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Live Report

HELLFEST Open Air 2026 – Day 3

HELLFEST Open Air 2026 – Day 3

Samedi 20 juin – Clisson



Un HELLFEST Open Air 2026 qui a tenu toutes ses promesses!

Déjà la troisième journée. La fatigue commence à s’installer, mais une fois les portes franchies, elle passe rapidement au second plan. L’affiche du jour est particulièrement variée, entre thrash, hardcore, nu metal et quelques groupes que j’attends depuis longtemps. Une nouvelle journée de concerts entre les deux Mainstage m’attend.

 

LOCOMUERTE
Mainstage 2 – 10h30 > 11h00

Je commence la journée assez tôt avec Locomuerte sur la Mainstage 2. Malgré l’horaire matinal, le groupe ne met pas longtemps à réveiller les premiers festivaliers.
Leur crossover thrash aux influences hardcore fonctionne parfaitement en live. Les premiers circle pits apparaissent rapidement et l’ambiance monte au fil des morceaux. Une bonne façon de lancer la journée sans avoir le temps de vraiment émerger.

 

INSANITY ALERT
Mainstage 2 – 11h40 > 12h20

Je reste devant la Mainstage 2 pour Insanity Alert. Je savais que le concert risquait d’être animé, et je n’ai pas été déçu.
Le groupe enchaîne les morceaux à toute vitesse dans une ambiance complètement débridée. Entre les circle pits, le stage diving et l’humour omniprésent des musiciens, difficile de s’ennuyer. C’est probablement l’un des concerts les plus mouvementés de ce début de journée.



 

HOUSE OF PROTECTION
Mainstage 1 – 13h55 > 14h35

Après une petite pause pour souffler et reprendre quelques forces, je rejoins la Mainstage 1 pour découvrir House of Protection.
Le groupe propose quelque chose d’assez différent de ce que j’ai vu jusque-là. Les influences metalcore, électroniques et post-hardcore se mélangent naturellement et donnent un concert très rythmé. Le public met un peu de temps à rentrer dedans, mais l’énergie du duo finit par embarquer une bonne partie de la fosse surtout quand le chanteur a décidé d’escaler la scène pour se retrouver tout en haut de la structure tout en ayant gardé sa guitare autour du cou.

 

SIDILARSEN
Mainstage 1 – 15h25 > 16h05

Je reste sur la Mainstage 1 pour retrouver Sidilarsen, un groupe que je prends toujours plaisir à voir en festival.
Comme souvent, le mélange entre metal, électro et textes engagés fonctionne très bien. Le groupe communique énormément avec le public et les refrains sont largement repris. Une prestation solide qui confirme qu’ils restent une valeur sûre de la scène française.

CRISIX
Mainstage 2 – 16h10 > 16h50

Je repars ensuite vers la Mainstage 2 pour Crisix. Dès les premiers morceaux, le ton est donné.
Le groupe ne laisse aucun répit et enchaîne les riffs à un rythme impressionnant. Les circle pits se succèdent pratiquement tout au long du concert et l’ambiance reste très bon enfant malgré l’intensité du set. Une prestation efficace qui fait parfaitement le lien avec le reste de cette journée très orientée thrash.



 

ENHANCER
Mainstage 1 – 16h55 > 17h40
Retour sur la Mainstage 1 avec Enhancer. C’était clairement l’un des concerts que j’attendais le plus aujourd’hui, principalement par nostalgie.
Dès les premiers morceaux, je retrouve cette ambiance si particulière du nu metal français des années 2000. Le public connaît encore les paroles et répond présent tout au long du concert.
J’aurais aimé entendre un peu plus de morceaux issus de Street Trash, mais ça ne m’a pas empêché de passer un très bon moment. Les invités, avec JoeyStarr, Nico de The Arrs et Mark de Pleymo, apportent un vrai plus au concert et on sent que le groupe prend autant de plaisir sur scène que le public devant.



 

MEGADETH
Mainstage 2 – 21h50 > 23h05

Après une pause en fin d’après-midi, retour devant les Mainstages pour Megadeth.
Dave Mustaine et son groupe livrent un concert très maîtrisé. Tout est en place, les morceaux s’enchaînent avec une précision impressionnante et le public répond immédiatement sur les grands classiques. Hangar 18, Symphony of Destruction, Peace Sells ou encore Holy Wars… The Punishment Due rappellent pourquoi Megadeth reste une référence du thrash metal. Un concert sans fioritures, mais terriblement efficace.



