet est sorti le nouvel EP de Ghinza groupe essonnien qui a forgé son travail sur scène, dans un univers japonisant en proposant du rock & ramen électrique et épicé. Pour l’occasion nous nous sommes entretenus avec Robin, le guitariste du groupe.


Ghinza


Bonjour Robin, tout d’abord félicitations pour la sortie de l’EP, est ce que tu peux présenter le groupe?

R : Bonjour, je m’appelle Robin, je viens de Palaiseau (91), je fais partie de Ghinza, je suis à la guitare, Florian au chant et à la guitare, Nicolas à la basse et Vincent à la batterie.

On a commencé le groupe en 2017, après un groupe qu’on avait créé un peu plus tôt, mais on a décidé de faire du rock 90’s avec une esthétique japonaise.

Avec cet EP on propose quelque chose de bouillant, de pétillant.

Comment s’est passée la production de l’EP qui est disponible sur toutes les plateformes maintenant ?

R : Pendant le confinement on a eu beaucoup de temps pour composer, j’ai composé la majorité des titres chez moi et on a mis tout ça en commun et on s’est réuni et on a commencé à chercher des noms autour de “Ramen Ramen“, on trouvait ça cool vu qu’on était axés sur la culture japonaise on a décidé d’approfondir le délire et d’acheter des Yukata pour la scène.
Et ce qui est fou c’est qu’au fur et à mesure on s’est dit que le ramen c’était notre plat préféré, et avec cet EP on propose quelque chose de bouillant, de pétillant.
En plus on a eu la chance d’avoir un visuel de fou par Jeremy Cissé qui est animateur et tout ce qui s’est construit au fur et à mesure ça a permis de créer une histoire à cet EP. Donc quatre titres, quatre ingrédients qui nous ressemblent. Chacun a un titre qui lui correspond.

Ghinza est clairement un groupe de live

Vous avez produit l’album via un crowdfunding (ulule) la campagne s’est très bien passée, c’était la volonté de rester indépendant et de faire ce que vous vouliez ?

R : A un moment il a fallu se motiver et j’ai émis l’idée de faire un financement participatif qui a très bien marché on a dépassé notre objectif initial, ça a vachement bien marché et permis de financer la production de l’EP, qu’on a fait au Black Box Studio d’Angers, c’était génial.
On a passé une semaine avec Peter, l’ingé son du studio qui nous a driver sur tout, toujours à l’écoute, c’était vraiment une expérience humaine incroyable. Et après on a eu les fonds nécessaires pour le faire masteriser dans un gros studio à Bordeaux à Globe Audio, qui a adoré le projet et le résultat est disponible sur toutes les plateformes de streaming et on a un Bandcamp qui arrive.


ramen ramen ghinza


On sent en écoutant l’EP, qu’il a été enregistré pour du live. Est ce qu’il a été composé avec les nombreux live que vous avez fait ?

Oui clairement, on est un groupe de live, ce qu’on adore c’est le live, on n’est pas trop du genre à s’enfermer tout le temps dans un studio à chercher encore et encore… C’est assez spontané ce qu’on propose.
C’est vrai qu’avec le confinement on a essayé de raisonner autrement parce qu’on pouvait plus se voir, plus accès au local de répétition plus rien en fait. Donc on a dû faire ça en visio mettre en commun quand on le pouvait.
Quand on à enregistrer l’EP au Black Box Studio, on a enregistré dans des conditions exceptionnelles et ces conditions on pourra jamais les reproduire sur scène.

On a pas envie que le live ressemble à l’EP, on a vraiment envie que ce soit quelque chose de différent, en ajoutant des interludes etc…
Je vous invite à venir nous voir en concert, d’ailleurs nous jouerons le 4 septembre à Essonne en Scène créé par les Francofolies, nous ferons la première partie de Catherine Ringer et de Jean Louis Aubert.

 on voulait faire un projet où même nous sur scène aurions envie de sautiller, de danser.

A quel point le confinement a affecté le travail sur l’EP ?

R: Déjà il y a eu la claque du confinement, il n’y a plus de concerts plus rien et en même temps ça nous a laisser le temps de se poser de se dire ” là j’ai le temps de composer “. De plus je suis tombé malade à ce moment-là, donc je ne pouvais plus aller travailler, ça nous a laisser vraiment beaucoup de temps pour peaufiner l’EP. Afin de proposer des morceaux qui sont liés entre eux parce que souvent on marche en single à la base, on a pas de ligne directrice et là l’EP Ramen Ramen c’était le début de ce travail-là.

On sent qu’il y a eu un vrai travail depuis vos premiers single et cet EP. Qu’est ce qui a déclenché ce changement ?

R: Les premières années, on cherchait notre style, nous étions influencés par les FOO Fighters, Biffy Clyro, vachement inspirés par les groupes du coin que ce soit Global Network, a un moment il y avait les Big Money Makers un groupe de Palaiseau vraiment cool.
Et là on s’est dit on a envie de faire un truc sautillant, tu sors du confinement t’as envie de danser et ça se rend sur les morceaux qu’on a composé. Il fallait arrêter de se lamenter sur des chansons tristes, sur les peines amoureuses. Avec cet EP on voulait faire un projet où même nous sur scène on a envie de sautiller, de danser.

Cet EP a un son plus “good vibes”, dans la volonté de s’ouvrir à un plus large public

Vous étiez très influencé par le grunge à vos débuts mais comme tu l’as dit précédemment vos influences ont évolué. Est ce que tu peux nous parler de celles ci sur cet EP ?

Avec le groupe on a des influences de base différentes. Nico, le bassiste, est plus influencé par System of A Down etc…. Florian, le chanteur, et Vincent, le batteur, sont plus influencé par Blink-182, SUM 41 et moi j’étais plus tourné vers du hard rock des années 80 comme les Guns N’ Roses.  On s’est rejoint sur Biffy Clyro, et ça nous a tellement plu qu’on est parti plus dans cette direction et au fur et à mesure des concerts qu’on allé voir , du garage punk, garage rock. C’est pour ça qu’au début on voulait ce son plutôt grunge et on voulait leur ressembler parce qu’on adorait ça.
Le confinement, ça a créé cette cassure on s’est dit qu’on voulait avoir notre propre son, un son qui nous représente nous, plus essayer de faire un truc qui ressemble aux autres.
Cet EP a un son plus good vibes, dans la volonté de s’ouvrir à un plus large public et surtout propager des good vibes, c’est important.

Vous pourrez retrouver Ghinza sur toutes les plateformes de streaming, et en live le 27/08 au Stock, à Essonne en Scène le 4/09 et à la JIMI en showcase le 9/10 et suivez les sur les réseaux sociaux pour avoir toutes les infos.


 

 

 

 

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