
OVTRENOIR – Fields Of Fire
Sortie le 23 Octobre 2020
Bandcamp
Après avoir tenté plusieurs fois de rédiger une chronique de ce premier OVTRENOIR (sans succès), j’ai décidé de vous faire partager ce que j’ai ressenti en écoutant ce disque, tel une histoire.
A peine les trente premières secondes passées que la lourdeur s’installe, Phantom Pain, un sentiment d’oppression vous tabasse le cervelet, le chant en retrait donne un effet aérien, ce qui équilibre complètement l’ensemble. Les deux chants se mêlent à merveille, premier morceau et cinq minutes plus tard, je pose un genou à terre, impressionnant. Wires me laisse à peine me relever que je recommence à prendre des coups dans les tempes, les guitares sont justes sublimes.
Je m’ébroue, me relève et respire, Echoes possède la zen attitude dès son introduction mais ceci ne serait-ce pas qu’un leurre… ? Un riff bien plombant survient montant progressivement accompagné par ce chant si envoutant, je crois que je vais y laisser des plumes…les guitares deviennent plus pénétrantes…puis gros moment de calme et le retour progressif ne me laissera pas indemne. Tout est énorme, les riffs, la rythmique, les chants, je me fais littéralement malmener pas ce titre, complétement assommé par la ligne de basse des deux dernières minutes…souffrance divine, énormissime morceau, quelle splendeur !
Je relève doucement la tête essayant de comprendre ce qu’il vient de m’arriver et les quatre minutes de Kept Afloat seront les bienvenues pour récupérer toutes mes forces afin de ne pas couler.

Je n’ai pas encore retrouvé totalement mon esprit que Those Scars Are Landmarks vient m’en remettre une dose, les repères s’inscrivent tel des cicatrices, les parties chant sont majestueuses, les différentes mélodies et thèmes qui se dégagent tout au long des titres sont sublimes et ne demandent qu’à nous transporter dans les abimes de nos songes…je m’y adonne…
I Made My Heart A Field Of Fire, voilà le titre parle de lui-même, qu’est-ce que c’est beau, on partage la souffrance de ce moment, comme si les braises nous laceraient réellement. Quand le refrain vous percute par sa majestueuse, on se retrouve à genoux, les bras tendu vers le ciel hurlant en silence Blessed be the fire !! Le backing vocals fait écho de façon autoritaire et le basse/batterie vous assène les coups de masses.
La liaison se fait en douceur comme si c’était la fin tant espérée, Slumber ou le sommeil, l’appel du glas, la libération de l’âme, cette ode vient presque en complainte, je me laisse aller je m’écroule et ferme les yeux … Slumber… je me laisse porter…. Emmène-moi…
Voilà, pas besoin de vous faire un dessin, ce Fields Of Fire d’OVTRENOIR fait partie de mon top 5 de l’année, je ne pense pas avoir autre chose à vous dire…révélation !
Track list

