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Watain – The Agony & Ecstasy Of Watain

The Agony & Ecstasy of Watain
WATAIN
The Agony & Ecstasy Of Watain

Sortie le 29 avril 2022

Erik Danielsson – chant, basse
Pelle Forsberg – guitare
Håkan Jonsson – batterie
Hampus Eriksson – guitare
Emil Forcas – Batterie

 


Enregistré en live dans une vieille église de la campagne suédoise, The Agony & Ecstasy of Watain rapproche l’auditeur de l’essence même du groupe. Bien que Watain soit toujours entouré de rumeurs et de controverses, s’est toujours efforcé d’être le plus sincère et authentique envers ses fans ultimes.

Les dix titres ont été écrits par la Trinité fondatrice (Le Trident) de Watain (Erik Danielsson, Håkan Jonsson et Pelle Forsberg). C’est aussi le premier album de Watain à être enregistré avec le line-up complet c’est à dire Alvaro Lillo (basse), Hampus Eriksson (guitare) et Emil Forcas (batterie).

Après un album The Wild Hunt qui en avait perturbé plus d’un et un Trident Wolf Eclipse très bourrin qui voulait renouer avec la violence des premiers albums mais qui n’avait pas vraiment convaincu, voici donc The Agony & Ecstasy Of Watain. Ce 7ème album est plus mature, toujours produit par Tore Gunnar Stjerna au Necromorbus Studio qui place en avant toutes les nuances que l’on aime retrouver chez les suédois. Chaque note, chaque riff, chaque blast, chaque ambiance malsaine est savamment mise en avant.

Leur meilleur album depuis Lawless Darkness

Quand on découvre un nouveau titre on est impressionné par le travail réalisé par les musiciens. C’est peut-être aussi dû au fait qu’ils aient enregistré en live et donne cette impression d’homogénéité ne formant qu’un bloc. Ici les lignes de guitares sont créatives, ne se cantonnant jamais dans la facilité. Ils trouverons toujours une mélodie différente tout en restant dans le thème.
Quant à Erik. Il arrive à moduler sa voir avec son growl particulier et à faire passer une multitude de sentiments.


watain


L’album commence très fort avec le triptyque (ou le Trident) « Ecstasies In Night Infinite », « The Howling » et « Serimosa » qui nous montre d’emblée l’étendu de ce que peut faire Watain d’une manière méticuleuse en 2022. « Ecstasies In Night Infinite », nous attrape à la gorge, tandis que « The Howling » nous la taille d’une oreille à l’autre pour que « Serimosa » recolte notre sang encore chaud afin de le transformer en offrande.

Avec le titre très lent « We Remain », Watain explore un côté plus atmosphérique gorgée de détresse où la voix dramatique et puissante de Farida Lemouchi (ex-The Devil’s Blood, Molasses) couplée à celle d’Erik accompagné du guitariste Gottfrid Åhman (ex-In Solitude, PÅGÅ) donnent un côté des plus cérémonial à cette longue marche vers l’autel de Watain. Alors que sur « Funeral Winter » il nous écrase par la persévérance et l’agressivité de son chant sous des riffs telluriques qui nous font entrapercevoir les entrailles du mal dans les profondeurs de la Terre.

Watain restera le loup solitaire qu’on connait.

La batterie est toujours en finesse, jamais bourrin avec du blast à tout prix, à l’image de l’épique « Before The Cataclysm ». Elle sait donner de l’espace, du temps mort, des moments de respiration pour mieux reprendre. Et ce, juste après avec une multitude de changement de rythmes.

Les guitares sont toujours aussi belles avec un dialogue malsain qui s’opère entre les deux guitaristes comme sur « Black Cunt ». Bien sûr on ressent toujours les mélodies, héritage d’une période maintenant lointaine (Dissection).

C’est leur meilleur album depuis Lawless Darkness. Mais Il ne fera toujours pas l’unanimité face aux ultimes qui ne jureront que par Casus Luciferi et Sworn to the Dark.

À n’en pas douter avec The Agony & Ecstasy Of Watain, les suédois ont encore franchi un pas dans la reconnaissance d’un public encore plus nombreux. Assurément de nouveaux adeptes rejoindront la horde ou plutôt la légion qui se masse derrière Watain.

Quoi qu’il arrive et quoi qu’on en pense, Watain restera le loup solitaire qui pour continuer à vivre devra poursuivre sa chasse, sans peur et toujours libre de ses mouvements dans la nuit noire de notre conscience.


 

 Tracklist :

1 – Ecstasies In Night Infinite
2 – The Howling
3 – Serimosa
4 – Black Cunt
5 – Leper’s Grace
6 – Not Sun Nor Man Nor God
7 – Before The Cataclysm
8 – We Remain
9 – Funeral Winter

10 – Septentrion


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