Among The Living
Interview

WOEST : entretien avec Torve, chanteur du groupe!

Entretien avec Torve, chanteur de  WOEST

Comme son nom l’indique « Vomir à Outrance » n’est pas un disque facile. La musique de Woest oscille entre black et indus et fera sans doute peur à des oreilles non averties. Mais pour qui y prêtera attention cet album s’avère fort intéressant. Entretien avec Torve chanteur du groupe.


WOEST


Ce nouvel album arrive six ans après « Le Gouffre ». Pourquoi un temps aussi long ? Est-ce qu’il y a eu un moment donné l’idée de splitter ?

Il y a eu le Covid et pas mal de changements de line-up. Cela ne fait qu’un an que nous nous sommes tous fixés le même but dans le groupe Il n’y a jamais eu pour autant l’idée d’arrêter. Même si on a mis du temps pour sortir ce nouveau disque il y a toujours eu l’envie de continuer.

Woest a toujours eu ce son entre black et indus ?

La première démo était quelque chose d’assez amateur. Quelque chose de très lo-fi. Depuis on a ajouté d’autres éléments à notre musique. Nous aimons bien la musique électronique et le black avant-gardiste. Avec en plus de cela une attitude un peu punk.

Quel style de black aimes-tu ?

Je n’aime pas trop le black 90’s. Nous aimons le côté sombre et morbide du black. Le black a un côté punk dans son identité. On apprécie cela.
On a beaucoup écouté des groupes comme Celtic Frost ou Bathory. Nous n’écoutons guère de post-black. Nous sommes assez ouverts musicalement. Je peux écouter du rap ou de la techno, par exemple.


Woest 


Votre musique n’est pas simple d’accès.

Nous avons envie de faire ce qui nous correspond et ce qui nous plait. Notre musique n’est guère accessible c’est vrai mais je pense quand même que nous pouvons toucher des gens technoide.

Le disque est très long. Tu n’as pas peur de faire peur à l’auditeur avec un disque aussi long ?

J’aime les albums longs. En plus de cela nous avons des choses à dire. Nous avons chacun des idées dans le groupe ce qui fait que lorsque nous les assemblons cela donne pas mal de matière.

Comment avez-vous signé avec Source Atone ?

Je connaissais Kris. Il m’avait dit que nous pourrions faire des choses ensemble à un moment ou un autre. J’aime Salo qui nous ressemble un peu et sont chez eux. Ils ont comme nous des thématiques sombres et nihilistes. Source Atone est un label qui nous correspond bien avec un roster ouvert. On reste un groupe de niche. Source Atone est le label idéal pour notre style de musique.

Vos textes sont hyper durs et hyper cash.

Je parle en mon nom. Je retranscris mes pensées. Le black reste le meilleur vecteur pour raconter ces choses-là. Et puis la maladie, la détresse psychologique sont des thèmes d’actualité.

Vous êtes un groupe marseillais. Pour autant votre musique est l’opposé d’une musique ensoleillée.

J’aime beaucoup Marseille. C’est une ville très urbaine. La ville nous a influencé pour le côté industriel. Il y a des paysages ici qui collent bien à notre musique. Marseille est une ville atypique. C’est rare les villes qui ont un centre-ville assez pauvre. C’est le cas ici.

 Le groupe joue aussi live ?

Oui on a toujours fait du live. Nous avons pas mal joué à Marseille. Sur scène nous créons une atmosphère particulière avec des projections, des extraits de films. Nous mettons des extraits de films japonais étrange comme « Tetsuo » par exemple ou des films de body-horror


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