NO TERROR IN THE BANG – Existence (EP)
Sortie le 3 avril 2026 via Klonosphere
Trois ans après l’excellent Heal, NO TERROR IN THE BANG est de retour avec Existence, une proposition sous forme d’EP dont la densité gomme en partie les limites du format.
Brillant et audacieux : voilà les deux adjectifs qui me viennent à chaque écoute d’une nouvelle livraison du quintet rouennais, et Existence ne fait pas exception. Cinq titres puissants, cinq compositions à l’écriture affûtée, cinq musiciens accomplis et un disque à la personnalité forte.
Sofia Bortoluzzi insuffle cette tension avec un chant clair-obscur, entre growls assassins et envolées plus limpides. Il suffit d’écouter sa performance sur le sublime Human Race Kills, taillé pour l’international.
NO TERROR IN THE BANG marie des contrastes musicaux parfois déconcertants et construit un univers riche, presque cinématographique.
Si la technicité est omniprésente, elle reste subtilement distillée et ne devient jamais envahissante à l’écoute — c’est l’une des grandes forces d’écriture du groupe.

Complexe et portée par une violente introspection, Existence capte d’entrée de jeu avec le superbe Moon. L’alliance de la douceur et de la brutalité, entre atmosphères aériennes et dissonances abrasives, affirme une véritable signature.
En clôture, Chasm referme le méfait avec la même maîtrise : les passages calmes y dansent avec les séquences les plus brutales, guidés par le chant impressionnant de Sofia et la dualité parfaite des guitares.
Le tout est traversé par un groove délicat, tandis que le socle basse-batterie s’impose comme la colonne vertébrale des compositions.
Sombre et habité, l’opus explore l’humanité, sa dérive et sa propension à l’autodestruction. En fin de compte, Existence n’a qu’un seul défaut : être trop court. Bravo, une fois de plus.


