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HORISONT – Time Warriors


HORISONT  – Time Warriors

Sortie le 30 septembre 2013
Axel: Vocals
Charles: Guitar
Kristofer: Guitar
Magnus: Bass
Pontus: Drums

La suède est un vivier très fécond question métal, produisant tout azimute et multi genres ! Horisont est un parfait exemple de ce que les nordiques peuvent produire de très bon, distillant un Heavy de bonne facture influencé par les années 70 auquelle ils ont empruntés la texture et les fringues. 
Loin d’être dépourvu d’identité propre, Horisont nous démontre avec Time Warriors que l’on peut aisément être créatif avec de l’ancien.  Voilà ce que nous délivrent ici les Suédois avec leur troisième opus, agissant comme un véritable ascenseur temporel.
Ces compos me parlent, d’une époque que les moins de… 40 balais n’ont pas connus (put**** d’horloge) ou la NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal) dominait le monde. La production est très bonne, avec cette impression d’enregistrement live en studio qui ravira les puristes d’un certain son patiné.  Fermez les yeux, remémorez-vous les Uriah Heep, Deep Purple de la fin 70 ou encore par certains côtés de Maiden ou encore Black Sabbath. Ici on goute à une recette vintage de haute gastronomie.
Dès le premier titre on est conquis par la virtuosité des gus. Writing on the wall est une pure merveille. Mordant et acéré, ce morceau casse du bois. La section rythmique est redoutable d’efficacité (Pontus à la batterie est juste extra) et les guitares savoureuses. La voix haut perchée du chanteur s’accorde parfaitement au style, rappelant parfois celle d’Ozzy (quand il chantait encore…).
Backstreet ,au délicieux parfum de Thin Lizzy, vous transporte littéralement. L’interprétation est savoureuse. Je prends un véritable pied à écouter ce méfait au son vintage mais remarquablement bien produit. Les suédois nous gratifient de deux titres interprétés dans leur langue natale, ce qui ne dénote aucunement avec le reste (Cf Vand Tillbaka et Dodsdans  ). 
Les titres sont relativement courts, oscillant entre 3 et 4 minutes, mais n’en restent pas moins ultra efficaces. Il n’y a pas vraiment de titre qui se démarque des autres tant l’ensemble est homogène et de qualité. J’ai personnellement adoré le coté emballé de Brother ou encore Writting On The Wall qui me hérisse le poil sur le corps à chaque écoute.
Eyes of the Father signe la balade du LP : atmosphérique et montant en puissance au fur et à mesure du titre pour exploser en une constellation de notes : un grand moment.
Résolument orienté plus « pêchu » que les précédents albums, Time Warriors  ne perd  pas pour autant une certaine accroche groovy fleurtant parfois avec le blues (cf Dodsdans)
Avec un final magnifique sur All Must Come to an End, Pt. I & II, véritable jouissance auditive, HORISONT clôt ici un album magnifique et abouti.
Ici vous l’aurez compris, pas de fioriture mais que de bonnes compositions soignées. Cet opus est une vraie machine à voyager dans le temps conçue par des esthètes perfectionnistes et talentueux. L’artwork de la pochette est en phase avec le contenu, une photo simple du band que l’on pourrait croire sortie tout droit de 70’s.

Je vous conseille plus que vivement de faire l’acquisition de cette galette pour le plus grand bien de vos oreilles, l’héritage est ici transformé.


Tracklist
1. Writing on the Wall
2. Diamonds in Orbit
3. Ain’t No Turning Back
4. Backstreet
5. Vand Tillbaka
6. She Cried Wolf
7. Brother
8. Dodsdans
9. Eyes of the Father
10. All Must Come to an End, Pt. I & II

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