Clemens « Ardek » Wijers : claviers et orchestrations
Il existait pour symboliser l’événement une exposition dans un musée en Hollande. Il s’agit donc ici d’un concept album qui succède à « Dance And Laugh Amongst The Rotten » sorti il y a déjà cinq ans. Ce nouvel opus « Franckensteina Strataemontanus » a vu le jour le 26 juin via le label français Season of mist. L’enregistrement a eu lieu au Tidal wave studio pour la batterie, les guitares et la basse sous la houlette de Patrick Damiani. Quant aux vocaux, les claviers et orchestrations ils ont été réalisés au Clemens Wijers Music Productions.
A ce sujet le travail sur les synthés est un des points centraux, voire la clef de voûte de leur art black metal symphonique teinté baroque. De plus la coloration indus est bien mise en relief. La piste du nom de l’album propose un riff très efficace, catchy et mémorisable instantanément. Ce dernier est l’œuvre de l’homme aux claviers. On ressent que le groupe a une réelle affection pour Rammstein qui va en grandissant pour s’affirmer sans doute de plus en plus.
Musicalement parlant le combo s’est dépassé une nouvelle fois, les samples utilisés pourraient presque faire songer à un orchestre. Le groupe a travaillé avec Robert Carranza qui a déjà fait ses armes avec The Mars Volta ou encore Marylin Manson entre autre sans s’être occuper auparavant de metal extrême. Les bataves aiment le goût du risque et c’est tout à leur honneur. Le pari est tenu et le résultat en est bluffant de puissance au niveau du son.
Même si musicalement parlant on s’éloigne très légèrement du metal extrême de leurs débuts pour se rapprocher d’un metal ayant été influencé parfois assez fortement par Rammstein. Que les fans se rassurent Carach Angren reste bel et bien dans leur créneau d’origine.

Carach Angren, les maîtres du style horror metal sont bels et bien de retour
La première piste « In German Woodland » débute par une personne qui narre. On a tout de suite l’impression de se retrouver au beau milieu d’une bande originale d’un film. L’album est constitué de surprises et l’inspiration se révèle concrètement.
L’aspect cinématographique est un atout une fois de plus car cela donne toujours l’impression de découvrir de nouvelles subtilités à chaque écoute. Et il y en a un bon paquet d’ailleurs. Bien à eux. Certains morceaux savent se montrer brutaux, efficaces et très directs au niveau des rythmiques.
On peut songer à ce sujet à la piste qui a donné son nom à la galette. Et sur cette dernière le spectre de Rammstein est décelable à l’évidence mais bien placé par petites touches et toujours avec un soucis de discrétion peut-on dire.
Les vocaux de Seregor sont toujours aussi diversifiés ce qui confère au combo une fois de plus une grande force et une originalité exemplaire. Il sait susurrer, chuchoter et passer juste après à des vocaux criards du plus bel effet. Le travail sur ces derniers est exceptionnel c’est une réalité. Au niveau des thématiques retenues Johann Conrad Dippel est au centre de cet opus.
« Operation Compass » nous offre des riffs assez massifs dans le genre et possède cette touche death au niveau du grain des guitares ce qui peut être un peu étonnant lors de la première écoute car c’est assez peu courant chez nos néerlandais.
Les maîtres du style horror metal sont bels et bien de retour et de la manière la plus fracassante possible. Il nous reste plus qu’à espérer les revoir en concert très prochainement pour pouvoir juger de la teneur de leurs nouveaux morceaux sur les planches.
Frederick’s experiments (bonus track)


