Gwar – The Blood of Gods
Label : Metal Blade
Blothar the Berserker – Chant, basse
Pustulus Maximus – Guitare, chant
Balsac the Jaws of Death – Guitare
Beefcake the Mighty – Basse
Jizmak Da Gusha – Batterie
GWAR, sans son chanteur historique, allait-il survivre à l’épreuve ou commettre l’album de trop ? Et bien les extra-terrestres visiblement font bien mieux que survivre. The Blood of Gods démontre que les individus derrière le projet GWAR ont encore quelques idées et l’envie de faire de la musique.
Niveau paroles et centres d’intérêts, ça reste du GWAR : du grand guignol dans le but de choquer les esprits chastes des puritains américains. Qu’on soit fan de métal, de hard-rock ou de punk, l’album est assez varié dans les styles pour y trouver quelques morceaux qui retiendront notre attention. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser l’album n’est pas trop bordélique, ce qui est un exploit quand on voit le nombre de personnes (une quinzaine) qui ont participé à l’écriture et à l’enregistrement de l’album. C’est aussi la marque de fabrique du groupe.

L’album dans son ensemble est assez nerveux et plaisant. Plusieurs titres font mouche comme War on GWAR, Fuck This Place ou Viking Death Machine. Concernant ce dernier les oi ! oi ! présents sur le refrain ainsi que les passages pouvant rappeler Motörhead ne sont sans doute pas étrangers au fait que le morceau a retenu toute mon attention.
Le groupe balance des morceaux dans différents styles, sans jamais donner l’impression d’avoir pondu des morceaux bouche-trou, mise à part peut-être sur Death to Dickie Duncan qui me semble le morceau le plus faiblard de l’album. Si on veut chercher la petite bête, à la limite, on peut se demander ce que vient faire une reprise d’AC/DC quand on s’appelle GWAR.

