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NUMEN – Erre

Numen - erre


NUMENErre

Sorti le 05 juin 2026 – Les acteurs de l’ombre

 

Le groupe de black pagan basque Numen signe son grand retour le 12 juin chez Les Acteurs de l’ombre Productions avec un cinquième album, intitulé Erre. Fidèle à ses racines, l’opus est entièrement chanté en Euskera, l’une des langues les plus anciennes au monde. L’euskara, ou basque, est une langue millénaire parlée de part et d’autre des Pyrénées occidentales, aussi bien en France qu’en Espagne.

L’album nous plonge dans un black metal old-school à la fois rapide, agressif et profondément mélodique, puisant ses racines dans les traditions basques explorant les procès en sorcellerie et l’Inquisition du début du XVIIe siècle.

Pas besoin d’intro pour rentrer dans le lard.  Dès « Kez beteriko zeru penatua », Numen attaque d’emblée avec un black metal sans fioriture : c’est du brutal, du frontal. Avec des nuances dans les dissonances acoustiques qui vous permettent de ne pas perdre pied.

Les riffs suintent l’acier aiguisé et la rythmique sort des feux rougeoyants de l’Inquisition qui sévissaient alors dans les Pyrénées. Les riffs surpuissants ne laissent pas l’auditeur reprendre son souffle : c’est le plus long titre gorgé de passages différents donnant une profondeur au titre et finissant par un acoustique émouvant.

Numen joue un black metal brut!

On retrouve encore du costaud sur « Negu itxian Urtarril hotza » même si la mélodie paraît gentille. Les riffs ne pardonnent pas et vous cisaillèrent les mollets dans votre course vers votre prochain point de chute… Les basques ne plaisante pas avec les valeurs du black metal, ici pas de synthé, pas d’espace de repos VIP, pas de Corpse Paint complaisant.


Numen


Et pourtant ils arrivent à faire une introduction acoustique avant que les guitares ne se provoquent dans un déluge de violence (« Errautsen azken arnasa »). La voix est toujours possédée et déversent ses paroles dans un tsunami de mots incompréhensibles pour le commun des mortels mais qui s’accordent parfaitement comme un autre instrument où la rythmique joue de nos sautes d’humeur qui changent au grès du cheminement.

La production tient la route à l’image de « Hustasuna – Oroitzapen galduen putzua » qui tabasse à la sauce « 90’s ».

Le chant abrasif à la pierre ponce sur « Euria infernuko sutan » démolit tout sur son passage pensant que les guitares sonnent la panique dans des sonorités malsaines.

Numen joue un black metal brut qu’on aime : sans artifice, sans fioriture et sans compromis qui ne se soucie que de vous prendre aux tripes qu’ils vont s’empresser de rôtir autour d’un bon vieux feu de cheminée tout en racontant les pages les plus obscures de l’histoire basque où mémoire collective et spiritualité ancienne s’entrelacent.


Tracklist:

Kez beteriko zeru penatua
Negu itxian Urtarril hotza
Errautsen azken arnasa
Hustasuna – Oroitzapen galduen putzua
Euria infernuko sutan

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