RAISMES FEST 2024 – DAY 2
Dimanche 8 septembre
Nouvelle journée pour le RAISMES FEST, et elle sera à la hauteur de la précédente même si le temps fera des siennes en tant qu’invité surprise.
THE MAD JACKETS
On commence par une très belle découverte avec les THE MAD JACKETS qui remplacent au pied levé la défection de GODGRIEF.
C’est avec un Rock efficace et catchy que le trio de Valencienne va créer la sensation devant un public encore clairsemé. Réellement taillés pour le live, le trio botte littéralement le cul de l’assistance. THE MAD JACKETS donne tout et cela se voit.
Perso j’ai beaucoup aimé leur prestation. Un groupe à suivre avec leurs deux EP au compteur.
THE GEORGIA THUNDERBOLTS
On change de registre avec les Américains de THE GEORGIA THUNDERBOLTS, bien qu’ils naviguent également dans les eaux d’un Rock estampillé 80’s.
Mais c’est bien réducteur d’arrêter là la comparaison. Distillant un Blues/Rock perfusé à la Country, THE GEORGIA THUNDERBOLTS puise ses racines dans une Amérique rurale aux accents sudistes.
Le quintet fera son effet sur un public visiblement amateur du genre, et il faut bien dire que l’on a ici une formation parfaitement en place. TJ Lyle (chant) force le respect par sa voix mais également par une certaine tristesse propre au genre. Si l’ensemble du groupe est aguerri quant à la maitrise de leurs instruments, Riley Couzzourt (Lead guitar) est plutôt mis en avant et remarquable par son jeu.
Même si les gus ne sont pas plus communicants que cela, le set sera aux petits oignons. A suivre de très très près. Ils auraient merités d’etre plus haut sur l’affiche.
Thomas Frank HOPPER
Ma claque de la journée. Un groove XXL, du talent, une gueule d’ange à la Elvis jeune, Thomas Frank Hooper a fait ma journée. Avec une attitude solide et sympathique Thomas Frank est un artiste multi casquettes aussi à l’aise au chant qu’à la guitare.
Rudement bien accompagné, il forme un quintet à la cohésion impeccable et aux nuances musicales incroyables. Difficile de rester indiffèrent à une telle prestation.
Commençant le concert assis, une guitare sur les genoux (en fait une planche de Skate avec des cordes), il démontre d’entrée de jeu sa maitrise de la six cordes, et en particulier sur du lapsteel.
Inconnu au bataillon avant ce jour, je me suis empressé de faire l’acquisition de son dernier album, Paradize City. C’est tout dire !
Bien ancré dans le blues, Thomas Frank Hopper nous distille un rock à plusieurs facettes qui ne laisse pas de place à l’ennui. C’est classieux et on en redemande encore et encore. Bravo !
MASSIVE WAGONS
Changement de ton et de décor avec les Anglais de MASSIVE WAGONS. Mais le chanteur, à défaut de chanter juste, a une attitude scénique catchy. La bonne volonté et l’énergie sont là. Avec son t-shirt « The Höt Damn » (un snaggletooth en mode arc en ciel), le chanteur ne ménage pas sa peine et a une attitude badass plutôt marrante.
Musicalement on est dans un hard rock épicé au punk, couillu et un peu convenu malgré quelques sursauts décalés. On passe un bon moment avec ces Anglais, malgré une certaine redondance qui s’installe avec les titres. Il y a du Offspring là-dedans et on se marre bien.
SIDEBURN
Alors avec les Suisses de SIDEBURN c’est plutôt carré, dans le genre Rock très marqué Australien (si vous m’suivez).
Clairement installé dans une sorte de « cover band » mais avec ses propres compos, c’est propre et très bien interprété. Mais je me lasse rapidement, ce n’est clairement pas ma came. On aura même le droit à une reprise de Rock ‘n’ Roll Outlaw des « autres » Australiens Rose Tattoo.
CACHEMIRE
Il aura fallu quelques années pour que je mette une musique sur CACHEMIRE, groupe dont j’ai toujours entendu parler sans jamais les voir. C’est chose faite et il était temps.
