PAPA ROACH – WAGE WAR
Paris- Le Zénith
Mercredi 5 février 2025
S’il y a bien un groupe que je ne rate pas en concert, c’est bien PAPA ROACH. C’est toujours un gage d’excellence et de communion en concert avec ces Américains, et ce soir n’échappera pas à la règle, bien au contraire.
C’est un Zénith comble qui communie ce soir avec les Américains, pour une « messe » bien particulière qui fête les 25 ans de leur album Infest. Album culte s’il en est, Infest prend part dans le Rise Of The Roach Tour, qui n’en oubliera pas pour autant les autres albums.
WAGE WAR
Pour chauffer le Zénith déjà plein comme un œuf, ce sont les Américains de WAGE WAR qui vont avoir cette lourde tâche. Forts d’un nouvel album sorti en juin 2024 (Stigma), ils vont balancer leur Metalcore teinté d’indus, non sans accrocs.
A peine démarré, un incident technique vient couper l’herbe sous les pieds des gars qui avaient pourtant réussi leur entrée en matière. Qu’importe, avec un Briton Bond en frontman loquace qui n’aura de cesse d’invectiver le public pour le faire bouger, la machine repart de plus belle.
La setlist fera la part belle au dernier opus, et bien que ce ne soit pas vraiment ma came j’avoue que WAGE WAR a forcé mon respect avec un set carré et bien ficelé. Des titres comme Magnetic ou encore Blur (très dans la veine PAPA ROACH) sont rudement efficaces.
Le public est au taquet et chauffé à blanc pour la suite.
PAPA ROACH
Quand la salle plonge dans le noir, c’est une clameur impatiente qui s’élève de la salle. Le cafard indissociable du groupe, et ornant le rideau qui masque la scène, se retrouve rétro éclairé laissant apercevoir les ombres de Jacoby et sa bande. La foule est déjà en délire.
La chute du rideau est suivie de Even If It Kills Me, et les PAPA ROACH donnent directement le ton d’une soirée qui n’aura pas de temps morts ni de baisse d’intensité.
Blood Brothers enfonce le clou et donne le départ pour les titres issus d’Infest. Il sera suivi de Dead Cell, ce qui vient botter le cul d’une assistance qui n’en demande pas moins.
Ce début de set est massif, tant par l’énergie de Jacoby et ses acolytes mais également par le choix des titres.
La marque de fabrique PAPA ROACH fonctionne à tous les niveaux. …To Be Loved vient faire ma soirée (j’adore The Paramour Sessions comme album, entre autres), et le pit ressemble déjà à une marmite bouillonnante.
Jacoby ne tient pas en place et on connaît le lascar pour savoir que c’est dans son ADN. Il ira naturellement au contact de son public et, ne faisant jamais les choses à moitié, se payera même le luxe (une fois de plus) d’une virée dans la fosse et les gradins.
Kill the Noise sera un digne représentant de leur dernier opus Ego Trip, un album pétillant et gonflé à l’énergie positive.
Getting Away With Murder viendra naturellement retourner le Zénith. Repris en chœur ce titre est toujours d’une efficacité incroyable en live.
Première reprise avec California Love de 2Pac, ça passe tranquille.
Swerve et Liar représenteront aussi Ego Trip et c’est bien ce dernier titre qui prend tout son sens sur scène.
Premier « break » avec le sublime Forever (encore The Paramour Sessions). Je suis dingue de ce titre et le final avec In The End de Linkin Park est juste incroyable d’émotion et un bel hommage à Chester que la foule ne manquera pas de saluer.
Falling Apart sera le seul représentant de F.E.A.R.
C’est le temps de l’émotion à l’état pur avec Leave a Light On (Talk Away the Dark), titre qui a eu un gros succès avec Carrie Underwood et sur fond de campagne de sensibilisation aux problèmes de santé mentale et à la prévention du suicide. Les musiciens sont sur le devant de la scène pour cette interprétation acoustique.
La salle se retrouve baignée de lumière émanant des smartphones d’un public reprenant en chœur et d’une seule voix les paroles. Ce titre sera précédé d’une vidéo sur le sujet.
L’émotion perdure avec Roses On My Grave, très belle chanson très laquelle Jacoby évoquera son grand père. Le quintet enchainera avec No Apologies (Ego Trip) et Scars, un des titres forts de l’album Getting Away With Murder.
C’est le moment ou Tony Palermo nous gratifie d’un solo de batterie loin d’être anecdotique. Le gus assure.
Le set avant rappel se terminera avec Help et Born for Greatness (une tuerie en live…), deux titres de l’album Crooked Teeth (dont j’aurai bien aimé qu’ils jouent le titre éponyme d’ailleurs).
Le rappel sera le clou de la soirée. Cela ne veut évidement pas dire que le reste fut un ton « en dessous », mais juste que la machine à remonter le temps s’est mise à tourner plein pot.
PAPA ROACH va enchainer Between Angels and Insects qui va retourner le Zénith une nouvelle fois, et ce dès les premières notes. Le public chante avec Jacoby. Ce titre est intemporel et tellement représentatif d’une époque où le Nu Metal régnait en maitre.
Comment vous décrire la suite avec Infest… Le Zénith n’est plus qu’amour, émotion et énergie !
Broken Home précédera ce medley incroyable avec Blind (KORN) My Own Summer (Shove It) (DEFTONES), Break Stuff (Limp Bizkit) et Chop Suey (SOAD), véritable hommage aux acteurs des glorieuses années 2000 pour le genre.
Et forcément Last Resort vient clore en apothéose ce concert généreux tant en temps qu’en partage avec le groupe. La communion fut plus que parfaite ce soir après plus d’une heure et demie de show. PAPA ROACH toujours plus grand et un public toujours conquis. MUST !


























































