
MASS HYSTERIA – Tenace part 2
Verycords
Mouss Kelai — chant
Yann Heurtaux — guitare
Raphaël Mercier — batterie
Frédéric Duquesne — guitare
Jamie Ryan — basse
Quelques mois après la sortie de la première partie de Tenace, l’impatience touche enfin à sa fin avec la sortie du second volume. Plus qu’une simple suite, Tenace partie 2 poursuit l’histoire que le groupe avait commencé à nous raconter.
La première impression qui ressort après avoir écouté Tenace 2, c’est qu’on est en présence d’un album moins oppressant et sombre que dans la première partie, mais toujours travaillé avec soin que ce soit dans les riffs, les refrains ou l’habillage sonore. Attention c’est pas pour autant qu’on donne dans l’ambiance fête foraine. Non, Tenace 2 semble vouloir apporter une réponse, une touche d’espoir, de révolte à travers 7 morceaux qui par moment peuvent rappeler l’esprit des 1ers albums de Mass Hysteria, mais avec l’expérience de 30 ans de carrière et un son actuel. Au côté d’une musique plus directe que sur Tenace 1, le chant de Mouss apparaît également comme plus solaire.

Un album toujours travaillé avec soin.
L’Inversion des pôles, L’air bien, Washington décès, Un ange passe, Ex-Voto, autant de morceaux qui dès la première écoute s’imposent comme des titres majeurs de la discographie du groupe. Il s’en dégage une énergie folle. Ils portent en eux le souffle de la révolte que tente de faire passer le groupe.
L’album se termine sur deux morceaux moins classiques. Le 1er c’est L’émotif impérieux, morceau qui va prendre une tournure surprenante un peu avant la 3ème minute. Avec un break mixant percussions façon tambours du bronx et instruments à corde avant de repartir sur des choeurs féminins. Concernant le dernier morceau, le club du feu, il s’agit d’un final dans lequel j’ai eu du mal à rentrer, que ce soit la musique comme le texte, un final obscur et mystérieux.
Il faudra quand même un jour reconnaître à Mass Hysteria d’avoir toujours voulu et su évoluer, sortir de sa zone de confort, renouveler son énergie et ses inspirations musicales, là où un paquet de groupes montrent des signes de sécheresse créative dès le deuxième album.

