Among The Living
Live Report

FURIOSFEST 2023

FURIOSFEST 
25-26 aout 2023

furiosfest


On prend les mêmes et on recommence !

Nous voici de retour dans le Cantal, à Saint-Flour pour cette nouvelle édition du FuriosFest qui s’étale désormais sur 2 jours. L’équipe menée par Christophe Bourry nous a concocté un nouvel événement à faire trembler les monts d’Auvergne, dans une ambiance bon enfant et familial, une performance en soi.

Vendredi

Il est 16h30 et il est temps d’attaquer ce festival sur les chapeaux de roues avec toute la hargne de Kamizol-K. Le groupe qui avait déjà fait des étincelles au Hellfest en ouverture de la War Zone, nous sert un hardcore hargneux à souhait. Le chant partagé entre Marie et Lionel est vindicatif, les riffs puissants lorgnent par moment vers le death et même s’il est encore tôt le public est déjà bien réceptif ! Le groupe nous réserve une petite surprise avec le tournage d’un clip et la possibilité pour les premiers rangs de monter sur scène (Suicidal Tendencies a fait école !). Le concert fini en apothéose avec quelques nuques brisée  et dans un joyeux bordel !



Après un premier tour à l’extérieur du site pour découvrir les foodtrucks, le merch et le bar, il est déjà temps de revenir dans la salle pour le premier ovni sonique de cette édition.

Schrödinger

Schrödinger propose un mélange d’influences aussi déconcertant que les tenues des musiciens (!!) mais bien fichu. Le terme de rock alternatif décrit très bien la proposition musicale du quartet. On sent bien l’influence (très bien digérée) de groupes comme Faith No More dans la musique du groupe. Le chanteur, sourire au lèvres en permanence, est aussi à l’aise dans les parties chantées très mélodiques que dans les cris rageurs qui émaillent les titres. Le combo, avec sa musique décalée apporte une forme de bonne humeur qui fait remuer les fesses et taper du pied. Une très bonne surprise !

Los Dissidentes del Sucio Motel

Deuxième groupe inclassable du jour LDDSM a commencé à se produire dans la sphère stoner, qu’il a désormais quitter pour partir sur des terrains plus aventureux et alternatifs. Sur scène le groupe est puissant, mélodique, et laisse également la place à des parties plus aériennes. Il se produit alors une forme de communion entre le groupe et le public qui heabangue en rythme avec les titres les plus rapides comme les plus progressifs. Un bon moment qui passe bien vite.

Akiavel

Akiavel, le groupe qui monte, qui monte, nous sert un death de qualité. Les changements de tempo, les mélodies bien présentes relancent sans cesse l’intérêt des titres. Akiavel a trouvé son style même si l’ombre d’Arch Enemy plane, d’ailleurs leur growleuse Auré, n’a rien à envier ni à Angela Gossow, ni même à Alissa White Gluz. Le son est massif et on se prend les riffs en pleine tête. Auré  déambule de gauche à droite, alternant les hurlements d’outretombe et les sourires de maniaque. L’ambiance est montée de 2 ou 3 crans et on comprend que l’engouement pour le groupe n’en est qu’à ses débuts ! Très belle perf !

Headcharger

Les routards normands n’en sont plus à leur coup d’essais, et si tôt entrés sur scènes, ils balancent sans sourciller une successions de brulots hard rock comme autant de beignes. Ça sens le whisky et la sueur avec un soupçon de stoner. Les riffs sont lourds sans être écrasant, le chant teinté de blues et de rock us rentre dans les têtes. C’est efficace et le public suit le groupe comme un seul homme.

Shâarghot

Pour finir en beauté cette première soirée, quoi de mieux que les rythmes techno / indus du mutant Shâarghot, histoire d’épuiser les dernières forces des plus résistants. La recette est imparable, grosses guitares, rythmiques martelées, présence scénique hors norme et un soupçon de pyrotechnique et tout le monde pète un plomb ! On se retrouve dans une espèce de boite de nuit déglinguée et survoltée. Les nuques et les corps se brisent jusqu’au bout de la nuit (comme les démons de minuit) dans un cauchemar vert. Encore un show qui en met plein les yeux et les oreilles ! On en redemande !