Les Nantais viennent me coller la deuxième grosse baffe de la journée question live.
On est dans un rock ultra énergique, explosif au chant en français. Entre du NO ONE et NOIR DESIR, CACHEMIRE va retourner littéralement le Raismes Fest et faire l’unanimité.
Il faut dire que Fred Bastar, le frontman, sait y faire quand il est question de faire bouger et participer le public. Il réussira même à provoquer un Wall of Death, gageur sur un Festival comme celui-ci. Quel charisme !
Les autres ne sont pas en reste, déroulant une setlist parfaite et carrée.
Le pit est acquis et cela se voit.
Finalement on retrouvera même un petit gamin de l’assistance sur scène, un bout d’chou plutôt impressionné dans les bras d’un Fred Bastar loquace. Une prestation qui restera gravée dans la mémoire du Raismes Fest.
JELUSICK
J’avais hâte d’entendre et de voir le phénomène Dino Jelusick, chanteur incroyable et au palmarès déjà bien rempli. Le gus a commencé tôt (5ans) et a déjà tourné dans des groupes prestigieux comme Trans Siberian Orchestra ou Whitesnake (sur lequel il jouera du clavier et secondera Coverdale au chant).
Le quatuor Croate a tout du super groupe quelque part, tout au moins avec un line-up de musiciens incroyables.
Et c’est là que le bas blesse pour ma part. C’est trop « parfait » pour avoir une âme et rapidement je m’ennuie. Entre un guitariste aussi talentueux que démonstratif, un bassiste en mode kangourou, seul le batteur reste dans les clous.
Distillant un heavy rock à la Whitesnake, JELUSICK se donnera à fond ce soir.
Dino est un chanteur à la voix puissante et captivante, c’est indéniablement un des meilleurs du moment. Et quel compositeur il fait.
Je laisse ma place et j’en profite pour aller manger un morceau.
D-A-D
On finit la journée sur un groupe que j’adore, accompagné par la pluie également. Les Danois de D-A-D viennent en terre connue et déjà conquise, pour la troisième fois en 10 ans.
Ce soir, et malgré la pluie, ils vont se donner à un public trempé et brave devant l’intempérie.
Les frères Binzer (chant et guitare) sont toujours aussi efficaces et concentrés tandis que Stig Pedersen (basse) laisse libre court à son grain de folie (plus calme qu’à l’accoutumé). Laust Sonne (batterie) est stoïque, un véritable socle imperturbable et d’une efficacité à toute épreuve.
La setlist est parfaite (enfin j’aurais bien aimé entendre I won’t cut my hair), avec un début allant crescendo et commençant par Jihad.
Ils feront la part belle à leur album No Fuel Left For The Pilgrims, dont ils joueront 5 titres ce soir.
Les classiques sont là. De Point of View à Sleeping My Day Away en passant par Bad Craziness ou encore Everything Glows, c’est une véritable machine à remonter le temps pour moi.
La pluie ne les arrête pas, et encore moins l’exubérant Stig. Ce grand échalas nous exhibera deux de ses basses à deux cordes, une transparente et éclairée mais surtout celle au corps en croix de guerre avec l’avion du Baron Rouge posé sur la chaussette.
C’est un sans-faute. Il faut dire que je suis fan du groupe.
C’est la fin, et la pluie tire sa révérence également.
Le RAISMES FEST est et restera toujours un festival à part. Fort d’une équipe d’organisateurs au taquet et pointus, doublé de bénévoles efficaces et sympathiques, le festival a tenu ses engagements avec une affiche riche en découvertes. C’est un Big-up pour eux et en espérant qu’il perdurera encore et encore. Bravo !







































































































