 

LIMP BIZKIT
Mainstage 1 – 23h10 > 00h40

Je termine la soirée devant la Mainstage 1 avec Limp Bizkit.
En lisant les réactions après le concert, j’ai vu pas mal de critiques sur le rythme du show, certains trouvant les coupures entre les morceaux un peu trop longues. Honnêtement, je ne l’ai pas ressenti. Au contraire, j’ai passé un excellent moment.
Fred Durst reste fidèle à lui-même et alterne les échanges avec le public, les improvisations et les classiques du groupe. Les paroles affichées sur les écrans permettent à toute la fosse de chanter ensemble sur Break Stuff, My Generation, Nookie ou Rollin’. L’ambiance est restée excellente du début à la fin, et c’est finalement tout ce que j’attendais de ce concert.



 BEHEMOTH
Mainstage 2 – 00h45 > 02h00

La soirée devait initialement se terminer avec Volbeat, mais leur annulation a finalement offert cette dernière Mainstage à Behemoth.
Le changement d’ambiance est radical. Là où Limp Bizkit jouait sur la nostalgie et le côté festif, Behemoth plonge immédiatement le public dans un univers beaucoup plus sombre.



Entre les flammes, la scénographie et la présence de Nergal, le concert prend rapidement des allures de cérémonie.
Même sans être un grand amateur de black metal, difficile de rester insensible à une production aussi soignée. Une conclusion assez impressionnante pour cette troisième journée, qui s’achève dans une ambiance complètement différente de celle avec laquelle elle avait commencé.


La journée du photographe.

Troisième jour, et les organismes commencent sérieusement à tirer la sonnette d’alarme.

Pour ma part, cette journée sera sans doute la plus riche — et la plus dense — du Festival. Vingt groupes shootés, des kilomètres avalés sous un cagnard de plomb, mais toujours ce plaisir particulier que procure l’effort quand il est au service de la passion.

Parmi les groupes qui auront marqué la journée, impossible de ne pas commencer par les Suisses de VIGLJOS et leurs fascinants masques en osier. Passé le premier choc visuel, la musique confirme immédiatement la singularité du projet.
Entre nappes de « bruits » inquiétantes et Black Metal aux relents glacés, les têtes de paille font le boulot avec une efficacité redoutable, emportant l’adhésion d’une Temple déjà chauffée à blanc.


VIGLJOS


Direction ensuite la Valley pour BRUIT ≤, quatuor français hors norme et engagé, dont le dernier opus, The Age Of Ephemerality (2025), m’avait particulièrement marqué.
Parfaitement à sa place dans cet écrin sonore, BRUIT ≤ déploie ses compositions labyrinthiques et immersives devant un public d’abord attentif, puis définitivement conquis.



Je passerai plus rapidement sur certaines prestations qui m’ont pourtant donné envie de creuser davantage les groupes, à commencer par HULDER, NONE EST DEUS ou encore les Ukrainiens de 1914.
Le programme est chargé, le timing impitoyable : impossible, malheureusement, de s’attarder partout.

Du côté des valeurs sûres du fest, CRISIX et INSANITY ALERT répondent une nouvelle fois présents, toujours aussi redoutables lorsqu’il s’agit de faire grimper la pression sur les Mainstages. Même efficacité frontale pour GUILT TRIP — découvert pour ma part au Festival 666 — qui balance un Hardcore brutal, direct et taillé pour l’impact.

CRO MAGS, emmené par un Harley Flanagan au taquet, vient tranquillement retourner la Warzone avec ses acolytes. Le plaisir est autant visuel que sonore : sur scène, il se passe toujours quelque chose. Une fois encore, la Warzone tient toutes ses promesses.



MEGADETH livre une prestation solide, portée par un Dave Mustaine en forme et un line-up parfaitement en place. Le groupe vit sa dernière tournée avant de tirer définitivement sa révérence, et l’émotion n’est jamais très loin. J’ai beaucoup d’estime pour Dave Mustaine et MEGADETH, et leur ultime album signe une sortie élégante pour une carrière remarquable.
Avec une setlist sans véritable temps mort, MEGADETH donne aujourd’hui le meilleur de lui-même.



LIMP BIZKIT, en revanche, me laisse une impression plus mitigée : une certaine facilité, un set un peu trop long et une énergie qui peine parfois à décoller.

La véritable claque viendra de BEHEMOTH, appelé à remplacer au pied levé VOLBEAT après sa défection. Et quelle réponse. Le groupe signe clairement l’une des prestations phares de ce troisième jour de HELLFEST — pour ne pas dire LA prestation.
Tout y est : la maîtrise, l’intensité, l’impact visuel, la précision musicale. Une leçon de professionnalisme, millimétrée sans jamais paraître froide. Malgré l’heure tardive et un public plus clairsemé, les Polonais prennent les commandes de la soirée avec une autorité implacable. Bravo.



La fatigue est bien là, lourde dans les jambes, mais difficile de ne pas ressortir de cette journée avec le sentiment d’avoir vécu un des grands moments de cette édition. Dense, éprouvante, mais franchement au top.


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