Among The Living
Live Report

ARCH ENEMY – AMORPHIS – ELUVEITIE – GATECREEPER @Le Zenith Paris

ARCH ENEMY – AMORPHIS – ELUVEITIE – GATECREEPER

Lundi 27 octobre 2025 – Le Zenith Paris



Grosse affiche ce soir au Zénith de Paris, avec une brochette de groupes taillés pour casser des nuques.
Excepté GATECREEPER qui ouvre le bal ce soir, on a du mal à se dire qu’il y a une réelle tête d’affiche sur le trio de poids lourds ornant le haut de l’affiche.

La proposition est osée avec une diversité de genres qui cohabiteront étonnamment bien côté public.

GATECREEPER

C’est une ouverture plutôt brutale que nous offrent les Américains de GATECREEPER, avec leur Death primal et sans concession à la mélodie.
Côté lumières on est sur le même ton question variations.

Plongés dans un vert sapin sans nuance, le quintet envoie du massif à un pit qui réagit timidement à ce déchainement de Métal old-school.

SI ce n’est pas forcément ma came à la base, leur prestation est massive, et l’attitude des gus me plait bien.
La salle n’est pas encore pleine (c’est un petit Zénith ce soir), mais la température est déjà bien montée.



AMORPHIS

Ah AMORPHIS ! c’est toujours un régal de les entendre, tant sur album qu’en live.

Et ce soir ne fera pas exception à la règle.
Véritable chainon manquant entre le Death Mélodique, le Power Métal et le Prog, les Finlandais font figure d’électrons libres dans un milieu où l’on a tendance à caser les groupes dans des genres.

C’est fort d’un nouvel album, Borderland, qu’ils vont souffler le chaud ce soir devant un Zénith et une base fan plutôt active malgré seulement 9 titres joués.

Tomi Joutsen est au taquet. Aussi présent pour ses fans que vocalement efficace, il assure un set au cordeau.
Musicalement c’est parfaitement en place, il n’en est jamais autrement avec eux.

Le son est plutôt bon, ce qui ne sera pas le cas de la tête d’affiche d’ailleurs.

La setlist brasse large, avec deux titres du dernier opus d’AMORPHIS et un point d’orgue sur The Bee pour un final en apothéose avec un titre qui a révolutionné le milieu il faut bien l’avouer.

Ce chant et ces orchestrations incroyablement catchy se révèlent différemment mais aussi efficacement en live, c’est redoutable d’efficacité.

Avec des prestations de ce genre, AMORPHIS n’a pas volé son titre de groupe emblématique toujours en quête de nouvelles explorations, méritant un positionnement diffèrent sur l’affiche à mon avis.

Perso ce fut la prestation de la soirée.



ELUVEITIE

Changements de crémerie et de style avec les Suisses d’ELUVEITIE et leur Folk Métal qui, détonnant sur le papier et dans l’affiche, vont faire le job de remarquable façon.

C’est sur un ton festif que la soirée amorce un virage, et le Zénith semble s’être clairement étoffé en fans du groupe.

Bien que cela ne soit pas forcément un genre de prédilection pour votre serviteur, il faut bien avouer que leur prestation est à la hauteur de l’affiche.
Difficile de rester de marbre face à une proposition riche et maitrisée, aux textures folks mais parfaitement intégrées à un Métal puissant et catchy.

L’alternance de chants masculins et féminins est au top ce soir, avec un point d’orgue sur The Call Of The Mountains qui semble toujours faire son effet sur le public, un titre très Within Temptation dans l’idée.
Les Helvètes vont nous régaler à coups de tin whistle, de cornemuse ou de vielle à roue, autant d’instruments peu communs dans le Métal mais à l’impact hautement mélodique.

La puissance de ce mariage de genres fait clairement son effet et trouve son public aisément.

Leur dernier opus Ànv sera mis à l’honneur avec 3 titres joués ce soir, et la même mise en avant que leur précèdent album Ategnatos.

C’est avec Inis Mona issue de Slania (2008) que les huit musiciens tireront leur révérence de très belle manière. Il s’agit d’une de leurs compositions phares.

En une petite heure les Suisses ont conquis le Zénith avec leur Folk Métal de très haut niveau et le capital sympathie qui va avec.




ARCH ENEMY

By Jane Doe

Un concert d’ARCH ENEMY c’est toujours cadencé au millimètre

Fer de lance du Death mélodique depuis quelques années déjà, ARCH ENEMY revient un an après leur passage dans le même lieu avec IN FLAMES et SOILWORK.

Cette fois-ci c’est la bande son de Bark at the Moon en hommage à Ozzy qui met dans l’ambiance avant de balancer Deceiver, Deceiver et d’enflammer le Zénith.

C’est fort de leur nouvel album Blood Dynasty, dont le backdrop porte l’effigie, que les Suédois attaquent un set qui s’avèrera épique à défaut d’avoir un son correct.

Michael Amott et Alissa White-Gluz occupent l’attention des fans forcément, avec la belle moulée dans une nouvelle tenue conçue pour la tournée.

Un concert d’ARCH ENEMY c’est toujours cadencé au millimètre, laissant peu de place à la surprise pour ceux qui les ont déjà vus sur scène.

Cette fois-ci Alissa sera plus affable, s’adressant au public en français, faisant monter encore d’un cran la température déjà au comble dans le public.

La discographie sera survolée de manière à contenter tous les fans du groupe, dont les vieux et incontournables Fields of Desolation (en final), Nemesis ou encore My Apocalypse.

La surprise viendra de cette reprise de Blaspheme avec le titre Vivre libre sur lequel Alissa chante en chant clair et de merveilleuse façon.

C’est aussi là que je l’attendais, car je trouve qu’elle devrait utiliser plus souvent cette approche vocale.

Le show est tout en puissance, mais également visuellement parfait. Joey Concepcion a prouvé, avec ce dernier album et la précédente tournée, qu’il remplace parfaitement bien Loomis.
La cohésion et l’ambiance en concert montrent la solidité du groupe, sur scène comme sur album.
Michael Amott occupe le devant de la scène, en pilier indéboulonnable d’ARCH ENEMY mais aussi du genre il faut bien l’avouer.

Les Suédois nous ont livré une prestation incroyablement intense et immersive, en parfaite osmose avec son public.
Seul défaut, le son qui a, malgré tout, un peu gâché la fête.



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