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BEHEMOTH – The Shit Ov God

BEHEMOTH - The Shit Ov God

BEHEMOTHThe Shit Ov God

Sortie le 9 mai via Nuclear Blast Records


Comment trouver quelque chose d’original ou qui n’a jamais été dit sur Behemoth ? C’est très compliqué, en réalité, Behemoth étant un icône que tout metalleux qui se respecte en assume le culte.

Alors, autant affoler les compteurs : 34 ans d’existence, un line-up, composé d’Orion à la basse, Inferno à la batterie, et bien sûr Nergal au chant et à la guitare, inchangé depuis, 2003, des millions de vues sur les plates-formes, 12 albums studios, 9 live, des centaines de concerts ayant réuni des dizaines de milliers de personnes dans des endroits fabuleux comme la Philharmonie de Paris pour l’inauguration de l’exposition Diavolus in Musica.

On connaît aussi l’attrait d’autres musiques qu’a Adam Darski, le frontman et son deuxième groupe “Dark Blues” Me and that Man.
Même si les deux derniers opus, à force d’expériences, n’étaient pas des plus éclairés, chaque album est différent, chaque soupir et chaque note sont étudiés, léchés, qualitatifs, et alambiqués. Associé à cela, on sait que le trio polonais apporte un soin particulier aux objets.

C’est le cas, encore une fois, pour The Shit ov God, treizième album, paru le 9 mai chez Nuclear Blast Records, qui le déploie en CD, vinyle, dont une version qui ne sera tirée qu’à 700 exemplaires.

Un album déjà exceptionnel quand on sait qu’il a été produit par un maître suédois du mixage et mastering : Monsieur Jens Bogren, qui a oeuvré pour Emperor, Kreator, Rotting Christ, SepticFlesh, Daath, Swallow The Sun et tant d’autres…

L’art avec un grand A a toujours fait partie de la vie de Behemoth : le groupe a, une fois de plus, fait confiance à l’artiste-graphiste, Bartek Ragolewocz pour la quinzième fois, ainsi qu’à Silwia Makris et Christian Martin Weiss pour les photos du livret qui sont, à elles seules, des oeuvres baroques.

Pour parfaire le son, Adam, Zbigniew et Thomasz se font épauler par Patryk “Seth” Sztyber à la guitare et au second chant.


Behemoth


Concernant la musique, Behemoth semble se concentrer à nouveau sur son Blackened Death Metal très sombre avec un champ lexical infernal et anti-clérical, à l’image du christogramme  (IHS : Iesus Hominem Salvator) détourné de la pochette, ayant “délibérément opté pour un nom provocateur refusant toute subtilité”.

A commencer par The Shadow Elite qui fait office de présentation inquiétante grâce à une voix pleine de rage, profonde, la part instrumentale agit comme une nuée d’ombres et de fantômes autour de nous.

Après des accords pouvant paraître disharmonieux, le chant fait l’objet de scansion à travers la voix poussée pendant Sowing Salt.

Par l’ordre de manger sa chair et de boire son sang, Nergal ne se décrit pas comme le fils de Dieu mais par le titre éponyme de l’album. Le morceau est composé de parties mid-tempo et de blasts ravageurs pendant le chant crié. The Shit Ov God est absolument incroyable avec une fin génialissime.

Lvciferaeon commence crescendo pour atteindre son rythme de croisière et des flots de paroles et son refrain répétitifs… Un titre entêtant.

L’enchaînement est aisé avec To Drown The Sun In Wine, un titre court, très speed et probablement un des plus mélodiques de l’album.

Sur fond de courts riffs et quelques chœurs diaboliques, pendant l’introduction de Nomem Barbarvm, Nergal reprend sa voix criée qui nous martèle le crâne, tout comme les toms d’Inferno.

On reprend un peu nos esprits avec O Venus Come ! au rythme plus lent. Ce titre est résolument dédié au Headbang. Avgvr (The Dread Vvltvure) achève l’album de façon magistrale et apocalyptique.

L’œuvre s’arrête au bout de huit titres absolument fabuleux, avec une intensité et une ambiance particulière pour chaque item.

Lors de la promotion de The Shit Ov God, Nergal déclarait : “Si c’était le dernier disque, je partirais l’âme en paix”. Oui, on est d’accord, c’est probablement l’un des albums les plus forts et des plus aboutis de Behemoth. Mais non !!! Le plus tard possible…



Blut Sauger

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