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BLEEDING GODS – Dodekathlon

BLEEDING GODS - DodekathlonBLEEDING GODSDodekathlon


Sortie le 12 janvier 2018 chez Nuclear Blast 

Mark Huisman : Chant.
Ramon Ploeg : Guitare
Gea Mulder : Basse et Backing vocals
Rutger van Noordenburg – Guitare
Daan Klemann : Batterie


La formation batave qui a vu le jour en 2012 du côté d’Utrecht refait surface après quelques démos et un album prometteur lâché en 2015  » Shepherd Of Souls « .

Ils reviennent en force avec deux changements dans le line up et un son résolument plus épique, le tout livré dans un galette à douze titres commes les douze travaux d’Hercule dont ils se sont inspirés, qui vont vous mastiquer les esgourdes durant près d’une heure. Ramon Ploeg, le leader revendique la maturation du groupe vers quelque chose de plus affirmé.
Le tout tient d’abord à l’apport des deux nouveaux arrivants recrutés sur la scène métal néerlandaise, Rudger Van Noordenburg à la guitare et Dan Klemann aux fûts. Des gars qui ont du répondant ! Et puis pas mal à Martin Powell également qui s’y est collé aux claviers pour plaquer quelques envolées dont il a le secret pour avoir officié chez Cradle of Filth.

Bref de quoi redonner un second souffle à Bleeding Gods qui nous livre un album concept de bonne facture signé chez Nuclear Blast qui plus est ! et avec un artwork bien senti, normal puisqu’il a été réalisé par un grec bien au fait de ses mythes. Un album concept donc savamment distillé : une galette des rois en quelques sortes ! un peu convenu, je reconnais pour un album sorti le 12 janvier de la part des Bleeding Gods, mais venons-en aux faits :

Ouvrant sur « Bloodguilt« , premier titre de l’album qui annonce bien la couleur déjà suggérée par la pochette, du death metal, avec des éléments de symphonique épique. D’emblée, Bleeding Gods nous fait une belle démonstration de son savoir faire : chant clair ou growl, alternance entre riffs bien death et chorus plus mélodiques, batterie rapide et technique, idem pour les guitares et les basses, et orchestre en fond. Il ne manque rien à cette entrée de galette qui annonce une belle prestation.
« Multiple Decapitation« , qui continue sur la même lancée, démontre que Bleeding Gods fait partie des rares groupes capables d’allier musique symphonique et death metal. « Beloved By Artemis« , le troisième titre, commence d’entrée de jeu sur de la double grosse caisse dans les 200 bpm, et un riff bien death, l’orchestre est laissé de côté pour une démonstration de pure brutalité. Cependant, ce même orchestre reprend de plus belle sur « From Feast to Beast« , le quatrième titre de cet album, pour une musique des plus épiques, avec le riff qui fait penser à du black métal.  « Inhuman Humiliation« , le cinquième titre, reprend dans la même veine que « From Feast to Beast« , auquel il ressemble beaucoup d’ailleurs ; à l’inverse du sixième titre, « Birds Of Hate« , qui commence d’entrée de jeu sur un solo de guitare assez thrashy, qui laisse transparaître toute la technique du guitariste lead de ce groupe, duquel on ressent les inspirations « Slayeresques » dans son solo.  « Savior Of Crete« , calme le jeu avec une introduction « aqueuse », c’est-à-dire qu’on n’entend rien d’autre que de la pluie et de la tempête, avant de reprendre sur une chanson plus mid-tempo, plus posée (pour du death).


https://www.youtube.com/watch?v=sVEpzC9XtlM


Ce titre prélude à merveille le suivant : « Tyrannical Blood« , sur lequel les guitares électriques et la batterie sont complètement oubliées, ce titre est juste une grande ballade hispanique de guitare acoustique, accompagnée par l’orchestre. On peut admirer la qualité de composition de ce titre, qui est très mélancolique, mélodieux et beau tout simplement. On enchaîne sans transition sur « Seeds Of Distrust« , qui commence directement sur de la brutalité pure, growl et double grosse caisse à l’appui, alternée avec des blastbeats. On remarque au passage, qu’au fil de l’album  les titres alternent entre une intro orchestrale calme, et une entrée en matière fracassante, bien death. Le dixième travail illustre parfaitement cette logique : « Tripled Anger » s’introduit  avec l’orchestre qui annonce la mélodie du groupe, avec là encore un mid-tempo, très black métal pour le coup.

« Hera’s Orchard« , quant à lui,  poursuit un peu dans ce côté black métal, avec une intro quelque peu atmosphérique si on oublie  la batterie ; c’est le moment de l’album où les musiques s’assombrissent et le côté black sous-jacent ressort.
Bleeding Gods au final lorgne vers le black, même s’il reste avant tout résolument une formation death, preuve en est  avec « Hound Of Hell » qui vient conclure sur un son pur death. On y retrouve les solos d’introduction, même si ce solo-là n’a rien à voir avec le premier, car beaucoup moins rempli de notes et beaucoup plus basé sur la mélodie.
Ce titre est une sorte de synthèse qui mêle tout ce qu’on a déjà entendu jusqu’à présent, et achève avec brio ce second opus qui est une belle réussite de la part du groupe néerlandais. Rien au programme pour le moment pour une tournée espérée mais pas annoncée, peu de chances, à priori, donc, de voir les Bleeding Gods du côté de l’hexagone. Pour les chtis ils pourront toujours se consoler car ils sont annoncés au festival d’Antwerp le 23 mars ou encore à Amersfoort au Payx-bas le 2 février prochain et le 28 à Apledoorn, sinon aux Metal days de Tolmin en Slovénie le 27 juillet.


 

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