Among The Living
Live Report

WE METAL FEST 2026 – Journée 2

WE METAL FEST 2026 – Journée 2 : Une scène metal hétéroclite made in France

Le Plan à Ris-Orangis (91) – Dimanche 5 avril 2026.

Remerciements à Marion Sittisack du Grand Paris Sud

Texte et photos par Martine Varago


Lofofora - we metal fest 2026 jour 2


LOFOFORA + FURIES + SHAÂRGHOT + KILL THE PRINCESS + LOCOMUERTE + PËRL + SEPTARIA

“The place to be” pour les fans de metal, c’est passer le jour de Pâques au We Metal Fest.

Pour étancher leur soif religieuse, les métalleux viennent nombreux, en famille aussi, admirer leurs groupes favoris aux sonorités plus old school.

Septaria

Septaria, jeune groupe français, démarre cette journée tout en douceur. Développant un style post-metal progressif, le quatuor capture nos émotions tout en nous faisant voyager.
Leur musique puise dans une riche palette d’influences, depuis l’éther planant de la musique ambiante jusqu’à la puissance brute du death metal.
D’un fond étoilé au big bang projeté sur le fond de la scène, Septaria déploie une fresque sonore aussi vaste que le cosmos qu’ils illustrent.
Habités par leur énergie et leur son, les musiciens nous propulsent dans une odyssée où le chaos du death metal rencontre la sérénité du vide spatial.



Përl

Le voyage se poursuit avec Përl, formation française. Adepte du clair-obscur, de l’entremêlement des nuances et des influences, le quatuor présente un metal poétique, rageur et sensible.
À la croisée des genres et audacieux, le groupe exploite de nombreuses couleurs musicales, allant du

post-metal à la pop indé. Le groupe manifeste une volonté de partager ce dimanche de Pâques. Quelques invités sur scène viennent enrichir cette performance habitée, comme Antoine Auclair (Witchorious), dont le timbre rugueux contraste magnifiquement avec la voix d’Aline.



Locomuerte

Place à la grande famille avec Locomuerte. Connu pour leur crossover chicano aux influences

des années 80 de groupes tels que Suicidal Tendencies, Anthrax, Madball et leur chant en

espagnol mélangeant reggaeton et hardcore, le quatuor de la région parisienne dynamise le Plan. Toujours en forme après une tournée européenne avec Luicidal, le quatuor envahit la scène.
La locomotive se met en route à toute bringue : Steve Corsini, le frontman, court, bondit, saute tandis que Nico, à la basse, et El Mitcho, à la six-cordes, grattent leur manche en échangeant leur place, allant à droite puis à gauche et vice versa.
Un véritable marathon sur scène pendant que les moshers s’en donnent à cœur joie. La furie s’emballe comme il est de coutume à leur show. Entre les sauts de cabri de Steve et les grimaces de Nico, le batteur Florian « El Floco » assure la rythmique déferlante.
Le spectacle se termine sur le classique lancé de crocodiles gonflables dans la foule avec leur titre « Barrio ».



Kill The Princess

Retour à l’accalmie avec le groupe Kill The Princess, où la douceur féminine vient toucher en plein cœur.

La musique de ce quatuor s’inscrit dans un rock alternatif vibrant, oscillant entre pop, punk et metal, porté par une résilience profondément féministe.

Formé par quatre musiciennes déterminées à briser les plafonds de verre, le groupe bouscule la scène alternative depuis la pandémie avec ses hymnes d’émancipation, son énergie scénique et sa sincérité désarmante.

C’est d’ailleurs avec beaucoup d’émotion que la chanteuse Ornella Roccia s’adresse au public, qui écoute religieusement. Chaque mot résonne, chaque note captive.

Leur univers musical, à la fois viscéral, catchy et engagé, puise dans des influences variées telles que Paramore, Lady Gaga, The Warning, Linkin Park ou encore Muse.

De ces références, elles parviennent à créer une identité forte et singulière, mêlant puissance et sensibilité.



Furies

Furies, sur la scène du Club, déploie un hard rock teinté de metal dans une déferlante à la fois mélodique et survoltée, qui frappe autant le cœur que les tripes.
Porté par une énergie brute et une présence scénique incandescente, le groupe embarque immédiatement le public dans son univers puissant.
Les riffs tranchants, les rythmiques martelées et la voix habitée de Cheyenne Janas créent une tension constante, entre intensité et émotion.
Furies ne se contente pas de jouer, il électrise, captive et laisse une empreinte durable, confirmant sa place parmi les formations à suivre de la scène actuelle.



Shaârghot

Beaucoup sont venus voir ou revoir Shaârghot et son univers singulier.

Peu avant leur entrée en scène, des visages masqués, enduits de cirage noir, apparaissent dans la foule : les Shadows, fidèles fans du groupe, sont venus en nombre.

Dans une obscurité imprégnée d’une dimension parallèle, à la fois cyberpunk et cauchemardesque, chaque membre se distingue à peine.

Dès les premiers riffs mitrailleurs, Étienne, le frontman, impose une ambiance post-apocalyptique délirante.
Sur leur metal indus, ces créatures sombres, vêtues et recouvertes de noir, plongent le public dans un véritable film dystopique.

Le robot, toujours présent au fond de la scène, et le guitariste dont l’instrument crache des étincelles comme une mitraillette, participent à cette mise en scène spectaculaire.

On assiste alors à l’assaut d’une horde déchaînée. Heureusement, Étienne canalise cette énergie en animant la foule, invitant les métalleux à sauter, à bouger de droite à gauche, pour relâcher la tension dans une euphorie collective.

Et pour terminer en beauté, l’intrépide Etienne se jette dans la foule, en crowd surfer, porté à l’horizontal sur le dos par une multitude de bras costauds.

Shaârghot, c’est toujours un plaisir à voir et à revoir sur scène, autant pour leur musique que pour leur univers façonné par Étienne.

Un véritable raz-de-marée sonore et visuel, aux allures de fin du monde.



Lofofora

Lofofora clôture le festival avec une intensité brute et une maîtrise impressionnante. Mené par « Reuno », son chanteur charismatique au crâne rasé, le groupe impose immédiatement sa puissance.

Les riffs percutants et les textes engagés chantés en français résonnent avec force auprès d’un public conquis.

L’énergie est communicative, entre rage maîtrisée et communion collective. Une fin de festival explosive, portée par une légende toujours aussi vivante du metal alternatif français.



Avec cette deuxième journée, le We Metal Fest 2026 confirme la richesse et la diversité de la scène metal française. Entre découvertes prometteuses, univers singuliers et groupes confirmés, chaque formation a su marquer les esprits à sa manière.
Du voyage cosmique de Septaria à la déferlante finale de Lofofora, le public aura traversé une palette d’émotions intenses.
Dans une ambiance conviviale et passionnée, cette édition s’impose une fois de plus comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs du genre.
Une chose est sûre : le metal français a encore de beaux jours devant lui !


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