PANTERA – POWER TRIP – KING PARROT
Paris – Adidas Arena
Samedi 15 février 2025
Cowboys from the past !
Grosse soirée en perspective à l’Adidas Arena de Paris avec le retour de PANTERA en mode super groupe et accompagné des très attendus POWER TRIP et KING PARROT.
KING PARROT
C’est aux Australiens de KING PARROT d’ouvrir le bal devant une salle qui peine à se remplir. Distillant un Grindcore tirant vers le hardcore et le punk, ils peineront à faire bouger la fosse ce soir malgré leurs efforts certains.
Certes le son était bien pourri les concernant, et leurs compos n’aidant pas à discerner les « subtilités » de leur musique, le public n’adhère pas des masses.
Quintet haut en couleur, notamment avec leur bassiste torse poil et au ventre digne d’un brasseur, l’énergie balancée sur scène est plutôt remarquable. Les blagues fusent et ce n’est pas forcément de la haute voltige mais ça colle au groupe.
A noter la présence de Phil Anselmo en « spectateur », qui semble bien les apprécier (il doit lui rappeler une certaine époque de PANTERA).
Clairement, le set ne fait pas dans la dentelle et la mise en bouche sera tout de même au niveau pour chauffer la Adidas Arena.
POWER TRIP
C’est bien POWER TRIP que j’attendais spécialement ce soir, et je n’étais pas le seul visiblement.
Cela fait plaisir de les voir revenir sur scène, 5 ans après la mort de leur frontman Riley Gale qui avait mis en pause (pour ne pas dire un coup d’arrêt définitif) le groupe.
C’est avec Seth Gilmore (SKOURGE) que POWER TRIP continue sa route aujourd’hui et ce soir ils vont prouver que ce n’est pas anecdotique.
Les Américains vont faire un super boulot, délivrant un Thrash estampillé « crossover » (parce qu’il faut toujours coller de foutus étiquettes partout) d’excellente facture. Le quintet va définitivement réveiller la salle et initier les premiers crowd surfing.
Contrairement à KING PARROT, leur son est très bon, et en ouvrant avec le terrible Soul Sacrifice ils assurent un début de set parfait. La suite avec Executioner’s Tax (Swing of the Axe) et Firing Squad vient tabasser sévèrement (cette basse claquante…).
POWER TRIP est l’image même que je me fais d’un Thrash Metal à la fois heavy, groovy et incisif.
Les riffs sont assassins et la section rythmique dans son ensemble est au cordeau. Seth Gilmore assure carrément bien le remplacement de Gale, même si je n’aime pas les comparaisons. Il a son style et tient bien le poste.
Le final avec Manifest Decimation fera ma soirée, Thrash oldschool béni des dieux.
La bonne santé du groupe ce soir me laisse dans l’attente impatiente d’une rapide production d’une nouvelle galette. A suivre et bravo.
PANTERA
Peu avant 21h, sur le coin de la scène, les photographes peuvent apercevoir Bruce DICKINSON et madame, ainsi que Carla Harvey (ex BUTCHER BABIES et compagne de Charlie BENANTE) attendant le début du concert. Il va forcément y avoir une surprise à la clé.
C’est également le moment que choisit Zakk Wylde pour faire son tour dans le pit et saluer, avec ses lunettes improbables et ses figurines, un premier rang surpris et ravi.
Le rideau griffé PANTERA tremble tandis que la vidéo sur les anciens moments bénis du groupe, et en particulier avec Dimebag Darrell, est projeté sur les écrans de la salle.
La fosse est déjà au taquet.
Ouvrant les hostilités avec A New Level, Anselmo et ses sbires vont dérouler une setlist d’incontournables de PANTERA, avec une place d’honneur pour l’album Vulgar Display Of Power.
Anselmo, toujours en short et pieds nus, sera loquace (peut-être un peu trop même), et dans une grande forme.
C’est un set à l’Américaine, avec chaque acteur à sa place, un show millimétré sous pyrotechnie, sans surprises, et un son au top.
La salle fait un seul bloc derrière le groupe, les quinquas retrouvent une deuxième jeunesse.
C’est clairement un tribute band que l’on a ce soir, avec un Zakk Wylde faisant son boulot en mode musicien de session, poseur comme à son habitude et bien à sa place, et un Charlie Benante impeccable. Anselmo et Rex Brown font le boulot également, mais il n’y a plus cette folie qui habitait PANTERA à l’époque.
Même l’arrivée de Bruce DICKINSON sur scène pour Walk semble convenue et presque maladroite. Engoncé dans sa parka et décalé dans le refrain, on dirait que rien n’a été préparé.
Malgré tout, la salle est conquise et s’investie pleinement dans le show.
Les fans nostalgiques et cinquantenaires y ont entendu et vu ce qu’ils voulaient, et c’est bien là le principal. Faire marcher la petite locomotive à souvenirs et prendre sa cure de jouvence le temps d’une soirée.

























































































