
SOULBURN – Noa’s D’ark
Sortie Novembre 2020
Twan van Geel – vocals/bass
Eric Daniels – guitar
Remco Kreft – guitar
Marc Verhaar – drums
Ce dernier dont la ville d’origine est Oldenzaal est de retour avec « Noa’s D’ark » via le label Century Media. Ce nouvel opus succède à « Earthless pagan spirit » paru en 2016. Il est sorti le 13 novembre. Depuis « Feeding on angels » paru en 1998 la formation batave a sorti en tout et pour tout quatre albums au total pour une carrière d’environ vingt-cinq ans. Il est nécessaire de souligner le fait que la formation s’est mise en stand-by d’environ 1998 à 2014 pour son come back en fanfare avec « The suffocating darkness« .
Le titre de l’album concerne l’Arche de Noé. Il s’agit donc d’un lien très précis avec la Bible. Plus concrètement c’est en rapport avec le changement climatique et ses conséquences pour l’homme mais aussi il est question plus ou moins distinctement de vampirisme. Twan est d’ailleurs très branché par la lecture de Nietzsche. D’emblée on peut noter que les riffs possèdent cette coloration propre aux années 90. Avec la situation sanitaire que tout le monde connaît la conception de l’album s’est faite à distance. Eric le guitariste s’est chargé de la composition et a ensuite transmis ses parties de guitares aux autres membres. Et ça démarre fort avec « The Morgue of Hope » avec son riff écrasant au possible et son atmosphère lugubre. Cette piste est une excellente entrée en matière. Le titre de l’album est un peu mid-tempo sur les bords et ça leur réussit bien pour poser une vraie ambiance. « Tempter Ov the White Light » est complétement taillé pour la scène et donne une grande envie de headbanging frénétique. Au rayon des très bonnes surprises nous avons le plaisir de retrouver Martin Van Drunen sur « Anointed – Blessed – Born For Burning« . On peut songer à l’évidence à Asphyx du coup et à d’autres formations de renom.

Le chant de notre hollandais est jouissif comme à l’accoutumée. Sa voix se juxtapose à merveille à celle de Twan. Deux très grands vocalistes dans ce style sont réunis ici pour le meilleur et uniquement le meilleur. Vous l’aurez compris cette piste est à écouter en priorité. La pochette de l’album représente un temple au Cambodge du nom de Phnom Chhnork. Ce lieu a été pris en photo par Twan lors d’un voyage. Et le rendu est plutôt agréable à voir. Certains morceaux sont très efficaces dans ce genre de death/doom mâtiné de black. Des vocaux clairs font leur apparition avec parcimonie comme par exemple sur « From Archaeon Into Oblivion« .
Soulburn fait bel et bien parler la poudre sur ce quatrième album destiné aux inconditionnels du genre et à tout fan de très bon death metal qui se respecte.
Noah’s D’Ark
Anarchrist

