Among The Living
Chronique Album

PEARL JAM – Gigaton

pearl jam gigaton
PEARL JAMGigaton

Sortie le 27 Mars 2020

Eddie Vedder – chant, guitare rythmique

Mike McCready – guitare solo, chœurs
Stone Gossard – guitares solo et rythmique, chœurs
Jeff Ament – basse, chœurs
Matt Cameron – batterie, percussions, chœurs

Que peut-on attendre aujourd’hui d’un nouvel album de PEARL JAM ? De la crainte pour un fan qui risque une cruelle déception ? Une belle surprise d’un groupe de quinquas n’ayant jamais cessé le combat ? Pale redite d’un genre moribond que l’on tente de remettre au goût du jour ?
7 ans après un Lightning Bolt qui se voulait rassurant quant à la santé et l’inspiration de la bande d’Eddie Vedder, les enfants terribles de Seattle nous reviennent dans une belle forme avec ce Gigaton.
Certes, il va falloir un certain investissement de la part de l’auditeur pour appréhender cet album oscillant entre classique rock, compos énervées et ballades souvent mielleuses (un peu trop nombreuses à mon goût). Ne cherchez plus le PEARL JAM d’antan, car il a (presque) complètement disparu à quelques exceptions près.
Ouvrant l’opus sur un Who Ever Said bien rock et plutôt classique dans son approche, avec une digression électronique sur la partie soli, la mise en bouche est plutôt de bon aloi et catchy.
Gigaton sert une fois de plus de tribune à PEARL JAM, comme ce coup de griffe à Trump sur Quick Espace, probablement le titre de l’album le plus inscrit dans la tradition et le son du quintet.
Quelques belles surprises comme Dance Of The Clairvoyants, titre groovy et sortant le groupe de sa zone de confort, ou encore ce Superblood Wolfmoon aux accents grunge bien énervés et sur lequel on retrouve un Vedder hargneux et au mieux de sa forme.
Produit par Josh Evans, Gigaton nous offre 12 morceaux assez inégaux.
Passés les 4 premiers, l’album perd en tonicité, offrant une suite de titres certes bien ancrés dans l’émotion, mais souvent trop convenus à l’image de Buckle Up ou encore Alright.
Seven O’clock sort son épingle du jeu, renouant avec la période Ten. De même avec Never Destination, très énergique et digne d’un Vitalogy.
Au final ce Gigaton reste un bon cru de PEARL JAM, même si j’en attendais malgré tout un peu plus. Le surplus de ballades et la nostalgie pesante ont entaché mon écoute, mais une bonne partie de l’opus a fait mon bonheur. A vous de vous faire un avis.


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