GOATWHORE – Vengeful Ascension
Sortie juin 2017
Ben Falgoust – Vocals
Sammy Duet – Guitars and Vocals
Zack Simmons – Drums
James Harvey – Studio Bass
Dès les premières notes, on ne peut s’empêcher de penser aux géniaux Angel Corpse, tant la voix du chanteur et le son du groupe sont comparables. Cependant là ou Angel Corpse officiait dans un brutal Death/Black sans concession (Exterminate), GOATWHORE nuance un peu plus sa musique.
Après un premier morceau qui nous martèle les oreilles à coup de blastbeats, le groupe propose sur le morceau suivant « Under the Flesh, Into the Soul » un thrash/ black occulte et malsain renforcé par un son assez direct et brut. Tout au long de l’album, GOATWHORE varie les ambiances passant de morceaux brutaux (Chaos Arcane) à d’autres mid tempo distillant une atmosphère pesante et sombre comme « Where the Sun is Silent« . Les compositions empruntent à Slayer comme sur « Mankind Will Have No Mercy« , au Black Metal suédois « Abandon Indoctrination » et au Death Metal ésotérique comme sur » Drowned in Grim Rebirth » aux forts relents de Morbid Angel ou d’ Immolation.
Ce septième album des Américains » Vengeful Ascension » a été enregistré dans l’Illinois par leur ami de longue date et ingé son Jarrett Pritchard (1349, Gruesome), brisant ainsi la tradition de travailler (sur les quatre derniers albums) avec Eric Rutan (Hate Eternal, Alas, Ex-Morbid Angel) . Comme l’explique Ben Falgoust, frontman du groupe: » ce changement représente une prise de risque et l’occasion de tester autre chose. »

Le concept du groupe tourne autour de l’esprit « luciférien » ou son symbole est représenté non pas comme un démon destructeur mais plutôt comme un émancipateur et un guide spirituel. Vengeful Ascension est ainsi la bande son du désir de Lucifer, banni dans les tréfonds des enfers, de rejoindre le paradis, ce qui transposé à la vie réelle, représente le désir de chacun de toujours aller de l’avant, de refuser sa condition.
L’ensemble de l’album est boosté par un batteur qui sait appuyer là ou ça fait mal et place son jeu toujours à bon escient, et des soli de guitares augmentent le coté épique des morceaux.
Bref, si l’on passe sur quelques morceaux thrashy sans trop d’intérêt, l’album recèle cependant de quelques pépites tels que le dernier morceau « Those Who Denied God’s Will » sur lequel on retrouve l’esprit majestueux et malsain d’un black/death très inspiré. Dommage que l’album entier ne soit pas du même acabit que ce dernier morceau et que le groupe ne se soit pas positionné concrètement sur le terrain du black/death brutal, car il excelle vraiment dans ce registre.

