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LEX LEGION – Lex Legion

lex legion

LEX LEGIONLex Legion

Sortie le 12 juin

Hal Patino – bass
Pete Blakk – guitar
Andy LaRocque – guitar
Mikkey Dee – drums
Nils K. Rue – vocals

Comme une fragrance d’enfance, LEX LEGION réveille brillamment la nostalgie!


LEX LEGION exhume les fantômes du passé pour mieux les remettre au goût du jour.

LEX LEGION n’est pas un « supergroupe » de plus dans la nébuleuse metal. Sa singularité tient d’abord à cette corde nostalgique qu’il fait immédiatement vibrer, portée par un line-up qui a accompagné toute mon adolescence — et qui continue, manifestement, de nourrir l’imaginaire.
Évoquez King Diamond, cette formation danoise qui a écrit quelques-unes des plus belles pages d’un heavy metal aux sonorités uniques, reconnaissables entre mille, et la machine à remonter le temps s’enclenche aussitôt.

Le projet touche à quelque chose de définitivement intime : cette mémoire électrique de l’adolescence, celle des disques que l’on use jusqu’à en connaître chaque respiration.

Autour d’un Andy LaRocque affûté, d’un Mikkey Dee en grande forme, de Hal Patino, bassiste toujours fidèle au poste et, à mon sens, trop souvent sous-estimé, ainsi que de Pete Blakk, guitariste de King Diamond entre 1988 et 1990, LEX LEGION assume ce passé sans jamais s’y enfermer.
Andy LaRocque affirme que les chansons de Lex Legion ne sont pas des chutes de King Diamond. Certes. Mais difficile de ne pas entendre, çà et là, un lien direct avec le King Diamond des années 80, notamment dans l’approche vocale de Nils K. Rue sur Saviours, ou dès l’ouverture de Gypsy Tears.
Et, soyons clairs : c’est loin d’être un reproche.


Lex Legion


L’ombre tutélaire de King Diamond plane sur cet album.

Musicalement, l’ensemble tient toutes ses promesses. Andy LaRocque imprime sa signature sur chaque titre grâce à ce toucher immédiatement identifiable. La paire Dee / Patino se montre impériale : le premier injecte une puissance résolument heavy, tandis que le second apporte rondeur, assise et groove. Pete Blakk, lui, ne se contente pas d’occuper l’arrière-plan ; ses rythmiques précises et énergiques donnent à l’album une ossature solide.

Quant à Nils K. Rue (Holter, Pagan’s Mind), sa prestation s’impose comme l’une des belles surprises du disque. Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre, mais il convainc par son adaptabilité, la justesse de son phrasé et sa capacité à s’inscrire naturellement dans cet univers.

Lex Legion s’impose ainsi comme une belle réussite. Entre le classicisme efficace de When The Stars Align, l’évidence de Gypsy Tears — celle que l’on semblait attendre depuis longtemps — et la leçon de heavy metal classieux que constitue Saviours, l’album aligne les arguments avec une remarquable assurance.

LEX LEGION vise l’excellence et s’en approche avec une identité forte, qui se dévoile davantage à chaque écoute. Ancré dans les années 80 sans jamais sonner daté, l’album assume une approche moderne, portée par des musiciens au sommet de leur maîtrise.
C’est sans doute dans le soin apporté à l’écriture que réside sa plus grande force : une alchimie subtile, capable de raviver la nostalgie comme une fragrance d’enfance, tout en donnant au groupe une véritable raison d’exister. À ce titre, Lex Legion est déjà une réussite.


Tracklist

Sleep Eternally
Gypsy Tears
When The Stars Align
(I Am) The Resurrected
Lost Inside
Darkness
Saviours
Life Eternal

Far Away


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