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CORPUS DIAVOLIS – Elixiria Ekstasis


CORPUS DIAVOLIS – Elixiria Ekstasis

Sortie le 15 mars 2024 via Les Acteurs De L’Ombre Productions.

Le groupe de black metal occulte français Corpus Diavolis sort son 5ème album intitulé Elixiria Ekstasis, le 15 mars 2024 via Les Acteurs De L’Ombre Productions. Le nom du groupe signifie « Le Corps du Diable ». Les plaisirs de la chair.

L’album a été enregistré au studio Daemonicreation puis mixé et masterisé par George Emmanuel au Pentagram Studio d’Athènes en Grèce (Rotting Christ, Septicflesh, Lucifer’s Child…) tout comme le précédent album Apocatastase. L’artwork, en total adéquation avec l’album a été réalisé par l’artiste chilien Kerbcrawlerghost.
Le disque est présenté en ces mots. « La quintessence de ce travail est puisée dans la sexualité féminine divine, la femme libérée en tant qu’initiatrice, en union mystique avec le Chaos. Elle lève haut son calice et offre son sang, l’Elixir de l’Extase. La bestialité, poussée à son paroxysme, se manifeste dans sa pureté, puis se métamorphose en nappes d’ambiance psychédéliques, en basses fréquences progressives et en chants sacerdotaux, pour former les parchemins sur lesquels sont inscrites les visions et les formules complexes d’un Ésotérisme Charnel Satanique. »

Intro lugubre… chœurs malsains, bienvenu en territoire où la luxure est Reine. Les sonorités, les rythmes, les riffs de « His Wine Be Death » nous ensorcellent dans une danse vicieuse où le plaisir n’a plus de limite. Nous sommes pulvérisés, projetés dans une autre dimension. Nous sommes hypnotisés par ces mélodies mystiques et ces voix épaisses et lourdes. Elles nous prennent par la main pour nous entraîner dans une cérémonie orgiaque.



Un orgasme sonore dans un kamasutra des plus lubrique.

Pas de temps mort. La voix possédée de Daemonicreator nous déverse son fiel venimeux sous des rythmes changeant tous aussi enivrant les uns que les autres sur « Key To Luciferian Joy ». Il y a un côté bestial dans cette musique ponctuée de « gouttes » de sons provenant des profondeurs d’une âme bien noire cachée au fond d’une grotte humide. Mid-tempo rentrant dans les entrailles tel un mantra obscure.
Encore des riffs dictés par le malin qui viennent ensorceler nos pauvres âmes. Parfois on pense à des ambiances chères à Rotting Christ mais ici, elles sont décuplées encore plus haineuses et malsaines avec « Carnal Hymnody ». Les français accélèrent le tempo dans une musique tourmentée où la folie n’a plus de limite. Les cloches lointaines nous attirent. Et nous, tels des dévots lubriques, acquis à la cause nous marchons pour assister à un dialogue entre le diable et ses ouailles.
Ce qui est impressionnant dans la musique de Corpus Diavolis, c’est cette puissance que l’on ressent au travers de cette voix imposante. Ces riffs trouvés au fin fond d’un grimoire poussiéreux sans même qu’ils accélèrent la cadence.
« Cyclopean Adoration » est la bande son de nos pire cauchemars avec un rythme lent qui nous mène vers un destin bien noir.

Le premier extrait dévoilé au public est « Chalice of Fornication ». C’est le titre le plus long…et comme on dit et sans vouloir contredire l’adage « plus c’est long… » Une cithare lointaine égraine des notes lourdes de conséquence. Boire le calice jusqu’à la lie. Pour nous, ce sera jusqu’à l’orgasme sonore dans un kamasutra des plus lubrique. Le sabbat de la luxure ouvre ses portes à un public averti dans une musique organique.



Un « Must Have » !

L’orgie sonore s’abat sur nous avec « Vessel Of Abysmal Luxury ». Le blast constant nous coupe le souffle. Cette impression de ne pouvoir respirer est constante. Heureusement que parfois un changement de rythme nous permet de sortir la tête de l’eau pour essayer de reprendre nos esprits… torturés comme sur le break astrale de « Enfleshed In Silence ».
 
Le début grandiloquent de « Menstruum Congressus » n’est pas sans nous évoquer un Magus. Ensuite ce n’est que boucherie venant de toutes parts. Encerclé par les guitares, des blasts et une voix pernicieuse on ne peut que subir. On se perd dans cette spirale de vices.
Les sonorisations apportent une tension encore plus palpable sur « The Golden Chamber » ouvrant des portes d’un titre où les couloirs s’assombrissent dans des sonorités bestiales et shamaniques au fur et à mesure de notre progression.
Corpus Diavolis ouvre les portes ensanglantées d’une grande messe luxuriante et charnelle à ciel ouvert où les textes ésotériques et occultes s’accouplent dans une bestialité sans limite avec un black metal sournois qui joue sur des ambiances atmosphériques et psychédéliques. Un « Must Have » !

Tracklist:

1 – His Wine Be Death
2 – Key To Luciferian Joy
3 – Carnal Hymnody
4 – Cyclopean Adoration
5 – Vessel Of Abysmal Luxury
6 – The Golden Chamber
7 – Menstruum Congressus
8 – Enfleshed In Silence

9 – Chalice of Fornication


 


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