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VÍGLJÓS – Tome II – ignis sacer

VÍGLJÓS


VÍGLJÓSTome II – ignis sacer

Sortie le 19 septembre 2025 via Les Acteurs de L’Ombre Productions.

J – Batterie
L – Chant
N – Guitare

Mellotron par Aorrta en tant que musicien invité


 

Le quatuor de black metal Vígljós sort son deuxième album studio, Tome II – ignis sacer, le 19 septembre 2025 via Les Acteurs de L’Ombre Productions.

Émergeant de Bâle en 2022, Vígljós (« la lumière qui est juste assez brillante pour pouvoir tuer un homme » en vieux norrois) est composé de membres originaires d’Allemagne et de Suisse. Ce second album a été enregistré chez Marc Obrist (Zeal & Ardor) au Hutch Sounds à Oberwil (BL). Grâce au travail méticuleux d’Obrist à l’enregistrement, au mixage et au mastering, la production capture fidèlement l’intensité de la vision du groupe, sublimée par une pochette marquante signée Adrian Smith (Gwar, Debauchery…) et une mise en page réalisée par Luca Piazzalonga.

Bien que Vígljós revendique l’influence des géants norvégiens de la Seconde Vague du Black Metal comme Darkthrone, Immortal et Burzum, leur son va bien au-delà d’un simple hommage. L’influence majeure est sûrement à trouver du côté de Taake (le riffing et la rythmique de « A Seed of Aberration »). Ces riffs répétés jusqu’à l’aliénation et déclinés à l’infini.

Cette fine touche païenne singulière et ces cris de démons à la Hoest (« Delusions of Grandeur » et sa rythmique infernale), sans parler du mellotron, pièce maîtresse dès l’ouverture glaçante et « burzumesque » de l’album « Sowing ».  Instrument d’ailleurs utilisé sur l’album Noregs Vaapen de Taake par Bjoernar E. Nilsen, producteur et tête pensante de Vulture Industries.

Avec «  Claviceps » on rentre dans le thème principal de l’album avec cette rythmique « hoestienne ». Celle de «  Delusions of Grandeur » n,’est pas mal non plus. En effet, Tome II – ignis sacer est principalement inspiré par le phénomène de l’ergotisme : l’intoxication volontaire ou involontaire causée par l’ingestion du champignon Claviceps qui se développe sur le blé.

D’ailleurs le groupe déclare : « Sur ce nouvel album, nous voulons rendre hommage à l’impact que le Claviceps (et plus tard le LSD), ainsi que les drogues en général, ont eu et continuent d’avoir sur l’art, la musique, la société, notre image de nous-mêmes et la médecine, tout en soulignant la terreur et la dépravation qu’ils ont aussi apportées. »


VÍGLJÓS


Vígljós tisse habilement l’essence brute et glaciale du black metal des années 90

L’histoire de l’humanité et du claviceps (le même champignon, à partir duquel, dans les années 70, le LSD a été synthétisé) remonte à l’époque médiévale et peut-être même au-delà.

On pense que les premiers artistes psychédéliques, tels que Jérôme Bosch, Mathias Grünewald ou d’autres, se sont délibérément empoisonnés avec ces champignons.
En outre, diverses phases historiques de troubles civils, de folie des sorcières et d’effondrement de la société peuvent être attribuées à des périodes où le climat favorisait la croissance du claviceps sur le seigle, qui constituait une source de nourriture de base.
Alors que les gens étaient en plein « trip »  leurs corps pourrissaient à cause de l’empoisonnement. À l’époque médiévale, on l’appelait le « feu sacré de Saint-Antoine » ou « ignis sacer ».

Vígljós tisse habilement l’essence brute et glaciale du black metal des années 90 avec des couches inattendues de mellotron comme celle entêtante de « Fallow – A New Cycle Begins », un jeu de guitare complexe avec « Harvest » (loin de celle de Neil Young) , et même des touches légères de riffs et de rythmes limites bluesy (« The Rot ») et profondément mélancolique. Ou encore une approche plus pagan comme sur «  Decadency and Degeneration ».

Sur les photos promos les musiciens de Vígljós portent pour l’occasion des masques en fétus de blé en relation avec le thème principal de l’album. Espérons que le prochain album n’aborde pas le thème du mildiou ou de la mérule sinon ils vont devoir porter des serments de vignes ou une poutre en couvre-chef.

PS …pour la petite histoire…

Rien d’étonnant que les Suisses abordent le thème de l’ergotisme puisque étant de Bâle c’est dans cette ville que les avancés des chercheurs ont été significatives.

Au cours du XIXe siècle, mais surtout pendant la première moitié du XXe, des savants réussirent à isoler et à purifier la dizaine d’alcaloïdes, tous toxiques, contenus dans l’ergot de seigle pour en étudier les propriétés physiologiques.

Grâce au savant suisse Arthur Stoll et à son équipe de chercheurs qui ont entrepris ce travail au sein de la société Sandoz qui, à cette fin, avait créé en 1917 une petite section de recherche pharmaceutique à Bâle.

Au fil des décennies, cette section devint le département pharmaceutique de Sandoz qui supplanta graduellement les autres divisions opérationnelles. Après fusion de Sandoz avec la firme bâloise Ciba-Geigy, la mise en commun de leurs départements pharmaceutiques respectifs a conduit à l’émergence de la société pharmaceutique Novartis.


Tracklisting :

Sowing 02:24
A Seed of Aberration 06:42
The Rot 06:02
Claviceps 05:16
Delusions of Grandeur 07:23
Decadency and Degeneration 06:02
Harvest 07:04
Fallow – A New Cycle Begins 01:57


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