Rachel Bolan — Gargoyle of the Garden State
Sortie : 12 juin 2026 via Verycords
Quarante ans de riffs, de sueur et de décibels avec Skid Row, et voilà Rachel Bolan qui déboule en solo avec un disque taillé pour faire trembler vos enceintes
Après quatre décennies passées à tenir la baraque chez Skid Row, le bassiste et compositeur Rachel Bolan passe enfin le cap de l’album solo — et franchement, ça sent la très bonne nouvelle. Avec Gargoyle of the Garden State, l’Américain signe un album à l’écriture directe, nerveuse et sulfureuse, planté dans un punk rock explosif, accrocheur et sans fioritures.
Habituellement vissé à sa basse, Bolan prend ici les commandes : il écrit la majeure partie des titres, assure guitare et chant, et s’entoure d’un casting XXL. De Danko Jones à Corey Taylor (Slipknot), en passant par Nuno Bettencourt, Damon Johnson, Steve Conte (New York Dolls) et ses camarades de Skid Row, la bande réunie a de quoi livrer un bel album pour amateur de rock musclé.
Qu’on se le dise : on est loin des propositions classiques de Skid Row. Ici, Bolan se fait plaisir, et ça s’entend à chaque mesure. Gargoyle of the Garden State est un disque brut, sans vernis inutile, traversé par un rock sale, percutant et furieusement vivant. Pas de remplissage, pas de baisse de régime : la tracklist file la patate du premier au dernier titre, avec l’esprit des Ramones et des Sex Pistols qui plane ici.
Écoutez At War With Myself, porté par l’énergie de Danko Jones, et vous aurez immédiatement le parfum de l’affaire : riffs mordants, refrains qui collent aux amplis et urgence de garage. Même topo avec Big Stick, dynamité par le grain de folie de Corey Taylor, vraie pépite de punk festif qui cogne autant qu’elle donne envie de lever le poing.
Même la reprise d’Oasis, Rock And Roll Star, fait mouche. Avec Scotti Hill aux guitares, le morceau trouve le bon équilibre entre efficacité et classe. Plus loin, Devil In The White dévoile un Bolan brut de fonderie mais jamais brouillon, tandis que Walk Away, avec Damon Johnson, remet la basse au centre du ring et la fait ronfler comme il se doit. Du bel ouvrage, sans chichi.
Avec Gargoyle of the Garden State, Rachel Bolan et ses invités lâchent les chevaux sans contrainte ni calcul. Le résultat est là : un disque compact, nerveux, généreux, qui sent la bière tiède, les amplis brûlants et le plaisir brut. En un mot : fameux.
Tracklist


