BEARTOOTH – Pure Ecstasy
Sortie : 28 août 2026 – Fearless Records
Caleb Shomo (chant, instruments)
Oshie Bichar (basse)
Connor Denis (batterie)
Zach Huston (guitare)
Will Deely (guitare)
Adeptes de metal moderne bien ficelé et terriblement efficace, cette dernière livraison de BEARTOOTH devrait trouver grâce à vos oreilles.
Il faut dire que les Américains ne font pas les choses à moitié avec ce Pure Ecstasy, qui n’est pas loin de porter admirablement son nom.
Brutal, lumineux et parfois surprenant, ce nouvel album semble avant tout taillé pour la conquête des charts. Caleb Shomo et ses sbires ont peaufiné leur recette : des compositions terriblement catchy, de celles qui se gravent dans le cortex pour ne plus vous lâcher de la journée.
Même si certains titres donnent parfois l’impression d’avoir déjà été entendus, notamment lorsqu’ils lorgnent du côté de leurs aînés de PAPA ROACH, on se prend aussi quelques claques inattendues, à commencer par la prestation de Caleb Shomo sur Free.
Il possède cette capacité rare à se montrer aussi lumineux qu’hargneux, aussi fédérateur qu’écorché.

Le génie s’invite par instants, faisant de l’écoute d’un album de BEARTOOTH une expérience particulière dont on ressort rarement déçu.
Écoutez donc ce Sorry, qui fait cohabiter folie et colère sur une orchestration incroyablement bien écrite et redoutable. L’un des titres incontournables de la galette, à mon sens.
Si l’album souffre de quelques moments plus faibles, comme la guimauve dispensable qu’est Lose You To Find Me ou encore Stadiums, l’ensemble reste d’une efficacité redoutable.
L’album connaît toutefois quelques baisses de régime. Lose You To Find Me appuie trop franchement sur la corde sensible, tandis que Stadiums paraît parfois davantage pensé pour le tout-venant que pour la nuance.
Ces réserves n’empêchent pas l’ensemble de fonctionner, surtout lorsque BEARTOOTH retrouve cette alchimie entre impact, mélodie et sincérité.
Des titres comme You, Eyes Closed ou encore Free montrent toute la palette que BEARTOOTH est capable de proposer sans se perdre dans des propositions foutraques. For Me By Me en est également un bel exemple.
Entre breaks assassins, guitares acérées, section rythmique massive et précision métronomique, BEARTOOTH est taillé pour vous triturer les émotions, autant musicalement que par les thèmes abordés ici.
Entre vulnérabilité, larmes et empathie, le travail d’écriture met en avant la volonté de se reprendre en main et de sortir des spirales destructrices qui s’installent souvent au fil des déceptions.
Il semblerait que le groupe trace son chemin vers la lumière, et cela s’entend !
Avec Pure Ecstasy, BEARTOOTH livre un album imparfait mais puissant, accrocheur et sincère, capable de frapper fort tout en laissant passer une vraie lumière.
Plus frontal que subtil, parfois trop prévisible mais souvent irrésistible, Pure Ecstasy confirme le statut de BEARTOOTH comme machine de guerre émotionnelle du metal moderne.
Un disque pensé pour fédérer, mais traversé par assez de sincérité pour ne pas se réduire à un simple exercice de style.
Tracklist :
01. Pure Ecstasy
02. Eyes Closed
03. Bullshit
04. Beautiful Again
05. Stadiums
06. Free
07. Sorry
08. Lose You To Find Me
09. You
10. For Me By Me
11. Made It