Samedi

Dust On Earth

Après une nuit agitée et un peu courte on reprend dès 13h30 avec Dust On Earth ! Le combo nous sert un  hard rock rentre dedans et entrainant ! Le chanteur ne se ménage pas, les guitaristes ne sont pas en reste, c’est extrêmement vivant sur scène ! On est tout de suite remis dans l’ambiance. Ça saute, ça headbang, ça danse … voilà une deuxième journée qui redémarre sur les chapeaux de roues

Pitfloor

Vous reprendrez bien un peu de hardcore ?! Ça tombe bien, c’est au tour de Pitfloor de prendre la scène d’assaut. Ils nous offrent un hardcore bien carré sans fioriture. C’est du brut de décoffrage à l’énergie communicative. Les parisiens ne chôme pas sur scène et enchaine les gimmick hardcore, les breaks et les passages quasiment rappés dans une ambiance assez sombres et revendicative. La montée en puissance de la deuxième journée est bien assurée !

Bad Situation

Le duo guitare, batterie  nous offre un rafraichissant set punk rock sautillant et plein d’entrain. Ils ne sont que deux et pourtant, ils occupent parfaitement la scène et font autant de bruit que des formations plus « standard ». La musique de Bad Situation donne immédiatement envie de remuer, l’ambiance est festive et un poil énervée ! C’est tout ce qu’il fallait pour réjouir les rockers en ce milieu d’après midi.

Chaoseum

Chaoseum, littéralement museum of chaos, œuvre dans un revival nu metal. Si la comparaison avec Korn saute aux yeux tant vocalement que musicalement, Chaoseum ne se limite pas à cloner leurs illustres prédécesseurs, en incorporant une approche plus théâtrale  et des éléments de metal moderne. Côté public pour la touche moderne on a droit à un wall of death dans les règles !  Il y aussi visiblement pas mal de nostalgiques dans l’assemblée car le set proposé par les Suisses rappelle les grandes heures du baggy et fait jumper les anciens ados ! Back to the Future !

Scarlean

On continue dans les grosses guitares avec Scarlean. Cette fois-ci l’approche est toutefois plus metal alternatif, avec des refrains qui restent en tête et une belle énergie. On sent bien que le groupe maitrise son sujet. Les riffs incisifs font mouche, les lignes de chant sont limpides. Avec ce set, le groupe contribue à la montée en puissance de l’après midi. Belle prestation.

Dirty Black Summer

Dirty Black Summer, où comment redonner vie, et même un peu plus, au grunge /rock alternatif des années 90. Le groupe ne sombre pas pour autant dans une nostalgie ou une simple resucée des succès de ces années made in Seatle. On sent poindre des harmonies black metal même si l’ombre de Pearl Jam plane en permanence notamment au niveau du chant. Ça fonctionne parfaitement et le public est réceptif.

Heart Attack

Thrash attaque !  Les Cannois déboulent sur scène et ne perdent pas de temps à nous envoyer en pleine tronche leur Thrash affuté, teinté old school et qui ne fait pas de quartier ! Ça bastonne sans manquer de groove, les headbangers et les slammers s’en donnent à coeur joie. Auré d’Akiavel revient poser ses growls et quelque chose me dit que ce n’est pas la dernière fois qu’on la revoit sur scène ce soir. Seule la mise en lumière pêche un peu, la faute à un problème technique. Côté son ça envoie toujours autant et on profite pleinement du jeu des gratteux, épique. Encore un très bon concert, qui ouvre parfaitement pour la tête d’affiche !

Benighted

Les patrons du brutal death français sont de sortie pour un peu de poésie, histoire de clore le festival tout en légèreté ! Le groupe évolue désormais avec une seule guitare, ce qui finalement rend plus compréhensible les riffs en live (enfin c’est mon avis). Le son est massif, les rythmiques en béton cassent des nuques et comme à son habitude Julien ne ménage pas ses efforts, tant sur les growls et les pig squeals que sur la communication avec le public qui lui mange dans la main. Les histoires d’amour et les comptines pour enfant se succèdent sur scène tout comme les circle pit et les slams dans la fosse ! Auré d’Akiavel, qui est une connaissance de longue date de Julien, monte à nouveau sur scène en fin de set pour un final d’anthologie qui se conclue par l’inévitable « Let the blood spill ».

Encore une belle édition du FuriosFest, qui a alterné avec succès les groupes qui montent et les valeurs sûres de la scène française dans une belle ambiance. Bravo à l’orga et vivement l’année prochaine !


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