APOCALYPTICA – Live In Leipzig – Wagner Reloaded
Est-il besoin de vous présenter Wagner dont vous connaissez forcement une partie de l’œuvre, parfois même sans le savoir ? Largement exploité par le milieu cinématographique sous forme de BO, c’est au détour d’un Apocalypse Now ou encore d’Excalibur que votre rencontre avec le compositeur aura eu lieu (sans oublier quelques animations incontournables).
Les compositions de cet album s’inspirent largement de l’œuvre du maitre, mais sont avant tout des créations originales du groupe élaborées spécialement pour l’évènement. Le support de l’orchestre symphonique donne une puissance et une homogénéité à l’ensemble jamais atteintes par Apocalyptica. La production est parfaite et l’orchestration grandiose.
Les 14 titres de cette galettes alternent savamment des passages purement classiques avec d’autres plus métal. Après deux titres courts en ouverture, on entre dans le vif du sujet réellement qu’avec Fight Against Monsters : épique et montant en puissance crescendo, on y retrouve le meilleur du groupe.
Stormy Wagner apaise les sens avant un Flying Dutchman tonitruant et classique, emportant son public dans un tonnerre d’applaudissements. Ici pas de lyrics, c’est un Apocalyptica uniquement instrumental qui se livre sur cet album. Plutôt calme et apaisante, l’atmosphère de l’opus nous distille quelques pépites bien musclées comme le magnifique Path In Life au travers duquel on retrouve la magie Wagnérienne couplée au savoir-faire du groupe.
La corde sensible du hardos le plus récalcitrant sera surement titillée à coups d’archers avec des titres comme Lullaby ou Bubbles qui ne manqueront pas de vous séduire (si si, avouez le il n’y a pas de honte à ça).
Des éclats bruts apparaissent comme Creation Of Notes, assenant sans compassion une atmosphère sombre et oppressante en ouverture pour finir sur un rythme effréné qui vous laissera à bout de souffle.
Quelques titres aussi purement classiques lasseront peut être l’auditeur non averti, comme Birth Pain ou encore Ludwig – Requiem. Mais qu’importe, il faut se laisser porter par le concept qui, je le rappelle, retrace le parcours de Wagner. Empruntant de ci de là quelques passages à Beethoven, le spectre est large et créatif.
L’Opus finit sur une note triste (pouvait-il en être autrement avec un titre pareil…), Destruction, qui viendra clore cette excellente production.
Voilà ! Difficile de vous dépeindre par écrit le contenu d’un album pareil tant on s’écarte des sentiers battus des métaleux. Loin d’être un sempiternel album « orchestral », pas vraiment non plus un album attendu d’Apocalyptica, les finlandais nous livrent ici une « commande » élaborée avec soin et maturité. On reste dans l’univers d’Apocalyptica rassurez-vous. Les fans du groupe y trouveront forcement leur compte, quant aux autres voici un formidable moyen de s’ouvrir à un autre genre musical, le tout sans traumatisme majeur.
Tracklist
01. Signal
02. Genesis
03. Fight Against Monsters
04. Stormy Wagner
05. Flying Dutchman
06. Lullaby
07. Bubbles
08. Path In Life
09. Creation Of Notes
10. Running Love
11. Birth Pain
12. Ludwig – Wonderland
13. Ludwig – Requiem
14. Destruction


