Among The Living
Interview

Entretien avec DUST IN MIND

Entretien avec DUST IN MIND

Les Alsaciens de Dust in Mind nous reviennent avec un excellent « HCNO ». Un disque sombre qui montre que le combo est parmi ce qui se fait de mieux dans l’Hexagone dans le registre metal moderne. Entretien avec ce groupe fort talentueux.


dust in mind


Le départ de Jennifer votre chanteuse qui était là depuis quasiment le début du groupe a dû changer pas mal de choses pour Dust In Mind ?

Oui. Ca a déjà changé une chose importante : le chant. Depuis nos débuts il y avait un chant féminin et maintenant cela devient un chant masculin. Ca change donc forcément de nombreux éléments.
On aurait pu prendre une autre chanteuse : c’est d’ailleurs ce que nous avons fait pour les derniers concerts du contrat prévu avec Jennifer mais on a voulu changer de direction musicale et nous ne voulions pas répéter une formule encore et encore.
Du coup avoir un chant masculin devenait cohérent, même si une partie de notre public ne suivra pas forcément.

Est-ce la raison pour laquelle le groupe sonne moins indus que par le passé ?

Non. Nous aimons toujours les sonorités indus. Il y en a d’ailleurs dans le nouvel album mais elles sont plus diffuses que par le passé.

Du fait du départ de Jennifer vous avez pensé à un moment arrêter le groupe ?

A aucun moment. Dust in Mind existe depuis 2013. Le groupe a déjà sorti plusieurs albums, possède une histoire. Aujourd’hui nous ouvrons un nouveau chapitre de celle-ci. Arrêter le groupe n’a jamais été dans nos intentions.

Même si ce changement apporte une approche différente l’album reste néanmoins du Dust in Mind. 

C’est ce que nous voulions. L’album est vraiment différent de CTLR, le disque précédent mais malgré tout cela reste effectivement du Dust in Mind.
C’est peut-être plus direct, plus organique. Il n’y a pas de virage à 180 degrés dans ce que nous produisons aujourd’hui.

Que signifie le titre de l’album « HCNO ». C’est une réaction chimique, c’est ça ?

HCNO est la formule de l’acide fulminique. Une molécule instable, explosive lorsqu’elle est combinée avec certains autres composants. Cela peut produire quelque chose d’extrêmement brutal.
Nous aimions cette idée de réaction déclenchée par l’interaction. C’est ce que nous recherchons lorsque nous sommes sur scène : une réaction chimique entre nous et le public.

Chaque morceau de l’album semble correspondre aux différents chapitres d’une histoire ?

C’est exactement cela. Chaque titre de l’album est un chapitre. Et chaque chapitre possède sa propre émotion.

Le disque est sombre mais peut-on aujourd’hui produire, vu le monde qui nous entoure, une musique qui ne l’est pas ?

Bonne question. Effectivement la musique est forcément le reflet du monde qui nous entoure. Celui-ci est sombre, donc notre musique l’est.
Ce que nous produisons est également le reflet de ce que nous avons pu traverser dans nos vies, de positif comme de négatif. Mais même si les thématiques sont sombres il y a quand même de la lumière au bout du tunnel.


DUST IN MIND


On vous qualifie souvent de metal-core. Je trouve votre son plus metal moderne.

Le metal-core est un genre hyper large. Nous ne sonnons pas comme le metalcore « classique », c’est vrai, mais il y a des éléments metalcore dans ce que nous faisons. Et metal moderne, oui, nous le sommes clairement.

Vous êtes depuis pas mal de temps sur un label allemand, Darktunes Music Group. Est-ce que cela vous aide pour le rayonnement à l’international du groupe ?

Oui. Ce n’est d’ailleurs pas en France que nous sommes le plus écoutés. En Allemagne nous avons pas mal d’écoutes. Mais aussi aux Etats-Unis.

Darktunes est un label metal ?

Ils ont du metal dans leur catalogue mais à la base c’est un label plutôt orienté goth.

Le fait d’être strasbourgeois est un atout ? Vous êtes tout près de l’Allemagne.

Cela aide peut-être, effectivement. Nous sommes sur un label allemand, habitons proche de l’Allemagne. Et l’Allemagne est, comme on le sait, un pays metal.
Mais les choses en France bougent. Le carton de Gojira a permis à plein de gens de découvrir le metal. C’est une bonne chose pour toute la scène française.

Vous ferez la release de l’album à la maison le 16 mai prochain.

Tout à fait. A la Laiterie qui est une super salle. A l’affiche il y aura nous, Akiavel et Alita, un autre groupe alsacien que nous aimons beaucoup. Ca va être un super moment.


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