Among The Living
Live Report

NASHVILLE PUSSY – PETER PAN SPEEDROCK – JOHNNY ON THE SPOT

NashvilleNASHVILLE PUSSY – PETER PAN SPEEDROCK – JOHNNY ON THE SPOT 

Le Galz’art Paris

15 Mars 2016

 

 

 

 

 

 


 

Ce mardi 15 mars 2016 sera placé sous le signe de la bière, d’ambiance de saloon et surtout de rock couillu. En effet ce soir, au Glazart, les ricains de NASHVILLE PUSSY sont de retour sur Panam, solidement épaulés, notamment par les allemands de PETER PAN SPEEDROCK, ce qui promet une soirée proche de la bastonnade.

C’est donc dans une salle  affichant sold out que les teutons de JOHNNY ON THE SPOT servent la première volée de bois vert. Les 4 gus envient un rock bien lourd, ne laissant que peu de place pour se la couler douce en sirotant sa bière. Les titres filent tandis que la salle finit de se remplir.

Le chanteur est investi, épileptique et énergique, tout comme le son qu’il nous balance. Ils font le boulot. Le chanteur se fera même une petite incursion dans la fosse avec une caméra histoire de filmer l’ambiance au cœur du pit. Toujours au-devant du public, les gus ne ménagent pas leur peine en nous livrent ce soir une prestation d’une demi-heure de très bonne qualité.



 

On monte d’un cran dans le foutoir, avec les PETER PAN SPEEDROCK et leur charismatique leader chanteur Peter van Elderen. Inclassables et barrés, les teutons nous livrent un set des plus assassin, distillant un Psycho Rock tirant sur le punk. Les morceaux fusent telles des balles de kalach. La salle est pleine à craquer et la place devant la scène devient difficile à tenir.
La température est de la partie. Le Glazart tient plus de la cocotte-minute que d’une salle de concert tandis que les premiers pogos éclatent.
Peter est comme possédé. Accroché à sa guitare il balance la sauce sans temps mort à un public qui en redemande sans cesse. Le son n’est pas à la hauteur du set. Le trio envoie du lourd et les premiers rangs commencent sérieusement à morfler. Ruyter Suys (des Nashville) est planquée dans le coin et ne rate rien du spectacle, lançant des clins d’œil entendus à un Peter imperturbable.
Peter est sans pitié. Habité par sa musique il éructe ses titres comme autant de sermons vindicatifs. La salle exulte, visiblement une bonne partie des spectateurs est venue pour eux et le fait savoir.
Après 45 minutes de folie qui auront mis à genoux la salle, les PETER AN SPEED ROCK quittent la scène non sans avoir serré les paluches des fans agglutinés sur le devant de la scène. 



 

C’est sous les ovations de public que les NASHVILLE PUSSY font leur entrée sur scène, la bouteille de Jack accrochée à la main de Ruyter donnant le ton. Après peu de palabres, les ricains attaquent sur un Come On Come On qui va retourner la salle (qui restera en ébullition jusqu’à la fin du set).
Blaine Cartwright est en forme, stetson vissé sur le crane et bacchantes affutées. Il envoie du bois stoïquement alors que ses harpies font le show. Petite fierté et pointe de chauvinisme, le leader porte un T-Shirt des Wizzö, groupe francilien qui a souvent ouvert pour les américains.
Ruyter et Bonnie, objet de toutes les attentions,  sont parfaites dans leurs rôles, assurant une montée en température aussi bien due à la vue qu’au son.
Ruyter est aussi souvent debout qu’à genoux, maltraitant sa six cordes à chacun de ses solos. Bonnie quant à elle est moins dans la démonstration mais n’a rien à envier à sa consœur quant à  l’envoi de watts !
La setlist est parfaite, couvrant l’intégralité des méfaits du groupe, faisant écho à la sortie de leur 10 Years Of Pussy l’année dernière. L’ambiance est digne du pire bar texan nourrit au bourbon. Les slams n’arrêtent plus (poussant même Blaine à calmer le jeu) : les NASHVILLE viennent une fois de plus de livrer un concert de haute voltige.

Plus d’une heure trente de set et 17 titres qui bastonnent, c’est à minuit et sur un Fried Chicken and Coffee dévastateur que les NASHVILLE prennent congé de leur public rincé. Encore une soirée au top avec un groupe respectueux de ses fans et qui délivre toujours un concert de qualité. On aura bien sûr le même plaisir à les retrouver sur l’Edition 2016 du HELLFEST pour ceux qui feront le déplacement.


 

 


 

Setlist :
Come On Come On
Rub It to Death
I’m So High
Pillbilly Blues
High as Hell
Wrong Side of a Gun
Shoot First and Run Like Hell
Hate & Whiskey
Going Down Swinging
Everybody’s Fault But Mine
Up the Dosage
Go to Hell
Good Night for a Heart Attack
Why Why Why
Go Motherfucker Go
Struttin’ Cock
Fried Chicken and Coffee

 

 

 

 

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