Among The Living
Live Report

THE DEAD DAISIES – Beastö Blancö – MIKE TRAMP @Paris

THE DEAD DAISIES – Beastö Blancö – MIKE TRAMP

Lundi 11 novembre 2024 – Elysée montmartre Paris

Un concert Base Productions



Encore une belle affiche qui ne fera pas le plein ce soir à l’Elysée Montmartre à Paris. Il faut dire que la profusion de concerts en cette fin d’année est considérable et dure pour le portefeuille.

Entre valeur sûre, découverte et nostalgie pour moi, les trois groupes promettent une soirée riche et bien rock.


MIKE TRAMP

Comment décrire la joie de voir Mike Tramp sur scène, encore. Cette voix, ce capital sympathie, cette histoire, WHITE LION quoi!
Ma première rencontre avec le groupe en live remonte à 1991 au Palais des sports à Paris. Ils ouvraient pour Mr Big qu’ils avaient éclipsés pour ma part. C’était probablement un des derniers concerts avant leur séparation la même année.
C’est en configuration minimaliste que Mike Tramp vient nous revisiter le Lion Blanc accompagné de son guitariste et d’une bande son en ce qui concerne les percus et autres.
Mike Tramp est en forme, sa voix est toujours aussi juste, elle s’est patinée.
Six titres pour ce soir, dont les classiques Little Fighter, Lady of the Valley ou encore les incontournables When the Children Cry et Wait qui viendront clore ce tour de chant. Même si la patte de Vito Bratta me manque et est irremplaçable, celle de Markus Nand (il me semble que c’est bien lui qui accompagne Mike ce soir)est bien à propos. C’est un vieux compagnon de route. Il jouait dans Freak of Nature, l’excellent groupe “post White Lion” de Mike.
Pour ma part la magie a opéré en ce 11 novembre, ce qui n’était pas vraiment le cas sur les deux albums récents de Songs of White Lion.



BEASTO BLANCO

Une curiosité s’il en est une ce soir, c’est bien BEASTÖ BLANCÖ.
Groupe de Shock Rock fondé par Chuck Garric, bassite d’Alice Cooper mais qui officie ici au chant et à la guitare. C’est la première fois que je les verrais sur scène.
Le groupe est bien achalandé question line-up également, avec la fils d’Alice, Calico Cooper au chant et Chris Latham à la guitare.
Si à mon sens le principal atout de ce groupe est leur prestation scénique et le décorum qui va avec, musicalement ça fait le boulot.
On est clairement dans un univers freaks, cher à Alice Cooper, dans lequel Calico joue le rôle d’un personnage déjanté à la Harley Quinn.
Dans ce monde à la Mad Max post punk Chuck Garric et sa tribu distillent un Rock soutenu mais un peu convenu qui ne m’aura pas vraiment convaincu. Mais le package passe plutôt bien malgré tout, et 40 minutes seront vraiment suffisantes avant que l’on ne s’ennuie.
Il faut bien avouer que Calico est l’attrait visuel principal, à défaut de briller par la qualité de son chant.
BEASTÖ BLANCÖ vient de sortir son 3ème album avec Kinetica, pour ceux qui voudraient continuer l’aventure. 



THE DEAD DAISIES

 

Un an quasiment jour pour jour, les DEAD DAISIES reviennent faire vibrer la capitale avec leur classic rock et leur dernier et excellent album Light’em Up.
Le line-up n’est plus le même par rapport à l’année dernière, avec l’absence de Doug Aldrich (qui se bat contre un cancer) et l’arrivée de Tommy Clufetos derrière les fûts. C’est Reb Beach qui remplace Doug sur la tournée. On peut dire que cela reste dans la famille car il officiait également dans WHITESNAKE quand Doug Aldrich y était. C’est également le cas de Michael Devin (basse), issu du vivier du serpent blanc.
C’est un John Corabi égal à lui-même qui assure le show en frontman aguerri. Ne tenant pas en place, toujours avec un bon mot, beaucoup d’humour, c’est un vrai liant au sein du combo sur scène.
Ouvrant sur Light ‘Em Up, les DD vont dérouler un show à l’américaine, carré, sans fausse note et sans temps mort.
Le public est attentif. Il se lâche au fil du set et bien boosté par John Corabi qui ne lâchera rien. C’est un putain de frontman!

La setlist est fameuse et bien équilibrée entre les albums. Elle aura son lot de reprises non moins fameuses dont le superbe Take a long line (reprise de The Angels) qui groove à souhait et sur lequel Devin y est impérial. Fortunate son (Creedence Clearwater Revival) fait également son effet tout comme I’m Ready (Muddy Waters, avec Devin à l’harmonica).
John présentera ses acolytes sur un medley aussi drôle qu’efficace.
Dirty Deeds Done Dirt Cheap sera dédicacé à David Lowy, l’Australien (et comme plus tôt Born to Fly pour l’homme qui aime le Rock).
Seven Nation Army sera dédié au batteur Brian Tichy alors que Children of the Grave le sera à Michael Devin (beauty prick).
Living After Midnight, lui, sera dédié à  Reb Beach et Join Together à Corabi qui nous passe un message de Doug Aldrich nous disant qu’il va bien.
Corabi nous offre un peu de soleil pour changer du temps maussade parisien, avec Mexico. “Tequilla, beaches et bitches”. 

Le final se fera sur Long Way to Go et Helter Skelter, devant un Elysée Montmartre conquis même s’il n’a pas fait le plein pour cette date. Une fois de plus les Américains auront fait le show. Bravo!


 

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